DB I.A COMMUNION SPIRITUELLE
Texte : Miser eor super turbam , quia ecce jam tridiio sustinent me, mchabent quod manducent. {Marc. 8).
ExoRDE : Il y a beaucoup de personnes qui se voient avec peine privées de la sainte Communion, si, pour diverses causes, elles ne peuvent pas la faire, ou bien si pour différents motifs elles n'y sont pas admises. Mais le Seigneur Jésus , avec une tendresse ineffable, a compassion d'elles, et leur offre un aliment céleste dans la communion spirituelle. Pour bien apprendre à user de cette nourriture divine, nous allons traiter aujourd'hui de ce qui la rend profitable à nos âmes.
Division : La communion spirituelle, si elle est bien faite ; est d'une très-grande utihté. l» Nous considérerons cette utilité. ^° La manière de bien faire cette communion
Sources de la l'e partie : Traité i, n»» 441 442. — Idem, da la 2^ partie : Traité i, n"* 443, 444.
PÉRORAISON : Si nous sommes donc dans l'impossibilité de communier réellement comme nous en aurions le désii', nous pouvons du moins recourir à la communion spirituelle, puisqu'entout temps nous pouvons la iaire et en retirer les Iruits les jiluâ excellents.
MÊME DIMANCHE
DE LA TRATIQUE Di: LA VERTU DE TEMPÉRANCE.
Texte: Quoi panes habetis?{Marc. 8).
ExoRDE : Jésus-Christ, pour soulager la faim de la foule nomhi-cuse qui l'avait suivi, ne leur présenta que des pains et des poissons par lui miraculeusement multipliés , quoiqu'il lui eût été possible et facile de leur oOrir des mets exquis. C'était pour leur enseigner la tempérance, et la leçon devait aussi profiter à nous-mêmes en ce qui concerne le discernement qui doit présider à l'exercice du jeûne.
Division : Comment faut-il pratiquer la vertu de tempérance, \ La tempérance ne se borne pas à donner à l'existence l'aliin<!ntation nécessaire. 2° Elle lui iournit encore convenablement d'' quoi l'entretenir.
Sources de la 1" partie : Traité m, n°s 142, 143. — Idem de la 2^ partie : Traité ni, n"* 144, 145, 146, 147 et suivants.
PÉRORAISON : Efforçons-nous donc de ne jamais dépasser les liiiîiti'S de la tempérance dans le boire et dans le manger; mais habituons-nous à nous restreindre à ce qui est nécessaire Tiuur la conservation convenable de notre vie et de nos forces.
LE 7e DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE.
DES DOMMAGES SPIRITUELS DU SENS DU TUUCUI^a.
Texte : Exhibuistis membra vestra servi/e immnn litiœ ( Aà RoiJian. 6).
ExORDE : Quels maUiPiireux eflets produit le vice de la luxure dans les àinos , quoique l'on mette souvent sous les yeux des hommes ses honteux et déplorables ravages ! Mais, d'où vieut cela? C'est d'une licence trop grande que l'on se permet dans le sens du toucher, car ce sens du toucher est l'ennemi le plus à craindre pour la vertu de chasteté. Exposons donc aujourd'hui les ruses de ce perfide ennemi pour nous en garantir.
Division : La licence à Tégard du sens du toucher cau5e la ruine et la perte de l'àme. 1° Parce qu'elle nous excite à des actions honteuses. 2° Parce qu'elle aveugle notre intelligence.
Sources de la 1« partie : Traité ii , n»» 5, 6, 7 et 8. — Idem de la 2e partie : Traité ii, n«» 9, 10, 11.
PÉRORAISON : Il faut donc user d'ime grande vigilance sur le sens du toucher et il ne faut pas se permettre même la plus petite licence. On doit eu même temps employer les moyens les plus propres à réprimer ce sens, et ici l'orateur à son tour doit être court et prudent.
MÊME DIMANCHE
DE LA CONFOnMlTÉ DE NOTRE VOLONTÉ A CELLE DE DIEU.
Texte : Qui facit voluntatem Patris mei qui in calis est, ipse intrabit in reynum cœlorum. [Mailh. T).
Exorde : En ce bas monde il se trouve un grand nombre de mortels qui de temps en temps s'écrient : Seigneur ! Seigneur ! et s'efiorcent de produire de fréquents actes d'amour de Dieu, ne se mettant guère en peine d'examiner si leurs œuvres sont conformes à la volonté divine. Ces personnes se trouvent dans un grand danger de se fourvoyer de la véritable voie du salut et ne sont animées que de quelques sentiments de véritable charité ou bien même n'en possèdent pas du tout. Nous allons exposer aujourd'hui comment notre volonté doit se subordonner à celle du Créateur,
Division : En assujettissant ainsi notre volonté, nous produisons un acte souverainement méritoire, surtout à cause de son caractère de charité envers Dieu. 1° Cette conformité est d'un très-grand mérite. 2° Elle est principalement un acte de charité.