DES DEGRÉS DE LA FORCE PARFAITE
Texte : Virtute corroborari per spiritum ejus in interiorem Hominem. {Ad Ephes. 3.) ExoRDE : D'après Thomas à Rompis l'état d'une personne in-
wérieure oonsisto h niarclior dans son cœur avec. Dieu et à ne prendre do l'attache pour rien de ce qui est placé au dehors de nous. Hien plus, la personne intérieure ne se bornant pas à convor.scr uvt'c Dion, étend aussi son amour au prochain, et cet amour la met au-dessus dij tous les dangers ([u'elle ne craint piis d'alïronter. C'est principalement de l'Esprit-Saint qiu» déroule cette force qui nous transforme en hommes intérieurs, m.iis la vertu de force nous eu fait l'application.
IMvisioN : Nous devons donc nous efforcer d'acquérir cette ver lu, parce qu'elle dompte les mauvaises passions et qu'elle iious inculque un amour fort pour le prochain. 1° Elle subjugue la cupidité. "1' Elle nous donne un amour lort et énergiqu'i pour le prochain.
Sources de la l'" partie: Traité m, n'"9d, 100 et suivants. — Idem de la 2« partie : Traité m, n° 102.
PÉRORAISON : Appliquons-nous surtout à mortifier spécialement nos passions, parce que selon l'Esprit Saint, dans le livre des Proverbes, chap. 1 6, l'homme patient l'emporte sur l'homme fort, et celui qui tient son àme sous le joug est préférable à celui qui prend des villes.
MÊME DLMANCHE.
DE L'nUMILITÉ d'aFFECTION ENVERS LES HOMMES.
Texte: Recumbe in novissimo loco. (Luc ii.)
ExoRDE : Notre Seigneur, dans cet Evangile, nous fait voir combien il serait ignominieux pour nous de prétendre à la préférence sur nos semblables en ce monde et d'être obligés de leur céder dans l'autre. Nous montrerons donc aujourd'hui, selon l'esprit de cette parabole, combien il est agréable à Dieu et honorable pour nous de céder ici-bas à tout le monde.
Division : Dieu voit avec satisiaction que nous choisissons la dernière place. loNous devons donc nous estimer inférieurs aux autres. 2° C'est faire une chose agréable à Dieu.
Sources de la \^^ partie: Traité m, du n" 527 à 533. — Idem de la 2^ partie: Traité ni, n^^ 533 et 535.
Péroraison : Occupons-nous de réfléchir sur les péchés dont nous nous sommes rendus coupables pendant notre vie, et mé-
ditons sur notre mallieureux penchant au mal. Si nous agissom de la sorte, ne nous regarderons-nous pas comme inférieurs aux autres, et s'en trouvera-t-il un seul qui ne s'estime plus vil que son prochain ?
LE 17e DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE.
PE LA DOUCEUB.
Texte : Çum omni humilitate et mansitetudine, cum patientia,
(Ad Ephes. 4).
ExoRDE : On pourrait croire au premier abord que la douceur ne diffère pas de l'humilité et que dans ce texte l'Apôtre a vainement tenté d'établir une difïérence entre ces deux vertus, parce que l'homme patient et l'homme doux ne s'abandonnent jamais à la colère. Mais nous allons bientôt comprendre, en examinant la nature de chacune de ces vertus et en citant de» exemples, qu'elles diffèrent entre elles.
Division : La vertu de douceur tempère la colère et en cela elle diffère de la patience. 1* Cela ressort de la nature de la douceur. 2» Les exemples en fournissent la preuve.
Sources de la l'^ partie: Traité m, n" 4-45. — Idem de la2« partie : Traité m, nos 446, 447, 448 et suivants.
Péroraison: Aitachons-nous singulièrement à la vertu de douceur, afin de réprimer les excès de la colère et à en donner à notre prochain de beaux exemples.
MÊME DMANCHE.
DE l'excellence de la CIIAaiXi^
Texte : Quod est mandatum magnum in lege ? {Maith. 12).
ExoRDE : Oh ! qu'elles sont belles les prérogatives de la cha» rilé! Elle est aujoiu'd'hui appelée un grand commandement. Ailleurs, quand Jésus-Christ dit: J'aime ceux qui m'aiment, Is charité y est déclarée la plus excellente des vertus, et nous ju»» tiliant par elle-même. En ce jour aussi, nous venons la moi
àfer assise sur le trône des vortiis, dont elle est la reine, afin que sa beauté enflamme le cœur des auditeurs.
Division : La charité est la reine des vertus. 1" Parce que toutes les vertus morales relèvent d'elle. 2» Parce qu'elle a en son pouvoir tout ce qui alimente la piété.
Sources de la l'»-' tautie: Traité i, n" 19 et suivants. — Idem de la 2» partie : Traité i, n» 27.
Péroraison : Nous devons donc travailler de tout notre pou» voir à pratiquer les vertus morales et à faire les œuvres qui nourrissent la piété, car la charité ne peut venir à nous qu'ao compagnée de leur cortège. Bien plus , les vertus et les œuvres de piété doivent avoir pour but la charité , afin que par leur aide nous puissions d'autant plus facilement l'acquérir.
LE 18e DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE.