ROME
De Florence , la route incline vers le S.-E. et dlncisa à Levane, suit, dans la jolie vallée de l'Arno , la rive gauche de celte rivière ; une légère courbe nous conduit à
AREZZO. —Hdte/* : la Poste; lesAr mes-d 'Angleterre. — Ville remarquable par son antiquité, bien bâtie et dans une situation agréable, au pied d'une colline.
Curiosités : Sur la place un superbe édifice appelé les Loges, élevé sur le dessin de Vasari , comprend la douane , le théâtre et un portique avec des arcades de 135 mètres de long. A l'abbaye supprimée, oA voit un repas d'Assuérus, superbe ouvrage de Vasari, et un gonfalon peint pa: le même , représentant d'un côté saint Roch et d(r l'autre les ravages de la peste
C'est là qu'on voit la fameuse «oapole ea perspective, peinte avec une parfaite i liosion par le jésuite del Pomo, Dans la cathédrale , qui est est un vaste édifice gothique élevé dans l'année 1500, on admire le grand autel ; le tombeau de l'évêque Guide Tarlati de Pietramala , dessiné par Jean de Pise ; la statue du grand duc Ferdinand II , par FrancttviUa ; les vitraux des fenêtres ; parmi les peintures, on remarque des toiles de Poccetti, SarUini^ et le Martyre de saint Dominique , par Benvenuli, Aux Œivétains , supprimés, on voit les ruines d'un amphithéâtre romain. — Pop, 40,S0Ù hab.
D'Arezzo i Camusciay on voyage dans une plaine fertile et riante de la vallée de Chiana; elle a environ 16 milles de longueur.
CAMUSCIA. — Eôiel : la Poste. — Frontière de la Toscane.
A 1 lieue N.-E de Camuscia . se trouve Cor^one, anciennement Cor ytum, siuée sur une colline.
Curiosités : Les ruines d'un ancien temple de Bacchus, des bains antiques ornés de mosaïques , et autres monuments anciens. Celte ville est célèbre par l'Académie étrusque» éUiblie en 1726, qui possède une belle bibliothèque et un musée riche d'antiquités , de gravures , de médailles, d'objets d'histoire naturelle, d'idoles et de pierres précieuses. On admire dans les églises des peiniures excellentes de Pierre Berettini de Cortone, du Bron%ino , de Barocci , du Perugiiuk, d'André del Sarto et d'autres bons maîtres. Dans la cathédrale,outre une Nativité de Pierre de Cortone, on montre un ancien U)mbeau qu'on dit être celui du consul Flaminius. Dans l'église des Obseruaniitis, on vénère le corps de sainte Marguerite. De cette église, la vallée de Chiana qu'on voit tout entière ressemble à un jardin immense. Pop. 4S,60ûhab,
ftOUTB 461. — DB FLORENCB A ROME.
Non loin de Gamuscia, on quitte la Toscane, et CD arrive sur les bords du hmeux lac Trasimène , et de là , franchissaDt le
Kssage étroit dePassignano, où ^nibal ttit Flaminius , on arrive à PEROUSE. — EôUls : l'Europe; la Grande-Bretagne ( Perttfia Augusta.) — A 5 1. du lac rr(Mtinène,Pérouse- occupe une éminence au pied de laquelle passe le Tibre. Cette ville, de 18,000 hab., est entourée de grandes murailles ;. ses larges rues sont bordées d'antiques palais ; ses vastes basiliques élèvent leurs dômes à des hauteurs immenses.
Cdriositês. — Monuments rdigieu»
— La cathédrale, bâtie dans le style gothique , et consacrée à saint Laurent ; on y admire des ouvrages du maître de Ra phaël t Pierre Vanucci » surnommé le Pertigino, de Vicar, de Luc Signorelli, et de Scaramuccia ; Téglise de St-Pierre possède trois tableaux de Vasari, et un Jésus-Christ porté au tombeau, d'aprèsAaphaël , par Sassoferrato ; les sièges du chœur sont sculptés en bois, aussi d'après les dessins de Aap/iaë/ et méritent l'attention. L'église de Ste-Marie de'Fossi.
