‹ Guide aux eaux minerales des Vosges [electronic resource]Chapitre 56 sur 185 · BUVETTES · texte numérisé non relu

BUVETTES

1° Source des Dames :

Placée près des étuves romaines ; c'est la boisson la plus recommandée. — Elle a 51» 40 de température.

2" Source du Crucifix :

Placée sous l'arcade, rue Stanislas. — Sa température est de 43» 21.

3° Source savonneuse :

Même arcade, même rue. — La température en est \arlée.

4° Source ferrugineuse (source Bourdeille) :

Au milieu de la grande promenade des Dames. — Sa température oscille entre 10», 9» et 12».

Excursions aux Environs.

PREMIÈRE EXCURSION

La Feuillée Lorothée.

On appelle feuillée à Plombières une terrasse d'où la vue s'étend au loin, A ce titre, la Feuillée Dorothée mérite certainement le premier rang; au-dessous d'elle, se déroule un panorama qui peut être mis en parallèle avec les sites les plus heureux de la Suisse et des Pyrénées ; les regards y plongent sur la ravissante vallée du Val-d'Ajol (val de joie) : d'un côté, on admire un vallon délicieux encadré de montagnes où s'élèvent de nombreuses fermes, et, de l'autre côté, on contemple les sombres forêts de sapins du ban d'Hérival et la vallée des Roches.

Ce lieu était autrefois inaccessible et sativage ; un pauvre journalier, le père de Dorothée Vançon, en fit une chaumière hospitalière qui a été plus d'une fois

EXCURSIONS AUX ENVIRONS. 123

célébrée par le poète et le peintre. L'impératrice Joséphine avait surtout mis cette promenade en faveur, et cette faveur se soutint longtemps par le prestige que lui avait donné, dès 1827, Dorothée, une des onze enfants de Vançon. Par son amabilité, elle passait alors pour une jeune fille jolie, musicienne, poète et très-sage; il n'en fallut pas plus pour lui donner un grand succès parmi les baigneurs.

Le chemin de la Feuillée est des plus faciles : on monte la route de Luxeuil, en appuyant toujours à gauche, jusqu'au moment où l'on aperçoit un poteau indicateur portant ces mots : Chemin de la Feuillée Dorothée; on suit alors la direction désignée et on arrive bientôt à la maisonnette de Dorothée.

DEUXIÈME EXCURSION

La Nouvelle Feuillée.

La Nouvelle Feuillée domine le Val-d'Ajol, vallée ravissante que l'on a comparée à la fameuse vallée d'Argelès, sur le lac d'Azun, dans les Hautes-Pyrénées. C'est km des paysages les plus complets, les plus variés qui soient au monde... « Si, nous dit M. Lhéritier dans son iouvrage sur Plombières, Claude Gelée, dit le Lorrain, quiest né dans les Vosges, comme Jeanne d'Arc, comme le poète Gilbert, comme tant d'autres illustrations iciviles et militaires qui sont l'honneur de la France, si iClaude le Lorrain eût produit sur une de ses toiles immortelles le Val-d'Ajol, avec ses bois touffus, ses prés, ses champs parsemés de cultures diverses, ses laccidents de terrain si pittoresques, au travers desquels ifuient en serpentant les eaux claires et rapides de la \Combaiité, avec son horizon immense d'un côté et sa sombre muraille de sapins de l'autre, son charmant village de Laître qui, caché coquettement au fond de ce val, ne se laisse voir qu'à ceux qui prennent la peine jde le découvrir, ce tableau eût été le chef-d'œuvre du ipeintre qui n'a laissé que des chefs-d'œuvre. »

PLOMBIÈRES

TROISIÈME EXCURSION

Cascade de Faymont.

La route est celle du Val-d'Ajol, charmant village situé au centre de la vallée, à cheval sur la Combauté, un des affluents de la Saône.

Cascade de Faymont,

Du Val-d'Ajol, on peut gagner, par la route de Remiremont, le hameau de Faymont, au pied de la forêt d'Héri val. La cascade de Faymont se trouve à cinq minutes

EXCURSIONS AUX ENVIRONS

de la grande route ; au point où on quitte le village de Faymont, en face d'une scierie, on prend à gauche une route que l'on peut suivre en voiture, et qui, en deux minutes, conduit à la cascade ; de là, un autre chemin .ramène en aussi peu de temps à la route de la vallée des iRoches.

QUATRIÈME EXCURSION

Yallée des Roches. — Cascade du Géhard. — Hérival.

