ROL'TE 304. ^ DB PARIS A IMATENCE
nie du même nom. C'est un carré long sans piliers; les peintures de la voûte sont magnifiques, et 1 orgue, ouvrage de Stumme , est excellent. A gauche du chœur se trouve OD bel autel orné d*un tableau de la Sainte Vierge, d*un rare fini.
Sur la hauteur, près de la porte dite Gauthor, le point le plus élevé de la ville, est siiuée l'église Saint-Etienne ; la tour, de 70 m. de haut, présente de superbes points de \iie.
La place de Guttenberg , vis à vis le nonveau théâtre. On y admire la statue colossale, en bronze, de Guttenlferg , par ThorvahJsen. Cette statue , fondue par Crozatier, de Paris, fut érigée en 1837.
Pont de bateaux. — Ce pont ^ qui conduit à Catsel , ou Castel ( sur la rive droite), est porté par i7 bateaux munis de garderons des deux cdtés , et compte 760 pas. La Jaigenr du Rhin près du pont est de 400 ffl. — La citadelle est un carré long de 1120 m. ; on compte H bastions du cdté de la terre, et un du c(yté du Rhin. Avec ses 10 autres batteries et ses ouvrages avancés , Mayence est presque imprenable.
Muséum. — Il est situé dans Tancien KjirfursUische-Schloss. On y distingue : les Quatre pénitents, par David; la Madeleine, l*Éoânt prodigue et le Voleur pénileof, par Otto Venius; un Moine de l'Ordre des carmes recevant l'habit de la Ste- Vierge, par Ànnibal Carrache; Saint François rece\-ant les stigmates , par le Guerchin; la Vierge et l'Enfant, par LoureiMo d«z Credi ; la perle de cette coUeelJon est une Sainte Apolline , par le Domini^in ; Saint André et Sainte Ursole, par Lucag de Letfde^ avec quelques antres toiles des anciens maîtres allemands; neuf sujets tirés des saintes Ecritures, par H. Grumewald^ sont très curieux. On re> marque encore Adam et Eve , par Albert Diirer^ mais ce tableau est tellement restauré , qu'on ne reconnaît plus le pinceau du maître.
Ififsée des antiquités. — Ce musée est surtout curieux en ce que la plupart des objets dont il se compose ont été trouvés daôs les environs : on y voit des autels romains, des tables votives, des inscrip-
tions donnant les noms des légions romaines qui ont stationné dans le pays : plusieurs chapiteaux , des colonnes du palais de Charlemagne à Ingelheim ; quelques fragments de sculpture provenant de l'antique Kaufhaus , abattu sans raison depuis quelques années , et le modèle d'un double pont que Napoléon se proposait de jeter sur le Rhin devant Mayence.
Le môme édifice renrcrm«i la bibliothéque y contenant 100,000 vol.; mais l'on ne peut en compter que 25 à 50,000 qui aient un mérite réel. Au nombre des raretés que renferme la bibliothèque est un trésor précieux àHnainables dont plusieurs sont uniques : par exemple, le Psautier de US9 ; le Catholicon de U60; la bible de Guttenberg , etc. Il y a aussi 600 manuscrits.
Promenades. — Au Neue-Ânlage (nouveau jardin), avec restaurant, glaces , etc. ; on y fait d'excellente musique.
Le cimetière de la ville, h 500 m. en-: viron de Zahlbach, est ouvert à toutes les confessions et renferme beaucoup de tombeaux remarquables.
Eglise anglaise^ service tous les dimanches.
Pop. 52,000 hab. et 8 à 10,000 hommes dé garnison. Prussiens et Autrichiens.
Excursions (1) . — Parmi les nombreux endroits qui réclament l'attention du voyageur, nous citerons les deux suivants , qu'il ne peut se dispenser de visiter :
Francfort {v. route 279), par le chemin de fer, trajet : 1 h. 1/2, et Wiesbade{v. route 505), aussi par le rail-way, en 16 minutes. Il faut visiter aussi le château et les jardins de Biebrich , qui se trouvent sur la route.
Chemin de fer pour Francfort et Wiesbade; six départs par jour. Pour Strasbourg, par Francfort, Darmstadt, Heidelberg, Carisruhe et Kehl.
Eilwagen tous les jours pour Darmstadt, Coblentz, Worms, Manheim, Saarbruck, Metz et Paris.
(1) Voyez l« Guide du voraeeur sur ies bords du Rhin; chez L. Maison, éditeur, Paris.
byGoogk
BOUTE 305. — DE MATENCE A W1ESBADB.
Navigation à vapeur. — Des steamers partent trois fois par jour pour Coblentz et Cologne, deux fois pour Manheim
pendant Tété, et tons les jours pour Strasbourg.
DE in ATEIVCE A ^VriESBJLlIE ,
Par BiEBRicH, I m. ^|Â. — Chemin de fer ; trajet en 46 minuleS; 6 convois par jour. Prix : 56 kr. et 24 kr.