possède le précieux tableau du Perugino, représentant la Vierge et sainte Anne assises avec saint Joseph , saint Joachim. les deux Marie et leiirs eo&nts autour d'elles. L'église de St-Àugustin possède aussi de belles toiles du Perugino et d'Antoine Viviani. On admire dans celle de Ste- Marie di Monte-Luce le fameux tableau du Couronnement de la Vierge attribué à Raphaële mais dont le dessin seul est de cet illustre maître, le reste étant du Fattore et de Jules Romain^ ses élèves. L'Adoration des Mages , dans l'église de St- Antoine , est un bel ouvrage du Pèru^ ginOf et celle de St-Sévère a une chapelle enrichie de fresques par Raphaël encore jeune. L'église deSte-Marie-Nuova possède un tableau magniCque d'André Sacchi, représentant la Purification de la Vierge et une Assomption du Guide. Les autres églises, telles que celles des Dominicains , de St'Philippe , de St-Eerculien , de St- Jérôme , etc. , offrent aussi des objets d'un haut intérêt.
On voit dans l'hôtel-de-ville un beau ta-
bleau du Perugino. Le collège du Charé^^ ge et sa chapelle ont aussi des œuvres du même p'mceau , et un des chefs-d'œuvre de cet artiste a quelques parties exécutées par Raphaël. Pérouse conserve encore quelques monuments de sa haute antiquité.
Parmi les monuments modernes, on distingue surtout la place devant la cathédrale , décorée de belles fontaines et statues <
Pérouse possède une Université des plus distinguées d'Italie ; elle fut fondée eu 1320'; son Jardin botanique renferme phis de 2,000 espèces^ de plantes; le Cabinet de Minéralogie est également curieux, mais le Musée d'archéologie est surtout remarquable par les antiquités étrusaues qu'il renferme. On y trouve une Académie des beaux-arts, avec une galerie disposée avec beaucoup d'ordre; la Bibliothèque contient 50,000 vol. et des manuscrits précieux; théâtre y hôpitaux et divers autres étabhssements utiles.
Près de Notre-Dame-deS'Anges est
ÂSSI8I , petite ville avec 5,000 hab.
pauvre, mais dont les églises possèdent de belles peintures.
FOLIGNO. — MéteU : la Poste; le Grand-Hôtel. — Ville marchande , située dans la délicieuse Vallée de Spolette.
Curiosités : Le palais Barbe et le palais public , qui renferme une collection précieuse de pierres antiques. Après la cathédrale» qui est d'une belle architecture, il &ut voir les églises des Franciscains et des Augustins, et le couvent des Comtesses. Pop. 8,000 hab
A l'extrémité de la riante vallée se trouve
SPOLETTE (Spoletum). — Hôtel :
de la Poste. — Ville assez grande. Popul. 7,000 hab.
Curiosités : Les ruines d'un théâtre, le temple de la Concorde à l'église du GruciGx, dont trois portes paraissent avoir été fort belles ; les ruines d'un temple de Jupiter au couvent de Saint-Àndre ; ceU les du temple de Mars à l'église de Saint- Julien , et un palais construit' par THéodoric ; l'aqueduc, hors de la ville ; un arc- .de-triomphe^ appelé la Porte d'^nnibaî;
BOUTE 461. — DE FLOfiENCC A ROME.
la caUiédrale, où Ton voit le tombeau da pftmXre lÀppi^ avec son épitaphe par Politien, et ud tableau dUnntfra/ Carraehe; l'église des Philippins , copie de Saiot- André-della Valle, à Rome, où Ton trouve quelques boDs tableaux.
Peu après Spolette , on commence à monter la Somma, la principale sommité de celte partie des Apennins.
Ensuite on traverse
TERNI. — Hôtel : de TEurope. — Petite ville de 4,000 hab., dans une charmante position. On y trouve quelques beaux édifices, ainsi que des ruines et des monumenls antiques.
Tout près de là vers TE., se trouve la fameuse cascade des marbres , formée par le Velino qui se précipite dans la Néra d'une hauteur considérable. C'est une des plus belles de l'Europe.
La route suit la rive droite de la Néra, jusqu'à
NâRNI, petite ville où Ton voit un long aqueduc , une assez jolie cathédrale et un pont magniûque construitsousies Romains .
Nous traversons encore de jolies localités dans une riche contrée et nous arri vens à
ROME. — Hôtels de premier ordre de Londres , d'Europe , place d'Espagne ; des Iles-Britanniques , place du Peuple ; de Russie, rue Babuino.
