GORGE DE CRÉPIN, EN-DESSUS DES BAINS D E^S AINT-GERVAIS
CHAMONIX ET LE MONT-H LANG
La principale ascension, pouvant être faite de Saint-Gervais, après celle du Mont Blanc, est celle de l’Aiguille de Bionnassay (4061 mètres) (Cx. T. 38. Courses ext. Cr. T. 70 frs.) dont l’altitude n’est dépassée que par celle de l’Aiguille Verte, (4127 m.) et celle des Grandes Jorasses, (4206 mètres). Ce pic splendide paraît sur certaines faces plus beau que le Mont Blanc lui-même. La première ascension en fut faite le 28 juillet 1865, par Messieurs Edward North Buxton, F. C. Grove, et R. Macdonald, avec les guides J. P. Cachat et Michel Payot.
Ils « quittèrent le Pavillon Bellevue à 1 h. 20 du matin et suivirent la route habituelle de l’Aiguille du Goûter jusqu’au pied de la Tête Rouge (?). Ensuite ils traversèrent le glacier de Bionnassay et escaladèrent par une pente de glace très rapide qui tombe de l’arête reliant l’Aiguille de Bionnassay au Mont-Tricot. L’arête fut atteinte à 10 h. et le sommet à 3 h. 15 de l’après-midi. Trouvant qu’il n’était pas sage de descendre du côté par où ils étaient venus, ils quittèrent l’arête à un point plus élevé que celui où il l’avait prise, et descendirent sur le versant sud-ouest par des rochers et la tête du glacier français du Miage, qu’ils touchèrent à la nuit tombante. Ils passèrent la nuit sur quelques rochers au niveau du Col du Miage, et la caravane arriva à Chamonix le lendemain à midi. » Alpine Journal , vol. II, pp. 132-3. Le tracé de cette première ascension est donné sur la carte pliante.
On fait rarement l’ascension de l’Aiguille de Bionnassay, et on la compte parmi les difficiles.
De Saint-Gervais à Bionnay, (972 mètres), il faut 50 minutes. Il n’y a pas d’auberge ; on peut avoir du vin, bon et pas cher. A moitié chemin entre ces deux localités, vous traversez le village de Praz. Au-dessus de Bionnay, le val Montjoie se rétrécit ; la route bonne et ombragée continue un peu au-delà de Nant. Bourrant. Une heure suffit largement pour aller de Bionnay à Contamines, (1170 mètres). Hôtel du bon homme ; le propriétaire est aimable, ses prix sont au-dessous de la moyenne. Contamines est à 8 k. 850 de Saint-Gervais.
Col du Miage. A deux kilomètres environ au-delà de Bionnay, à l’opposé de Saint-Nicolas, se trouve l’entrée du vallon conduisant au col du Miage. Deux chemins conduisent aux chalets de Miage \ chacun passant par un côté du ruisseau. De là au sommet du col, il faut à peu près 4 h. 30. Le sommet du col est au S. S. O. de l’Aiguille de Bionnassay, et, quand on en fait l’ascension par le plateau supérieur du glacier français du Miage, on suit une crête rocheuse qui surmonte une longue et rapide pente de glace, sur laquelle eut lieu une des plus terribles chutes connues.
Le 11 juillet 1861, une grande caravane de touristes était assemblée
1 Une petite auberge de montagne, appelée le Chalet des Deux Frères, qui avait été primitivement un pavillon de chasse appartenant au comte de Nicolay, fut ouverte en 1898 sur le col de Tricot entre le glacier de Bionnassay et les chalets de Miage.
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au sommet du Col du Miage 1 ; elle espérait découvrir si une ascension du Mont-Blanc était possible par ce versant. Pendant que les autres s’arrêtaient pour déjeuner, un des membres de la caravane, M. Birkbeck s’éloigna, et on ne remarqua pas tout d’abord son absence. Quand on s’en aperçut, on suivit sa trace et on découvrit qu’il était tombé sur les pentes rapides de glace et de neige et on le vit à près de huit cents mètres de là aux pieds des pentes, au sommet du glacier français du Miage. Ses amis se portèrent aussi rapidement que possible à son secours, mais près de deux heures et demie s’écoulèrent avant qu’on ait pu l’atteindre.