De Faymont, en suivant les sinuosités de la rivière, on arrive à la vallée des Roches, dont l'aspect presque sauvage, les bois sombres, les rocs suspendus au-dessus des eaux et les gorges solitaires forment, avec le riant vallon que Ton vient de quitter, un contraste qui a son charme. Avant d'arriver à l'abbaye, on peut prendre à idroite et visiter la cascade du Géhard. Les voitures ipassent au-dessous de la cascade sur un pont de pierre. iUn petit chemin fait le tour de la cascade et permet aux ipromeneurs de voir le Géhard sous plusieurs aspects différents.

i L'administration forestière a prudemment fait poser des rampes pour permettre d'avancer en toute sécurité

isur certains points où la vue est beaucoup plus belle que celle dont on jouit du pont.

La vallée des Roches se termine à l'antique abbaye

,d' Hérival, qui, pour nous servir d'une expression empruntée à M. Friry (un Vosgien qui a aussi dépeint son pays avec beaucoup de charme), est « un des rameaux

'les plus curieux du grand Institut colombaniste de

1 Remiremont ».

Les anciens bâtiments de cette abbaye ont disparu ;

iils onc été remplacés par une ferme dont le propriétaire

I est un membre de la famille des Fleurot (rebouteurs en renom) ; on en voit encore quelques ruines fort intéressantes que les habitants appellent les anciennes abbayes.

PLOMBIÈRES

On y montre aux touristes quelques curiosités dont rintérêt est surtout dans les explications qu'on donne sur leur orig-ine, telles que le squelette et la peau du dernier moine de l'abbaye.

On revient à Plombières par un chemin très-ombragé où se trouve le Moulin joli, promenade affectionnée de l'impératrice Joséphine,

CINQUIÈME EXCURSION

La vallée de Semouse. — La Pierre Carraude.

Il y a encore, parmi les promenades les plus fréquentées, celle de la vallée de Semouse, que font tous les baigneurs . En quittant la place de l'Eglise de Plombières , on monte la route d'Épinal jusqu'à V Ermitage^ point de jonction avec le chemin qui conduit directement à cette vallée sillonnée d'usines importantes, appartenant à MM. de Pruines, Demandre et de Buyer, dont les maisons d'habitation et les beaux jardins qui les entourent, au milieu des sites pittoresques de la vallée, font un effet merveilleux. On revient de cette charmante excursion p ir Aillevillers et la route qui ramène à Plombières.

En remontant la vallée, il faut visiter la Pierre- Carraude. Vers le kilomètre n» 8, on rencontre à gauche un chemin qui monte dans le bois et qui conduit, en moins de dix minutes d'ascension, à cette petite merveille, peut-être d'origine druidique; c'est un fragment énorme de rocher isolé qui a plus de dix-huit pieds de hauteur et qui repose en équilibre, par un point de sa base, sur une plate-forme extrêmement inclinée vers le vallon. On est surpris de voir une pareille masse rester ainsi suspendue comme une menace, et résister aux tempêtes qui déracinent les plus grands arbres de ces forêts : on dirait un navire en chantier, debout sur sa quille, qui attend avec impatience l'instant de s'élancer dans l'immensité des eaux.

EXCURSIONS AUX ENVIRONS

Promenades à pied.

Les promenades à pied les plus intéressantes sont : le parc, le tir, la fontaine Caroline, la fontaine Stanislas, la ferme Jacquot, la fontaine du Renard, le moulin Joly, la chapelle Saint-Joseph.

BAINS

La jolie petite ville de Bains, située au centre d'un bassin abrité de toutes parts par des hauteurs boisées, date de la même époque que Luxeuil et Plombières, et roccupation romaine n'y est pas moins évidente.

De même qu'un certain nombre d'autres eaux thermales peu minéralisées, à caractéristique chimique indécise, celles de Bains ont subi dans leurs classifications quelques vicissitudes. Rangées successivement dans les eaux sulfatées sodiqnes, puis dans les chlorurées sodiques, elles ont été placées, par M. Bailly, dans les eaux thermales simples. Le savant inspecteur des eaux de Bains parait considérer, en effet, la température de ces sortes d'eau minérale comme le principal instrument de leur efficacité. La température des sources de Bains varie entre 29 et 50° centigrades. Les sources sont nombreuses. Onze d'entre elles sont plus particulièrement utilisées. Elles portent les noms suivants : Grosse Source (50°); source Romaine (45°); Souterraine chaude (49°) ; Robinet de cuivre (49°) ; Robinet de fer (48°); Tempérée (36°); Savonneuse (38°); Tempérée du Bain de la Promenade (33°) ; Féconde (39°) ; Tiède de la Vromenade (29°); source de la Vache (37°).

BAINS

L'établissement contient plusieurs piscines et des cabinets de bains et de douches.

Voici l'analyse dos principales sources :

SOURCE de la

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