Hôtels dusecond ordre : de la Minerve, place de ce nom ; d'Allemagne , rue de Condotti ; Gesari, près de la douane ; — Outre tous ces hôtels qui sont excellents, il y en a beaucoup d*autres également bien tenus et où les prix seront moins élevés.
Dans les meilleurs hôtels de Rome, le déjeuner avec des œufs cuûte 5 pauls ; à la fourchette , 6 pauls; le dîner à table d'hôte, 6 à 8 pauls ; le dîner dans son appartement, 12 à 15 pauls (1).
(I) NOMMAI B ROHAIWe.
Le seudot ou écu romain, vaut 5 fr. 3K cent ; il se divise en dix pauls^ et le paal en dix bajoechi. — Ainsi une pièce de & fr. passe à Rome pour 92 bajoechi on 9 pauls 2 bajoccht — Or une pièce d'un 1/2 fVanc ne vaut pas tout àfeit 1 paul, et un de nos sous est un peu moins qu'un l>aJocrl)o; un napoléon d*or vaut 3 écus 7 pauls et 1 ba- Joccho romains.
Les logements garnis se louent aa mois ; une chambre pendant l'hiver coûte de SO à 50 fr. ; un petit appartement , de 50 à 100 fr. ; et sur la place d'Espagne, de 100 àSOOfr.
APERÇU GEOGRAPHIQUE. — Rome , b
ville étemelle , la cité de Romulus (755 avant J.-C.), le siège des deux plus grands empires connus, celui des Césars et c^ni de la papauté , est située au milieu d'une vaste plaine qu'arrose le Tibre.
Aspect . — Cette immense cité qui pourrait contenir fiicilement trois fois sa population, est d*un aspect généralement triste ; ses vastes places sont désertes et silencieuses, ses rues larges sont sans mouvement et sans vie ; les ruines majestueuses que l'on rencontre k chaque pas portent è la méditation et k la mélancolie. Mais à l'époque du carnaval, la scène change ; Rome n*est plus la même ville; ces rues si désertes naguère , ne peuvent plus contenir la foule qui s*y presse , dans ces jours de fohe universelfe. Ces fêtes , uniques dans leur genre , sont pour l'étranger un très curieux spectacle.
L'enceinte de Rome peut avoir 15 mil.
de circuit; le Tibre la traverse du N. auS. vers son extrémité ouest ; des A ponts . le plus remarquable est le pont Saint- Ange qui foit face au mausolée d'Adrien et au chSIeau Saint-Ange. Ce pont peut avoir 50 mètres de long. — Vers le sud se trouvent les ponts Sisto, Fabrinus et Palatin. L'étranger pénètre dans Rome par quinze portes dont la plus belle est appelée Porta del Popolo. — Sur les 46 places qui ornent la ville , 6 ou 7 méritent une attention particulière ; celle du Peuple, près de la porte de ce nom, est ornée d'un superbe obélisque égyptien , transporté d'Héliopolis à Rome, par Auguste.
En 1833, on y a érigé une belle statue représentant le Génie des beaux-arts, due au ciseau de M. Guacco.
La place St-Jean-de-Latran n*est remarquable que par le bel obélisque et la belle façade de l'église de St-Jean-de-Latran ; sur la place du Panthéon se trouve aussi un obélisque* mais de dimensions plus petites. Sur la place Navone , une magnifique fontaine ; sur la place d'fapa-
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DE FT.OBBNCC A ttOME.
gne, le palais de la cour d'Espagne, le bel «scalier qui conduit à Téglise de hTrinitét et la fontaine Barcaccia.
Etablissements philanthropiques . — Rome renferfoe 22 hOpitaux , 25 institu tiens pour les enfants trouvés, les orphe lins, les vieillards, les filles repentantes et les veuves; 26 établissements etconfré ries de charité, et 372 écoles primaires, qui comptent de 14 à 15,000 élèves.
L'Université délia Sapien%a est très renommée ; viennent ensuite le Collège Romain , celui de la Propagande, et 16 autres moins importants; 2 séminaires, un grand nombre d^écoles élémentaires, un instîtat de sourds-muets, 5 écoles des beaux-arts, un riche observatoire, de nombreuses bibliothèques, de belles collections artistiques et scientifiques, et 8 ou 9 sociétés savantes ou littéraires.