Entre V endroit où M. Birkbeck commença à glisser ou à tomber, et la place où il s'arrêta, il y avait environ 518 mètres de différence d'altitude ! La pente était douce, là où il perdit pied d’abord ; il essaya de se retenir avec les doigts et les ongles, mais la neige étant trop dure. « Quelquefois il descendit les pieds en avant, d’autres fois la tête la première, d’autres fois sur le côté, une ou deux fois, il eut la sensation d’être projeté en l’air. » Il s’arrêta enfin au bord d’une large crevasse. Quand on le ramassa, on s’aperçut qu’il était presque à demi-écorché par le frottement. «Son passage sur la neige lui avait enlevé la peau sur la partie externe des jambes et des cuisses, ainsi que celle des genoux, de la partie inférieure du dos et des côtes, du nez et du front. Il avait perdu beaucoup de sang et offrait l’horrible spectacle d’un amas de chair sanglante. » On le transporta à Saint-Gervais où il demeura dans un état critique pendant quelques semaines, puis il se rétablit mieux qu’on n’aurait osé l’espérer.
La descente du Col à Courmayeur, demande environ 5 heures. Elle conduit en traversant dans toute sa longueur le glacier italien du Miage au Val Véni, près du lac de Combal. De là on descend à la vallée par un bon sentier passant à La Visaille, ( 1642 m.). L’existence de ce col est connue depuis un siècle environ, mais on s’en sert peu. On peut aller à pied par ce chemin de Courmayeur à Chamonix en 19 heures, (Voyez Peaks, Passes and Glaciers, 2e série, vol. I, pp. 194-207). Il y a une cabane qu’on appelle le Refuge Durier, au sommet du col du Miage ; elle a été ouverte en août
Il faut 45 minutes pour aller de Contamines à Notre-Dame de la Gorge. La route carrossable s’arrête là. De Notre-Dame au Nant Bourrant (Borrant), (1457 mètres) , on met 40 minutes. Hôtel- Chalet N ant-Bourrant, bons lits et des prix raisonnables. Avant d’arriver, arrêtez-vous une minute pour regarder par-dessus le pont. On ne peut plus trouver de lieu pour se rafraîchir avant Les Chapieux ou les Motets, sauf au Chalet à la Balme ; la plupart du temps, le chemin est nu et sans ombrage. Pour ces raisons, il vaut mieux partir de Nant-Bourrant que de Contamines le second jour.
(Nant Bourrant est exactement vis-à-vis l’extrémité du Glacier de Trélatête, un des principaux glaciers du Mont Blanc, qui est peu visité et mal dessiné sur les cartes. Le Pavillon de Trélatête, 1975 mètres, est un petit bâtiment, quelquefois fermé. Un chemin y conduit de Nant
1 Elle se composait de Sir Leslie Stephen, MM. F. -F. Tuckett, F. Mather, ,T. Birkbeck et du Rév. Charles Hudson, accompagnés des guides Melchior Anderegg, Mollard, Hoste, J. -.J. Bennen et Peter Perrn. Birkbeck était un tout jeune homme dont Hudson s’était chargé.
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Bourrant en une heure et demie environ, et un autre de Contamines en un peu plus de deux heures. On peut parvenir sur le versant italien de la chaîne en passant au-dessus du glacier de Trélatête, soit par le Col du Mont Tondu, soit par le Col de Trélatête 3498 mètres. Ce dernier est un passage étroit et désagréable, qui fut traversé pour la première fois par MM. C. E. et G. S. Mathews, le 28 août 1864. Ils partirent d’un chalet situé près du col de la Seigne à 5 heures du matin et mirent 15 heures à traverser le glacier de Trélatête. Ils passèrent la nuit dehors à trois heures au-dessus du Pavillon. D’autres passages peuvent être traversés beaucoup plus rapidement, mais il n’y a pas grand’chose à dire en leur faveur. Le Col du Mont-Tondu environ 2865 mètres, (Ex. T. 25, courses ext., Cr. T. 25 fr.), passe dans une dépression à une petite distance à l’est du Mont-Tondu, 3196 mètres; il conduit sur le petit glacier des Lancettes, d’où l’on peut descendre aux Motets, ou bien côtoyer les pentes à l’est du sommet du Col de la Seigne. Par cë chemin, il faut 7 à 8 heures, pour aller de Contamines au sommet du col de la Seigne. Le Col du Mont-Tondu fut d’abord nommé col de Trélatête, et décrit sous ce nom dans la première édition du Guide to the vl estern Alps, de Bail, 1863. Un autre chemin du glacier de Trélatête au col de la Seigne passe par le Col du Glacier, sentier rarement fréquenté et un peu plus long que le Col du Mont-Tondu).
