DE LA DYSPEPSIE
les maladies qui peuvent affecter le tube digestif ; nous allons indiquer dans quels cas elles conviennent le mieux.
De la Gastralgie.
C'est dans les maladies où prédomine l'élément douleur que les eaux de Plombières rendent les plus grands services. Aussi la gastralgie est-elle une des maladies que l'on a le plus souvent traitée à Plombières, dans les cas où l'on a aifaire à des gastralgies fixes, augmentant ou non par l'introduction des aliments, et surtout quand les douleurs sont sous la dépendance d'un principe rhumatismal plus ou moins compliqué de dyspepsie (il y a alors à la fois douleur et dérangement des digestions).
De la Dyspepsie.
Nous ne pouvons entrer ici dans la description de toutes les formes de dyspepsie. Ses causes sont multiples et en rapport avec la multiplicité des phénomènes qui se passent dans l'estomac.
Le caractère constitutionnel influe aussi sur la dyspepsie ; lorsque celle-ci est sous l'influence de la diathèse rhumatismale ou de la diathèse herpétique,
j les eaux de Plombières sont formellement indiquées.
I Mais c'est surtout dans la dyspepsie flatulente à forme douloureuse que Faction sédative des eaux de Plombières produit les plus heureux résultats.
PLOMBIÈRES
Dans bien des cas, la gastralgie et la dyspepsie se montrent comme des effets secondaires, au milieu d'un cortège de symptômes dus à des affections diverses; la santé générale décline, et, comme les malades ne digèrent pas, ils s'affaiblissent tous les jours. Les eaux de Plombières, sédatives, calmantes, remplissent une indication que M. le professeur Axenfeld formule ainsi : « Combattre la douleur est souvent le vrai moyen de faire digérer, et, faire digérer, assimiler, n'est-ce pas l'indication capitale dans une foule de névropathies qui se rattachent à un état de débilité général? Aussi avonsnous pu dire que, toutes les fois que des troubles digestifs affecteront la forme douloureuse, on pourra, avec grand espoir de succès, recourir au traitement des eaux de Plombières, dont l'action sédative amènera toujours un amendement notable des phénomènes nerveux, et pourra même, dans certains cas, par un heureux retentissement sur l'état général, dissiper la maladie elle-même. » (Bottentuit, Traitement des dypsepsies, 1869.)
Maladies des intestins.
Ce que nous avons dit de l'estomac s'applique également aux entéralgies et à la dyspepsie gastrointestinale. Comme pour la dyspepsie et la gastralgie, les indications tirées de la diathèse nous montrent les eaux de Plombières triomphant de la diathèse rhumatismale et de Therpétisme.