Les principaux théâtres de Rome sont cehii é' Apollon , bel édifice , où Ton ne joue que pendant le carnaval ; le théâtre de Torre-Argentina ; VtUle, nouvelle construction; Métasta$e, près du palais Borghèse — Aliberti , rue Babuino, et le mausolée d'AugustCt dont on a fait un cirque équestre.
Monuments antiques. — Le plus remarquable est le Panthéon d'Agrippa, le plus beau et le mieux conservé des monuments de Tancienne Rome. Viennent ensuite l'amphithéHtre de Flavien ou Colyfée ; Tare de Septime-Sévère , celui de Titus, tout en marbre ; le Forum Romanum ; le Forum Trajanum , au milieu duquel s*élève la majestueuse Colonne Trtyane , surmontée de la statue de saint Pierre en bronze , et couverte sur son pourtour de 2,500 fibres sculptées ; la Colonne d^Antonin , sur la place Colonna; la Basilique de Constantin, ruine immense ; l'arc de Constantin , la Colonne de. Phocas, aux nobles proportions ; ^a Cloaea Maxima , magnifique aqueduc souterrain construit par Tarquin, etc.
Les neuf collines de l'ancienne Rome si femeuses dans l'histoire sont : le Mont- Capitolin, le Mont-Palatin, le Mont-Quifinal, \eMont-Aventin, iQMont-Cœlius, le Mont'Esquîlin, le Mont Viminal, le Mont'Vatican et \e Mont-Sacré.
Enfin nous devons citer les célèbres Catacombes, refuge et tombeau des premiers chrétiens.
Galeries. — Parmi les riches collections particulières, qui sont à Rome presque aussi nombreuses que les palais, nous citerons les suivantes : Borghèse, Campana, les deux plus belles de Rome ; Doria, Corso, n» 304; Sciarra, Corso, n»
239 ; Corsini , via Longara ; Colonna, place de ce nom; Rospigliosi, Corso; Farnese, place de ce nom ; del conte Cabrai , via dcgli otto Cantoni , 4 ; Spada , Barberini.
Ces galeries sont ouvertes tous les jours ; il est d'usage de donner au custode 2 pauls
Il nous reste encore k indiquer les musées du Vatican, du Capitole, et de Si- Jean-de-Lulran , ouverts également plusieurs fois la semaine.
Hun JOURS DE PROMENADE DANS
Rome (1).
Du Pont-Molle au Capitole. — Première journée. — Sur la route, on trouve l'église St~ André, architecture de Vigno- /e; la jolie Cojsine du pape Jules; l'are Oscuro ; et on arrive à la
Porte du Peuple. Les statues de saint Pierre et saint Paul, élevées dans l'entrecolonnemcnt, sont de Mochi.
De là à la place du Peuple (Piazza del Popolo). Deux immenses hémicycles ornés de fontaines et de statues, bornés par quatre bâtiments uniformes et deux églises magnifiques, la cernent : au centre s'élève un grand obélisque égyptien ; la statue colossale de Rome, entre l'Ânio et le Tibre, qu'on y voit, est l'ouvrage de Ceccarini, de même que l'autre vis-à-vis, représentant Neptune entre des Tritons ; l'obélisque est couvert d'hiéroglyphes, et a environ 25 mètres de hauteur, sans compter le piédestal.
Eglise de Sainte-Marie-du-Peuple.
Le pape Pascal II la fonda vers 1099. On y voit de belles peintures de Pinturichio,
(l) Poar pins amples loforiDAtloDS, voytz : Romeçue en huit Jours, chex. L. IIaisoii» éditeur. 8, rue ChrisUoe, à Parts.
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BOUTS i&t. — DE FLORBNCC A BOHB.
de SûMovino, ù'Ànnibal Carrache, de Michel-Ange de Caravage.
