‹ Guide ascétique (volume 2)Chapitre 49 sur 160 · DE LA MODESTIE · texte numérisé non relu

DE LA MODESTIE

Texte: Modestia vestra nota sit omnibus hominibus. (Ad Philipp. 4).

ExoRDE : De même que pour recevoir leur prince, tous les courtisans se revêtent d'un extérieur plein de modestie, nous devons aussi nous en revêtir pour recevoir Notre-Seigneur Jésus-Christ, ainsi que nous le recommande l'Apôtre. Eu présence du prince , personne n'a garde de commettre un acte irrévérencieux. Donc , puisque nous n'attendons pas seulement l'arrivée de notre divin Maître, mais que nous voulons con'inuollement jouir de sa présence, nous devons nous appliquer à l'exercice de cette vertu.

Division : Notre modestie d(nt être connue de tout le monde, parce qu'elle révêle nos sentiments intérieurs, et qu'elle donne un beau lustre à nos mœurs. 1» Elle révèle nos sentiments Intérieurs. 2» Elle donne du lustre à nos mœurs.

Sources de la 1" partie: Traité ii, n- 136, 437, 138, 139. — Idem de la 2^ partie : Traité u, du n° 140, à la fin du chapitre.

Péroraison: Il faut donc fréquemment examiner et discuter notre conduite, pour qu'elle ne s'écarte point des règles de la modestie ; cela regarde surtout les femmes et les jeunes gens. C'est à cette condition seule, que Jésus-Christ viendi^a dans nous.

4e DIMANCHE DE L'AVENT.

DE CE qu'est l'homme DANS LORDRE 0£ LA GRACK

.Textb • Omnis mons et collis humiliabitur. {Lueœ 3).

Ftorbe. On ae fait pas de difficulté d'avouer, que daas l'ordre de la nature, l'homme n'est que néant, mais il en est peu qui sachent que l'homme doit faire le même avau , en ce qui concerne l'ordre de la grâce. Or, comme à la venue de Jésus-Christ, non-seulement toute montagne, mais encore toute colline doit s'abaisser, examinons en ce jour ce qu'est l'homme dans l'ordre de la grâce.

Division : Cela se borne à un seul point. L'homme doit concevoir de lui-même une idée très-humble, parce qu'il n'est rien dans l'ordre de la grâce.

Sources de la l^e partie : Traité m, n° 514 et suivants , Jiif> qu'au n" 518 inclusivement.

Péroraison : Songeons souvent que nous sommes incapablai de tout bien et de tout mérite, à moins que la bonté divine, par le moyen d'une grâce surnaturelle, ne nous confère cette aptitude. Par ce moyen , nous nous maintiendrons dans des sentiments humbles , et nous aurons une basse opinion de noQl^ afin que Notre-Seigneur Jésus-Christ trouve en nous un sano» toaire digne de lui.

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