‹ Guide ascétique (volume 2)Chapitre 150 sur 160 · DES AMITIÉS TUOP AFFECTUEUSES · texte numérisé non relu

DES AMITIÉS TUOP AFFECTUEUSES

Texte: Hœc mando vobis, ut diligatis invicem. (Joann. 15).

ExoRDE : La charité ou amour envers le prochain, est san? contredit une belle vertu que Jésus-Christ nous a commandée par un précepte nouveau, et qui nous regarde spécialement, nous qui sommes ses disciples, puisque cet amour doit cire le caractère distinctif de cette qualité. Mais cette vertu a néanmoins ses limites, en ce sens que l'amour pour le prochain doit avoir pour base Dieu lui-même et ne pas se porter à un excès d'attaclieuiont ; car sans cela, cette vertu toute belle qu'elle est, SL'iait

un obstacle plutôt jn'im moyt'u du salut, et finirait par df^génën r «Ml vice.

lHYisiDN : Les aiuilit's trop teinin.:s sont uon-caiilement Irèsluiisibles, mais encore i-xtrèiuenient ilangoreuses . 1° Elles sont nuisibles. 2» Elles sont très-daugcireuses.

Sources de la 1"^ partie : Traile ii, u" 348 et tout le chapitre. — Idem de la 2' partie : Traité : il, u" 355 et tout le chapitre.

PÉRORAISON : Ne donnons donc point notre cœur à qui que ce soit des mortels, car Dieu se Test réservé tout entier sans exception, ce disant à chacun de -nous : Mon fils, donnez-moi votre cœur. Au contraire détachons-le, ce cœur, de toutes les créatures, sans résiTve, et i\a employant les moyens indiqués au Traité u, u'* 363 et suivants.

MÊME FÊTE

•ES M0TEN8 TROPaES POLU ACQUÉRIR LA JUSTICE,

Texte : Hœc mando vobis, ut diligatis invicem. (Joann. 15).

ExoRDE : La vertu de chanté qui nous a été tant de fois recommandée envers le prochain, demande à être en même temps unie à la vertu de justice. Car comment aimerions-nous le prochain si nous ne respections pas ses droits? Si nous voulons donc satisfaire au précepte de la charité, nous devons avant tout recourir aux moyens que nous ofïre la vertu de justice. C'est pourquoi nous établissons cet enseignement.

Division : La vertu de justice s'acquiert par deux voies. !• En conservant son cœur libre de la cupidité des choses terrestres- 2° En s'examinant sévèrement sur les fautes qu'où a pu commettre contre la justice, et en les évitant soigneusement.

Sources de la l^e partie : Traité m, nos 63, 64, 65. — Ide7Ji de la 2e partie : Traité m, n^^ 67, 68, 69, 70, 71.

PÉRORAISON : Chacun doit se rendre familier l'emploi de ce double moyen, et avoir grand soin de ne pas se permettre le moindre manquement contre la justice. Sans cela, il ne serait point possible d'acquérir la vertu de charité.

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