‹ Guide ascétique (volume 2)Chapitre 113 sur 160 · DES EFFETS DE L V GOURMANDISE · texte numérisé non relu

DES EFFETS DE L V GOURMANDISE

Texte : Debitores sumus non carni , ut secundum carrtem vivamus. [Ad Roman. 8).

ExoRDE : Parmi cenx qui vivent selon la chair, on doit nécessairement compter les esclaves de la gourmandise qui font un Dieu de leur ventre. Ils ne prennent point la nourriture et la boisson d'après les règles de la raison pour soutenir leur existence et réparer leurs forces, mais pour satisfaire leur sensibilité en y goûtant de grossières délices. Or, comme l'Apôtre menace de mort ceux qui vivent selon la chair , nous allons aujourd'hui inspirer une grande horreur pour ce vice.

Div:sioN : Les détestables effets de la gourmandise doivent nous éloigner de tout ce qui en porte l'odieux caractère. 1" Exposons les pernicieux efîels de ce vice. 2'> Faisons-en concevoir une profonde horreur.

Sources de la l^c partie : Traité ii , du n° 75 à 83. — Idam de 2e partie : Traité ii, du n° 83 jusqu'à la fin du chapitre.

PÉRORAISON : Quiconque donc chérit la modération et la piéli, doit s'armer contre le vice de la gourmandise , et conserve! constamment dans son cœur une répugnance si bien ionaôt pour ses excès.

MÊME DII\L\NCHE.

DB l'examen JOURNAUEH de CONSCIElfCib

Texte : Redde rationem vilUcationisiuœ. {Luc. 16)'

ExoRDE : De même que ce serviteur de l'évangile fut dcnonoo

coiuiue iolidèle à son Mailn.' , «le môme aussi nous devons eniror en suspicion contre nous à cause de la révolte ihi nos passions et de notre penchant au mal. C'est pnuniuui nous devons très-souvent entrer en compte avec nous-mêmes , et même thacjue jour eu examinant soigneusement notre conscience. Tel est le sujet que nous allons traiter.

Division ; L'autorité et la raison nous montrent combien est utile l'examen de conscience. 1" Ou le prouve par l'autorité. i° Far la raison.

Sources de l,v !« partie : Traité i, no 355 et suite. — Idem de la 2'^ partie : Traité l, n" 360 et tout le chapitre.

Péroraison : Celui-là donc qui désire conserver son cœur dans un état de pureté, doit avoir soin de le délivrer de ses souiUures par de fréquentes reclierches. Celui qui tend à la perlection doit par im examen de chaque jour réparer les pertes qu'il a subies. (Consulter le n° 385 du Traité i).

LE Oe DDIANCHE APRÈS LA PENTECOTE.

DK LA BEAUTÉ DE LA TEMPÉRVNCE PhOUVÉE PAR LA TUIIPITUDS DU VICE CONTRAIRE.

Texte : Sedit populus manducare et bihere , et surrexerunt ludere. (i ad Corinth. 10).

ExoRDE : Saint Paul nous met aujourd'hui sous les yeux les difïérents crimes, tels que Tidolâtrie^ l'intempérauce, la fornication, le crime de ceux qui tentent Dieu et Je ceux qui murmurent contre lui. Il nous rappelle en même temps la vengeance que Dieu en a tirée, et tout cela pour nous apprendre à ne pas céder aux mauvais désirs , à résister aux tentations avec énergie et à pratiquer les vertus opposées à ces vices. Nous prenons aujourd'hui parmi ceux-ci l'intempérance pour lui jpposer la vertu qui lui est contraire.

Division : La tempérance est une très-belle vertu, parce que l'intempérance est un vice très-honteux. 1° Nous montrerons la laideur de l'intempérance. 2» La beauté de la tempérance.

Sources DE LA i« partie : Traité m, n°» 131, 132, 133 jusqu'à 138. -^ Idem de la 2^ partie : Traité m, n" 140 et suivants.

PÉaottAisON : Epris des charmes de la tempérance , faisons

tou" nos oCorts pour l'acqucrir et fuyons avec horreur les excès houleux du vice qui lui est opposé.

DE l'utilité des lectures pieuses.

Texte : Scripla suiit ad correptionem nostram. (i ad Corintli. 10).

