DU FRÉQUENT USAGE DE LA COMMCMOK
Texte : Compelle intrare, ut iynpleatur domus mea [Luc. ii),
ExoiiiiE : Puisque le père de famille qui invite en ce jour à
festin veut qu'on presse les gens d'entrer dans la salle, on
irait demander s'il faut que chaque jour tout le monde-
y rntro, afin de prciuTro part à rEiu'haiistic dont ce ffistin est le .-^Niubole. l'our y réiioiulie, iiuiis prucodcrous aiusi quV suit :
Division : La fréquontation journalière de rEucliarislio est p;ir elle-nièuie louable et licite, mais ne doit pas s'accorder indistinctement à tout le monde. 1» La commimion quotiditnjia est licite et louable ; 2^' On ne doit pas l'accorder à tous.
Sources de la l'*" partie : Traité i, n" 419 et tout le chapitre. — Ideifi, de la 2" partie. Traité i, n" 428 et tout le cliapilie.
PÉROR.\isoN : Il faut donc faire une grande estime de la comimniion fréquente; mais pour la pratiquer, il faut que l'àme se conserve dans une grande pureté et s'y prépare dignement par diTers exercices pieux.
DE l'humilité dans L AMOUR DE DIEU,
Texte : Humiliamini sub 2J0te7i(i manu Dei.{\. Pétri, cap. 5, vers. 6).
Exorde : On peut s'étonner de lire dans l'Évangile de ce jour qu'il y a dans le ciel plus de joie à l'occasion d'un pécheur qui fait pénitence, qu'il n'y en a à cause de quatre-vmgt-dix-neuf justes. Cela ne provient que d'une chose; c'est que Dieu aime singulièrement l'humilité. Voilà pourquoi saint Pierre nous fait entendre ces paroles : Humiliez-vous sous la main puissante de Dieu. Afin donc de bien nous mstruire dans la pratique de l'humilité, nous allons traiter de sa nature.
Division : L'humilité d'affection pour Dieu est une soumission respectueuse et obséquieuse envers lui. i*" Parce que l'homme qui la pratique en fait remonter toute la gloire à Dieu comme aiJteur de tout bien. 2» Parce que l'homme ne retient pour luimême rien de cette gloire.
Sources de la d'e partie : Traité m, no» 519, 520, 521.— Idem, de la 2^ partie, Traité m, du no 522 jusqu'à 526.
Péroraison : Rapportons donc à Dieu seul, comme à sa véritable source tout ce qu'il y a de bon dans nous. N'acceptons aueune espèce de gloire de la part des hommes, mais au contraire
— co —
/évitons-la avec le plus grand soin comme une vile et importune
iumée.
»ÏÉME DiaiANCHE.