Rue du Cours (Corso). Cette rue, tracée sur la voie Flamioieane , tire son nom des courses de dievaux qu'on y donna dès le règne de Paul II ; elle est la plus belle et la plus fréquentée de Rome : l'entrée est décorée par deux églises d'architecture presque uniforme ; celle à gauche s'appelle
L'ÉGLISE DE SALNTE-MARIE-DB-MQ>frE-
Santo , commencée vers l'année 1662, d'après les dessins de Raïnaldi. — Quelques tableaux» quelques fresques. Celle ài droite
«• L'ÉGLISE DE SaINTE-MaRIE-DES-MiRA-
CLES. Dessins de Raïnaldi^ par Charles Fontana. Le tableau de saint Antoine, à droite en entrant, est de Guarscard. Les quatre anges qui soutiennent la Vierge dans le maître-autel par Raggi. — On trouve un peu après, à droite, le palais Caprani ca Ensuite à gauche
L'ÉGLISE DE Jésus et Marie, bfttiesur les dessins de Charles ^ Milanais, et adievée par Rainaldi^ qui Ot la façade et décora l'intérieur de beaux marbres et de' stucs dorés qui en font une des plus magnifiques de Rome. Elle renferme plusieurs tojubeaux de la famille Bolognetti. Presque vis-à-vis on voit
L'ÉGLISE DE St-JaCQUES-DEGL'InCURA-
Biu. Dans la seconde chapelle à droite est un beau bas-relief de Le Gros, statuaire trop peu connu. A cdté de celte égli^, se trouvait l'atelier de Canova. En retournant à la droite du Cours, on trouve
L'ÉGLISE deSt-Cuarles, uuo des plus magnifiques de Rome , ornée de peintures et de stucs dorés. Le tableau du maîtreautel représentant saint Charles présenté par la Vierge ï Jésus-Christ , est un des meilleurs de Lebrun. Ensuite le
Palais Ruspou, élevé par Barthélemi Àmmanaii , pour la famille Ruccellat.
L'escalier est formé de 11 5 marches, toutes d'un seul bloc de marbre blanc. Au rezde-chaussée est le plus beau café de Rome A droite,
L'église de St-Laurent-in-Lucina 1^ maître-autel est de Rainaldi ; on y admire la crucifixion du Guide ^ magnifique de pose, de coloris et d'expression. Cha-
teaubriand a (ait élever au Poussin le* monument modeste qu'on y trouve. Dans la rue à gauche est le
Palais Chigi. On y admire deux statues da Bernint quelques antiques ; la Flagellatioa, du Guerchin; la Sle Cécile, du Guide; des Baroches, Salvator Rosa.
A visiter ! — Dans le second étage on voil un cabinet décoré de dessins originaux.
Plage Colonne, qui occupe une partie du Forum d'Anlonin-le-Pieux , et tire son nom de la grande colonne que le Sénat éleva en l'honneur deMarc-Aurèle Aoptonin. Cette colonne dorique, composée de 28 blocs de marbre blanc , a 5 mètres 86 cent, de diamètre et 50 mètres de hauteur. Aux quatre côtés de cette belle place on voit le palais Chigi , celui du prince de Piotnbino , qui est sur la rue du Cours ; le palais Niccolini , vis^-vis le palais Chigi , la poste aux lettres et la contrôlerie du gouvernement. La rue à gauche de la poste aux lettres conduit à la place de
MONTE-CiTORio. Au milieu est l'obélisque solairet érigé à Héliopolis par Psammeticusl<»^ roi d'Egypte. Il est de granit rouge, et a 22 mètres 66 cent, de hauteur, outre le piédestal moderne, qui est de la même pierre , et qui a i mètres 35 cent, de haut. Cette place est décorée par la
CuRLi Innocentiana, magnifique palais des prêtres de la Mission. Non loin de 1^ est la place di Pieiraf sur laquelle on voit des ruines du
Temple d'Antonin. Pour avoir une idée de ce monument colossal, il faut l'examiner de l'intérieur de la cour de la Douane. Il n'en reste que onze colonnes très majestueuses , qui soutenaient un magnifique entablement de marbre. La rue qui est à côté conduit à l'église de Si-Ignace , qui renferme quelques belles peintures, et le magnifique tombeau de Grégoire XV, ouvrage de Le Gros. Cette église est attenante au Collège Romain , immense bâtiment érigé en 1582, par Grégoire XIII, En sortant de l'église de St-Ignace , on rentre à droite dans la me du Corso, où l'on voit le
Palais Sciarra. La belle architecture de ce palais est de Flamint Ponlius. Il y
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ROUTE 46 i. — DE FLORENCE A BOME.