Après avoir traversé le pont de bateaux, on passe près du fort de Montebello , et Ton arrive à
BIËBRlCH, Tancien Bibure^ résidence d'été des ducs de Nassau -Usingen. Le château , magniGque édifice , occupe un site délicieux sur les bords du fleuve, avec une terrasse , un jardin et un parc fort étendu.
WIESBADE. — Les Hôtels se distinguent par leur distribution intérieure. Parmi ceux qui ne possèdent point de sources chaudes, et par conséquent où l'on ne prend pas de bains, les principaux sont : l'hôtel de Nassau^ le Frédéricksbourg , la Licorne, le Sauvage, la Ville-de-Franefort. Plusieurs des premiers établissements de bains sont en même temps des hôtels , reçoivent des voyageurs , et tiennent table d'hôte, ce sont: VÀigle, où se trouve aussi la poste aux chevaux ; la Ro&e , les Quatre-Saisons , V Hôtel^Duringer et restaurant, le Schutienfiot (Ce dernier hôtel est mal tenu , et les étrangers y sont rançonnés.)
Les dîners sont généralement excellents; une musique agréable en rehausse l'assaisonnement.
On dîne à une h. et à cinq h., et le prix du dîner est de 56 kr. k i fl. 21 kr. Une grande partie des malades préfèrent manger chez eux dans leurs appartements où ils font venir des hôtels qui ne s'occupent que de l'envoi de mets , quatre plats bien préparés, au prix de 20 à 50 kr. Le soir, dans tous les hôtels , on soupe à la carte, et c'est en général assez cher. La situation deWiesbade fait qu'on y peut fournir les meilleurs vins aux prix les plus modérés.
Le prix des appartements est raisonnible, et se règle d'après l'époque de la saison , d'après la situation et la distribution de la maison et de l'appartement qu'on occupe. A VEnglischer-Èof, le prix (par semaine ) d'un logement est de SO fl. ; du déjeûner, 7 fl. Le bain coûte 1 fl. Cette maison est bien tenue
Au Kursaai , le dîner coûte 1 fl. ; k la poste, 48 kr. ; la demi-bouteille de vin ordinaire, 18 kr.
WiESBADE, capitale du duché de Nassau et siège des premières administrations, est entouré du côté du nord , par 1rs montagnes du Taunus : ces montagnes se changent insensiblement en champs fertiles et en collines riantes qui environnent la ville de tous les côtés.
Curiotités : le kunaal , bel édifice situé sur une place dont les deux c^Xés sont ornés de jolies colonnades, occupées par de riantes boutiques où se trouvent des milliers d'objets de fantaisie ; le ikéâtrt, près du kursaai; le château neuf, on siègent la cour d'appel et la direction des impôts ; V hôtel de ville ; le nouveau palais, terminé depuis quelques années , b(-i édifice; la bibliothèque publique, riche eu vieux manuscrits, parmi lesquels on codex du Xlle siècle, et les visianes êanelœ Hildegardis , ouvrage orné de jolies miniatures : on y trouve aussi beaucoup ' d'ouvrages de la littérature moderne. C^ local renferme , en outre , un musée de tableaux, dans lequel on remarque des toiles de C. Marotte, du Dominiquin, du Perugin, de Pierre de Cortone , de Franceseo Àlbant , de N. Poussin , dt HamiUùn, dé Holbein, d* Albert Durer, dt Lucas Cranach, d'Emmelinok, de R-
RODTB 306.
DE HATBNCE A STRASBOUnG.
Rtn/seh, dePK. WoitwennanSt de Salv.
Rasa, d'À.Brmm, de W. Kobel ei autre». — Le naaée de» antiques mérite d*êire vu ; il renferme one collection de monnaies grecques et romaines, beaucoup d'urnes sépulcrales , et des vases domestiifaes des Romains. Parmi les bustes, on remarque no Mueius Scœvola qui passe pour un dieM'œuvre.
Maisohs de auNS. — La plupart ont une soorcc qui leur est propre, et plusieurs d*efltre elles proGtent d'une grande source tlMmai'* commune. A cette dernière appartient principalement le Kochàrunnen^ ou la fontaine bouillante, qui fournit i beauooop d'établissements.
SomcEs THERMALES. — Il y a à Wiesba-ie dii-sept sources minérales chaudes, toutes propriétés particulières, et employées en grande partie pour les bains. La ptu« abondante est le Kochbrunnen. ou source principale, de 52^ R. ; elle a un fort beau bassin recouvert d'un toit, ti tout auprès est an portique pour les buveurs, qui s'y rassemblent matin et soirb six h. La place spacieuse, et non loin , l'allée du Taunus, offrent d'agréables promenades, et permettent aux Inveurs de prendre l'exercice qni leur est recommandé.
Wiesbade possède en outre deux sources SQlfiirsBses.