Nant Bourrant à Courmayeur par les cols du Bonhomme, des Fours et de la Seigne. — De Nant Bourrant au Chalet à la Balme
(B arme), il faut 50 minutes, le chemin monte modérément. Le chalet est une construction médiocre. Lits, nourriture simple. Après l’avoir dépassé, on monte rapidement pendant 30 minutes, et pendant longtemps le trajet est indiqué par des poteaux. De nouveau la pente devient plus douce, et le chemin tourne autour d’une sorte de cirque (Plan Jovet), au bas du Mont Tondu et de la Tête d’ Enclave ; de là, il y a un sentier étroit allant aux Motets par le Col d’Enclave. Un peu plus loin, il y a encore une rampe rapide au sommet de laquelle on commence à apercevoir le Col du Bonhomme, quoique ce dernier soit encore éloigné de près d’une heure. Restez à gauche, contre les pentes et évitez les chemins à droite. Le sommet du col, (2340 mètres), ondule à quelque distance, sans point culminant bien prononcé. Avant qu’il ne commence à s’incliner distinctement sur les Chapieux, un sentier à gauche conduit en 30 minutes environ au col des Fours, (2710 mètres), caïrn. Une descente rapide du côté est vous amène en 1 h. 50, par le pont du Torrent des Glaciers aux Chalets des Glaciers, 1781 mètres, et 20 minutes après, on est aux Motets, (1898 mètres). C’est le trajet habituellement suivi par les piétons. On met plus de temps pour arriver aux Motets via les Chapieux. (1509 mètres) et les auberges Hôtel du Soleil, Hôtel des Voyageurs, y sont médiocres. Il y a des baraques aux Chapieux. Du col du Bonhomme aux Chapieux, il faut 1 h. 40 et de là aux Motets, 1 h. 25.
Quoique la traversée des cols du Bonhomme et des Fours soit assez simple avec le beau temps, quand le sentier est visible, on peut facilement s’y égarer, quand il est couvert de neige. C’est pourquoi une grande partie du trajet près du sommet est marquée par des poteaux. N’importe qui peut y passer avec le beau temps, mais, s’il y a tant soit peu de neige ou de brouillard, des guides sont nécessaires. Selon Bourrit
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(nouvelle description, p. 233), le nom de Bonhomme fut donné au col, parce qu’ autrefois il possédait un hospice et un ermite prêt à porter secours aux voyageurs.
Comparée à d’autres sites de ce massif admirable, la route du Chalet à la Balme n’est pas très jolie. Aux Motets, elle devient plus intéressante, et au Col de la Seigne, (2512 mètres), qu’on atteint en 1 h. 45 m., la vue s’étend sur la partie supérieure du Val Véni (l’Allée Blanche) jusqu’au lac de Combal et sur le versant italien du Mont Blanc. La cime, le véritable sommet des Grandes Jorasses y est visible, et dans le lointain, on aperçoit le Grand Combin et le Mont Vélan. A droite du Val Véni, le Mont Chétif est un point proéminent, et au centre, l’Aiguille Noire de Peuteret paraît entre les deux Pyramides Calcaires. On ne risque aucunement de perdre ici son chemin. Dirigez-vous vers le fond de la vallée. Le chemin suit d’abord la rive gauche du ruisseau. Aux plus bas chalets de l’Allée Blanche, il passe sur la rive droite. Arrivé là, arrêtez-vous quelques instants pour regarder l’Aiguille de Trélatête et les grandes moraines du glacier du Miage.
L’Aiguille de Trélatête, (3932 mètres) (Cr. T. 50 frs.), est le plus haut pic de cette extrémité du massif. Elle fut escaladée pour la première fois, le 12 juillet 1864, par M. Adams- Reilly et moi, avec les guides Michel Croz, Michel Payot et H. Charlet, pour avoir la vue du versant occidental du Mont Blanc, qui, à cette époque, était complètement inconnu. Nous campâmes près du sommet du Mont Suc, la montagne qu’on aperçoit au N. O. du lac de Combal, à 2895 mètres d’altitude, et le matin du 12, nous traversâmes la branche septentrionale du glacier de l’Allée Blanche ; de là, nous montâmes au sommet S. E. de Trélatête, (3896 mètres), et grimpâmes enfin au point culminant. Nous mîmes 9 h. 30 pour venir de Courmayeur. Cette route est tracée sur la carte pliante. M. Reilly parle en ces termes de la perspective du côté ouest du Mont Blanc. :
«Depuis quatre ans, j’éprouvais un grand intérêt à reconnaître la structure de cette chaîne ; l’année précédente, j’avais dressé une carte plus ou moins bien réussie du massif et je n’avais omis que ce point, qui m’avait toujours échappé. Les louanges, que j’estimais peu méritées, avec lesquelles ma carte fut reçue, étaient un remords pour moi, quand je pensais à la grande pente que j’avais été obligé de laisser en blanc, tachée par des points de rochers sans signification et ramassés sur des cartes précédentes : car je les avais toutes consultées sans pouvoir en faire une reproduction compréhensible. Je n’avais rien gagné en atteignant le glacier du Miage, car je n’en pouvais apercevoir que les magnifiques cascades de glace, mais maintenant, du sommet de la muraille rocheuse qui avait si souvent borné ma vue, j’aperçus des pieds à la tête ces beaux glaciers, qui versaient des torrents de séracs presqu’ aussi larges que ceux des Bossons, s’échappant du Mont- Blanc, de la Bosse et du Dôme.