ExoRDE : La bonté divine emploie divers moyens pour nous inculquer la doctrine du salut. Telles sont les instructions sous toutes les formes, catéclrsnies , prédications de la parole eainte, entretiens spirituels, méditations sur les vérités éternelles , et surtout la lecture spirituelle qui souvent est plus utile que tout le reste. C'est pourquoi l'Apôtre nous recommande les livres saints dont la lecture est propre à nous corriger. Animons-nous donc aujourd'hui à vaquer à ce salutaire exercice.

Division : Les saintes lectures ne sont pas seulement utiles pour nous introduire dans la voie de la vertu, mais encore pour y faire des progrès et s'y élever aux plus hauts degrés. 1° Uti- Uté do la lecture sainte , pour entrer dans la voie de la vertu. 2» Son utilité pour y avancer. 3" Son utilité pour arriver au plus haut degré.

Sources de la !»•«? partie. Traité i, n»» 138, 139. — Idem de la 2« partie: Traité i, n° l4l. — Idem de la 3^ partie: Traité i, n«« 142, 143.

PÉRORAISON : Employons donc tout le temps dont nous pouvons disposer après avoir vaqué à nos affaires, et en quelque position que nous nous trouvions, nous en retirerons des fruits Abondants , surtout de la lecture des livres qui conviennent à rotre état.

DE LA DOULEUR REQUISE POUR LA CONFtSSIONt

Tj^xte : Devs^ propitius esto mihi peccaiori. (Luc. 18). Exorde: Aujourd'hui encore plusieurs conlesseut leurs

— cachés avec le Piiblicain , ils se liMpiient la poitrine en disant; Panlonnez-moi , Seigneur, car je suis un péclifiir. Mais Q semble bien que cela ne les a pas justifiés, qu'ils n'ont pas pour cela recouvré la grâce , et que les chaînes de leurs iniquités n'ont pas été brisées, car on ne remarque en eux aucun de ces merveilleux effets de la L^râce. Quelle en est la cause ? C'est parce qu'on s'occupe beaucoup phis de l'aceusatiGn de ses péchés que de la douleur qu'on devrait en concevoir. Pour être donc justifiés avec le Publicain il laut que notre repentir soil sincère et véritable.

Division : Une douleur intérieure et efficace, peu de paroies dans la conlession , c'est ce qui purifie réellement l'âme. !• Beaucoup de paroles ne purifient point l'ame. 2o Ce q^ui la purifie c'est une vraie douleur.

Sources de la U^ partie : Traité i, n»» 315, 316, 317, 31S. — Idem de la 2^ partie : Traité i, n°« 319, 320, 340.

Péroraison : La contrition doit donc être la première chose dont un pénitent doit s'occuper , et l'on doit avoir toujours , pour ainsi dire, sous la main les motifs qui nous y excitent et q;ii doivoul être ici succinctement résumés.

MÊiME DIMANCHE.

CONSIDÉRATIONS PROPRES A FAIRE ACQUÉRIR L'HUMILITÉ. DB CONNAISSANCE DE SOI-MÊME

Texte: Non sum sicut cœteri hominum. {Luc. 18).

ExoRDE : Il est certes bien à plaindre le Pharisien de notre Évangile, qui, de tant de bonnes œuvres, de jeûnes, d'aumônes, de dîmes, etc., ne perçut aucune récompense, et même se vit prélérer par Jésus-Christ un pécheur public. C'est justement parce que ce Pharisien se complaisait dans ses bonnes œuvres, et se les attribuait, tandis que le Publicain mérita d'être justifié parce qu'il ^e connaissait lui-même, et s'humiliait. Humilions-nous donc sous la main puissante du Seigneur, et mettons sérieusement tous nos soins à nous bien connaître.

Division : Dans l'homme, la considération de son néant produit l'humilité de connaissance. î» L'homme n'a rien de lui- T. IV. 23

même que le péché. 2o Le péché rabaisse profondémen l'homme.

Sources de la !«•« partie : Traité m, n*« 502, 503, 501, 505. — Idem de la 2^ partie : Traité m, n»» 50C, jusqu'à

PÉRORAISON : Réfléchissons très-souvent sur l'abîme de notre néant, dans l'ordre de la nature, et ensuite considérons attentivement combien la masse des péchés que nous avons commis ou pu commettre, nous fait ployer et nous rabaisse sous sou énorme poids.

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