Exclusions. — Wieshade diffère des autres bains du duché de Nassau en ce que celte ville est régulièrement et élégamment
l)âtie; elle est, comme toutes les autres localités de ce genre, bruyante et très animée pendant la saison ; mais elle possède plus particulièrement une belle situation, des promenades charmantes, et des environs pittoresques et solitaires. Des hauteurs qui entourent la ville, la perspective est ravissante : d'un côté, c'est le Rhin, si poétique ol si majestueux; vers rE.,rhorizon est borné par l'Odenwaidetle Mœlibocus, surmonté de sa tour blanche ; vers le S. apparaît la chaîne du DonneTsbcrg(mont Tonnerre), dans la Bavière rhénane. — Pop. ' 4i,000 hab.
Le Geisber^ (1/4 de mille de la ville) est l'endroit le plus favorable pour jouir de ce riche panorama. Une autre charmante promenade est celle qui commence inunédiatement derrière le Kursaal et qui conduit à Dielenmuhlty moulin entouré de sites enchanteurs, et , à 1/2 mille, au château en ruines de Sonnenberg^ dont l'aspect est des plus pittoresques.
Il faut visiter aussi leP/a/eau( die Flatte), vers le sud-ouest , château de chasse sur le sommet de la montagne haute de 450 mètres, sur la lisière de la forêt, et, dominant au loin dans la plaine.
Excursion à Francfort , par Hattersheim, 4 milles 1/2: la grande route est bonne, mais monotone, si ce n'est vers la gauche, où la chaîne du Taunus termine l'horizon. — Par le cAemm dé /èr, le trajet dure 1 h. 1/2(1).
DE WLAYlSXeiE A STRASBOIJRCS ,
Par WoRus, Mamieim et Spire.
Bateattx à vapeur. — De Mayence pour Manheim, deux fois par jour , en 6 ou 8 h. et retour en 3 ou 4 h. ; de Manheim b Sirasbourg, tous les jours en 18 h. , s*arr6tant k Daxlandenou Leopoldshafen pour déposer les voyageurs qui vont
Cararuhe.
En descendant le Rhin, le voyageur peut de StraAoHrg aller à Cologne en deux jours, s*anétin( la première nuit k Mon-
heim ou à Mayence , et de ilfayence.
comme nous l'avons déjà dit, les meilleurs vapeurs ne peuvent arriver i Rotterdam qu'après 36 h, de navigation.
Eilwagen tous les jours pour Man-
(I) Pour les bains et pour la description des environs de WleslMde, voyez Ma/mei (in ^voyageur sur tes bords du Rhin, chez L. Maison , Paris. ^ .
ROUTE 306. — DB MATENCB A STBASBOUBG.
heim\ de \h par le chemin de fer k Heidelberçj etc.
Tout en continuant de voyager sur le fleuve, nous allons indiquer les relais pour ceux qui voudront suivre la route de poste, et les stations du chemin de fer y pour le
voyageur que le temps presserait; et comme les localités que traversent ces trois voies sont situées auprès des rives du fleuve ou sur le fleuve môme, notre description servira pour les trois voies.
Par WoRMS et Spire, ^7 milles 5/4 ail. et C4 kil.
Oppenheim, (v.
Laoterbourg.
lm.i/2
Worraa.
Beinheim.
nkil.
Oggersheim.
Drusenheim
Sp'u%.
La Wantzenau.
Gemersheim.
2 i'ii
Strasbourg (v.r. 239).
Kandel.
Chemin dejer.
Par Francfort, Darmstadt et Garlsruue, 55 milles.
Francfort { t;. r.
Laugen.
Darnistadt.
Klberstadt.
Zwingenberg.
Beosheim.
Heppenheim.
Hemsbach.
Weinheim.
Grossachsen.
Ladenbourg.
Friedrichsfeld.
im.
Heidelberg. ( Embranchement sur Manheiml 2/10). 1 SUlgen. 1 Wiesloch. 0 Langenbrucken. 1 Bruchsal. 1 Unter-Grombach. 0 Weingarten. 0 Durlach. 1 CarUrube. 0 EUlingen. 0 Ncumalsch. 1 Muggenslurm. 0 Rastadt. 0 Oos. ( Embranchement sur Baden-Baden, 3/4). 1 Steinbach. 0 BUhl. 0
Achem. 1 m. 2/10
Renchen. 0 9/10
Appenweyer. 0 7/10
Kork. 1 2/10
Kchl. 0 5/10
Strasbourg (v. route 239). 1 5/10
Plusieurs départs par jour ; durée du trajet: pour Heildeberg^ 4 h. 1/2; — pour Kehl (Strasbourg), 9 heures 1/2, — Prix: pour Heidelberg, 3 fl. 35 kr. ; — 2 fl. 33 kr. ; — 1 fl. 45 kr. et 1 fl 12 kr.
En quittant Mayence, les rives du Rhin, que longe la route, sont bordées d'uoe succession de collines aux pentes douces et couvertes de beaux vignobles ; le sol moins élevé delà vallée du Rhin est jusqu'en Suisse d'une grande fertilité.
NIERSTEIN. -'Hôiel Anker ( T Ancre).
— Petite ville de 3,000 hab. , dont les vins, de deuxième classe, sont assez estimés.