DES MOYENS QUI AIDENT A ACQUÉRIR LA DOUCEUR
Texte : Mémento, Domine, David et omnis mansuetudinis ejuSc {Psalm. 131).
KxORDE : Celte mansuétude que l'Église attribue dans l'introït de ce jour à saint JNIaj'tin, avec le prophète David, éclata dans la conduite de saint Martin, d'une manière tout à fait particulière ; car il supporta avec une raje mansuétude ce Brice qui fut d'abord sou persécuteur, et qui lui succéda ensuite sur le siège de Tours, où il vécut si saintement. Saint Majlin disait: Jésus-Christ a supporté Judas et je ne pourrais pas supporter Brice ? Pour imiter ce saiut évèque nous allons aujourd'hui parler des moyeus qui nous aident à acquérii- la douceur.
Division : Il y a deux moyens de dompter la colère et d'acquérir la mansuétude. 1" Se représenter tous les affronts qu'il nous est possible d'avoir l'occasion d'endurer. 2° En voyant les défauts des autres penser à ses propres fautes.
Sources de la l^e partie : Traité m, n°^ 477, 478 et suivants. — Idem de la 2^ partie : Traité m, 11°^ 480, 481, 482 et suivants.
PÉRORAISON : Remettons souvent à l'esprit les injures qu'oï peut nous faire et en même temps les fautes dans lesquelles nous tombons, afin que cela nous aide à supporter les affronts, et réfléchissons-y sérieusement, car eu agissant de la sorte il est impossible que nous n'acquérions pas 2ette excellente vertu
DE l'examen particuler.
Texte : Si ergo corpus ttium iotum hicidum fuerit. {Luc. II)
ïixoRDE : Nous serions certainement heureux, si au momen t!c !a mort nous pouvions dire avec saint Martin au démon : Qut vicns-tu faire ici, monstre cruel, tu ne trouveras dans moi rien qui puisse t'appartenir? Si tout notre corps, c'est-à-dire si toutes nos œtavres étaient lucides, il nous serait possible de tenir le même langage. Or, comment cela pourra-t-il arriver, si ce n'est par le moyen d'un examen particulier par lequel chacun aura pu teter le jour et la lumière sur ses défauts, jusqu'à ce que l'homme tmit entier se manifeste sans ombre? Nous allons dans cette iustruction traiter de cet examen et faire ressortir son utilité.
Division : L'examen particulier est très-utile s'il est fait avec soin. 1° Sur utilité. 2° La méthode qu'il faut employer pour le faire.
Sources de la l^e partie : Traité i, n"» 377, 378, 379. — laem de ia 2« partie : Traité i, n»" 380, 381, 382, 383.
Ftèror.vison : L'orateur exhortera son auditoire à employer les moyens qui ont été développés, et leur utilité ne saurait être gontestée. On peut consulter encore le Traité i, n» 388.
Vm DE LA SYNTHÈSE PARÉNÉTICTJtf*
ODSERVATÏON IMPORTANTE.
Oïl trouve à la fin de cet Index conceptuum, ou table de [nani de sermons, un avis dont nous goûtons singulièrement les motifs. Monseigneur Den Dnbbclden, évèque m partions d'I^mmaOs, vicaire apostolique de Bois-le-Duc, où la traduction latine a été imprimée, fait d'abord remarquer que l'ouvrage du R. P. Scaramelli a été composé principalement pour être lu et médité et nullement pour être prèclic du haut d'une chaire. Ensuite il approuve la pensée qui a inspiré ces plans de discours dont les sources existent dans le Guide ascétique, mais il engage les prédicateurs, qui pourront en profiter, ànopasintercalerdauslcurs discours un assez grand nombre d'histoires ou légendes qu'on y rencontre , parce qu'elles sont dénuées d'authenticité, ou parce qu'elles n'ont pas assez de gravité dans leur récit, afin, dit-il, que la parobî du prédicateur soit de tout point irrépréhensible, ut verbum nostrum samnn r/ et irrpprehensibiie. (J. B. E. lt*.]u