DES DIVERSES MANIÈRES DE PRATIQUER LA VERTU DE FOI
Texte : Simile est regnum crelorum fermenta. {Maith. 13).
ExoRDB : De même qu'un peu de levain fait fermenter une grande quantité de farine, de même la loi, quoique dans le principe elle ne provienne que de quelques paroles de Dieu, et qu'elle ne s'exerce que par un petit nombre d'actes, doit tellement s'accroître qu'elle pénètre dans tous nos actes par la considération des vérités éternelles, le soin qu'on a d'entendre la parole de Dieu et les bonnes œuvres qui découlent de cette vertu.
Division : Pour que notre foi soit vive, nous devons la mettre en pratiqne, non-seulement dans nos exercices de piété, mais encore au milieu des pénibles épreuves et des tentations, l^ Elle doit régner dans nos pratiques de dévotion. 2* Elle doit régner dans toutes nos autres actions.
Sources de la l" partie : Traité iv, n ' 44 jusqu'à 50. — Idem de la 2« partie : Traité iv, n»^ 43 et 50, jusqu'à la fin du chapitre.
PÉRORAISON î Vivifions donc toutes nos œuvres par la foi. Mais comme elle ne peut pas toujours être claire et pleine de consolation, apprenons à agir par une foi obscure. On peut consulter le traité iv, n" 60.
LE DLMANCHE DE LA SEPTUAGÉSIME.
DE LA CHASTETE QU'ON DOIT COx\SERV£R PAE LA MORTIFICATION*
Texte : Gastiyo corpus meum et in servi tutem redigo. {l ad Corinth. 9).
Exorde : L'Apôtre, quoique naguère ravi en extase au ciel, châtie son corps, afin de conserver sa chasteté que les aiguillons de la chair essayaient de lui faire perdre. Que devons-nous donc faire, nous, si misérables et si languissants ! Certes, sans la mortication, notre chute est iniiiiliible. Pour faire disparaître
la répugnance que nous avons pour cette vertu, nous allons en uiuntji'i' la nécessité.
Division : La ch-iisleté sans la mortification est un rare prodige sur la terre. 1° Parce que l'apiiéfit charnel se réprime aisément par la pratique de la mortification. 2» Parce que les Saints n'ont pas trouvé d'autre moyen de réprimer cet ap[)étit.
Sources de la U'^ partie : Traité ii, n"» 19, 20, 21, 2-2. — Jdem de la 2« partie : Traité ii, n" 23, jusqu'à la fin du chapitre.
Péroraison : Celui-là donc, qui veut se conserver pur, doit pratiquer la mortification, surtout au début de la perfection. Consultez le traité ii, n° 28.
MÊME DIMANCHE