« La cime du Mont Blanc est supportée sur ce versant par deux contreforts entre lesquels descendent de vastes glaciers. Le plus méridional de ceux-ci prend naissance au bas des précipices qui descendent en pente rapide de la Calotte, et son cours en s’unissant à celui du Miage, est coupé en deux par un énorme rognon rocheux. Ensuite, vient à gau-
che le plus grand des deux contreforts dont j’ai parlé, qui forme presqu’une aiguille à lui seul. Le glacier suivant descend d’un large bassin recevant la neige de l’arête faîtière entre les Bosses et le Dôme et s e trouve séparée du troisième et dernier glacier par l’autre contrefort qui rejoint l’arête du sommet à un point situé entre le Dôme et l’Aiguille de Bionnassay ». Reilly.
Nous décidâmes d’appeler le plus méridional de ces glaciers, le Glacier du Mont-Blanc et le suivant le Glacier du Dôme b Ces noms ont été généralement adoptés. Le troisième glacier est sans nom, mais on l’appelle quelquefois le glacier italien de Bionnassay. Les grands contreforts entre ces magnifiques fleuves de glace ont fourni une grande partie de l’énorme masse de débris déposés en arête tout autour et sur l’extrémité du glacier de Miage dans le Val Véni. Ces moraines étaient autrrefois classées parmi les merveilles du monde.
Route du Mont-Bianc par le Dôme (Cx. T. 100 fr.). — C’est le chemin le plus fréquenté sur le côté italien ; il conduit par le glacier italien du Miage à la base des rochers, appelés Aiguilles Grises, sur le versant occidental du Glacier du Dôme. Ces rochers sont escaladés jusqu’à la Cabane du Dôme, environ 3322 mètres, qui a été construite par la section de Turin du Club Alpin italien. Le lendemain, on continue, l’ascension par le glacier du Dôme et on va jusqu’au sommet de ce glacier, on prend l’arête conduisant du Dôme du Goûter à l’Aiguille de Bionnassay, environ à moitié chemin entre ces deux pics. On suit la crête de cette arête 1 2 *, très étroite, presque jusqu’au sommet du Dôme, qu’on laisse un peu à droite. L’ascension est ensuite terminée par le chemin habituel de l’arête des Bosses. On met environ 7 h. de Courmayeur à la Cabane du Dôme, 7 à 8 h. de la Cabane au sommet, et davantage, si les conditions sont défavorables. Cette route est tracéé sur la carte pliante.
La route du Mont Blanc par le glacier du Mont Blanc est plus directe, mais moins fréquemment suivie que la route du Dôme. M. T. S. Kennedy, un rapide marcheur, qui le premier prit cette route en 1872, mit 4 h. et demie pour aller de Courmayeur à son bivouac sur les rochers entre les glaciers du Dôme et du Mont-Blanc ; il mit encore un peu plus d’une heure pour atteindre l’extrémité supérieure du glacier de Miage et 10 h. et demie de là au sommet. Deux cabanes furent érigées par le Club Alpin italien sur les rochers du côté ouest du glacier du Mont-Blanc, l’une environ 1 h. et demie au dessus du glacier de Miage, et l’autre, appelée la cabane Quintino Sella, à une heure plus haut, à 3383 mètres.
La route du Mont-Blanc par les glaciers du Brouillard (Broglia), et de Fresnay est rarement prise. Elle fut découverte en 1877 par M. J. Eccles, qui mit 10 heures et dans une course précédente 11 h. 15, pour aller de Courmayeur à son gîte sur l’arête entre les deux glaciers à une
1 Les deux glaciers sont ainsi nommés sur la carte de Reilly (1865) et sur la carte du Mont-Blanc des « Scrambles » (1871). Sur la carte de Mieulet (1865), aucun nom n’est donné à ces glaciers ; ils sont également sans nom sur la carte du gouvernement italien échelle V10°>0°° (1885) et sur la carte du gouvernement italien 1/so,ooo , corrigée en 1894.
2 Le comte de Villanova et J. -J. Maquignaz ont trouvé la mort en cet endroit en 1890,
voir p. 65.
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altitude d’environ 3779 mètres, et de ce point, plus de 9 h. 40 pour arriver au sommet du Mont-Blanc qu’il atteignit en passant par le sommet du Mont-Blanc de Courmayeur ». Les heures mentionnées pour ces deux itinéraires comprennent les haltes, mais dans les deux cas les haltes sont brèves).
A l’extrémité est du lac de Combal, le chemin de Courmayeur