i fme collection de magniGqoes tableaux parmi lesquels nous citerons la Madeleine du Guide \ la Vanité et la Modestie, de Léonard de Vinci; les Joueurs , de Michel-Ange Caravage ; des Breughel ; un Joueur de violon, par Raphaélf etc. Visà-vis ce palais est
L'ÉGLISE DE St-M\rcel, qui possède quelques p^ntures remarquables de Perin del Vagà. Cette église est à côté du
Palais Doria, jadis Pamphili, un des plus grands de Rome. Dans sa collection qui est belle et nombreuse , on distingue deux Albert Dtircr d'une expression naïve la Jeanne de Naples, de Léonard de Vin ci, figure céleste ; les portraits réunis de Barthoie etBaldus. de Raphaël; une Piété, d'Annibal Carrache ; un Claude Lo^ rain tel qu'on n'en trouverait pas en France, son chef-d'œuvre ; les Avares, têtes sublimes de l'École flamande; un beau Téniers, un Murillo^ un petit cadre de- Michel-AngCy Jésus-Christ en croix, sublime de sentiment ; ua Véla8que%dê la plus belle couleur; deux R%Aens; les van Dyck ne sont pas de la première beauté. Le palais vis-à-vis le palais Doria, sur le Cours est appelé TAcadémie de France.
On trouve sur la place^è Venise, à droite, au coin de^la ruetluiloiir^, le beau palais Rinuceirn qui a appartenu i Mme Laetitia, mère de Napoléon. Plus avant sur la place est le magnifique
Palais DE Venise, auquel touche
L'ÉGLISE DE St-Marc. Le tableau de l'autel, dans la première chapelle à droite, est de Palma ; les peintures de la voûte, sont do Tintoret ; le saint Marc de la chapelle est de Pierre Pérugin ; les tableaux des deux côtés, de Bourguignon. — En sortant de cette église par la grande porte, on voit les beaux restes du
Tombeau de C. Publicus Bibulus, qui date de César. Revenant au Cours , on voit sur la place de Venise le
Palais Torlonia, un des plus intéressants de Rome. Il possède des tableaux de Camuccini , Lundi et Pelagi. Dans un cabinet se trouve le fameux groupe colossal de Canova , représentant Hercule furieux qui jette Lycas dans la mer. Vis-à vis se trouve
L'église de Jésus , magnifique temple desservi par les jésuites, un des pins grands et des phis riches de Rome. On y admire deux beaux groupes en marbre, l'un de Jean Teudon^ et l'autre de Le Gro$*
DEUXIÈME journée.
Uu Latran au Capitole.
CAPrroLE MODERNE. Les précieux objets d'art qu'il renferme le rendent un des édifices les plus intéressants de Rome ; on y admire les statues en marbre pentélique de Ca&tor et Pollux , placés à côté de leurs chevaux ; tout près , les deux beaux Trophées de Marins ; plusieurs autres statues et des marbres d'un haut intérêt. — La place du- Capitol», qui est carrée, est décorée au milieu de la statue équestre de Marc-Àurèle Antonin , en bronze doré, véritable chef-d'œuvre. Trois édifices forment le Capitole*: celui qui est en lace est lePo/a» Sénatorial. Sur le devant est une grande fontaine , ornée de trois statues antiques : celle du milieu qui est en marbre bknc , drapée de porphyre , représente Minerve assise et mt trouvée àCora ; les deux autres , qui sont colossalesfet eo marbre de Paros , sont le Nil et le Tibre. — Musée du Capitole. Fondé par Clément XII. Au fond de la cour est la statue colossale de l'Océan , connue sous le nom de Marfono , qui s'élevait jadis près de l'arc de Septime- Sévère. A droite , sur le mur, sont plusieurs inscriptions mor« taaires des soldats prétoriens , trouvées à la vigna del Cinque , hors de la porte Salaria. A gauche et à droite de l'Océan ,. sont deux satyres restaurés en forme de Télamon. Dans le premier portique on voit à gauche de la porte d'entrée , un torse co** lessal , jadis existant à Bevague , une Minerve colossale , quatre faisceaux consulaires en bas-relief, une province romaine en bas-relief sur un grand piédestal, une tête colossale de Cybèle , trouvée dans la villa d'Adrien à Tivoli , etc. Adroite delà porte d'entrée , est une statue de Diane, remarquable par sa belle draperie ; une Isis en granit rouge ; une statue colossale de Diane; un Jupiter, un Polyphème, et une
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