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charmante ; Sainte Lucie , une vierge dans la gloire^coinposiitons admirables de Gcrro* falo; une Saime-Famille « de Mantegna; la PrésentaUoQ du Christ au Temple , par Fra Bartolomeo ; l'Enlèvement des Sabines , le SacriSce d'Iphigénie , li Bataille d'Arbelle, de Pierre de Cortone ; un Portrait de Michel- Ange , du même ; le Mariage de Sainte Catherine , par GaroCalo ; la Femme Adultère , la Vérité , le Baptême du Christ, la Fortune, belles compositions , du Guide ; le saint Nicolas , par Bel- Hni le vieux , avec son portrait ; l'Enlèvement d'Europe, de Paul Véronèse; une Sainte-Familie , par Giorgion: Betbsabé, par Palma le vieux; une Madeleine, du TirUorei ; une Communion de saint Jérôme , par Augustin Carrache ; la Sybille de Cumes , du Dominiquin ; la Charité , d'Annibal Carrache; Sainte Cécile , deL. Carrache; le Saint-Esprit, saint Sébastien , Polvphème , par le Guide ; la Naissance de la Vierge et une Madeleine, vaste composition , par Albane ; une Sainte Barbe, un Christ enfant devant les docteurs , par Vakniin ; le Triomphe de Flore, du Pousiin ; Romulus et Rémus , de Rubens ; et une infinité d'autres composittons que notre cadre ne nous permet pas de eker.— En sortant de ce palais on monte è gauche à
L'Eglise de Stb-Mame-d'Aaa-Cœu , divisée en trois nefe par 12 grosses colonnes , toutes de granit d'Egypte. Dans le choeur, on admire un beau tableau de l'école de Raphaël , et un fort beau tombeau de Jean-Baptiste Savelli , dans le style de Sansovino. Vis-à-vis le palais du Musée est le
Palais des Conservateors. Sous le portique de la cour de ce palais , ï droite , est une statue de Jules César, qu'on regarde comme le seul portrait reconnu qui existe à Rome , et d'autres statues et fragments antiques. A gauche est la
Protomothèque. Le pape Pie vn fit transporter daus ces salles les portraits des hommes illustres dans la sciences , les letr très et les arts , qu'on avait placés dans les deux siècles passés au Panthéon. Le plus beau des bustes de cette collection est celui du pape Pie VII , par Canova.
Salle des Conservateurs. Sur ce palier est la porte qui conduit dans le salon appelé du Chevalier d'Arpin , parce qu'il y a représenté les premiers traits de l'histoire romaine. Dans cette salle , on voit la statue de Léon X, celle d'Urbain Vlll; ouvrage du Bemin\ et celle d'Innocent X, par Àlgardi. On passe ensuite dans la l** antichambre, où Thomas Laurenti a peint d'autres sujets de l'histoire romaine. La seconde salle renferme une belle fresque, par Daniel de Volterre ; la fameuse Louve en bronze , qui allaitte Romulus et Remua; puis d'autres statues précieuses et de belles peintures, par Romanellit le Père Côme Pia%%a , Jules Romain , Annibal Carrache , Pierre Pérttgin et Caravage, etc. Nous trouvons ensuite la Prison Mamertine , et plus bas , l'église de Saint- Joseph , et tout auprès , le Temple de Jupiter-Tonnant , érigé par Auguste ; à la suite est le Temple de la Fortrne , et h droite s'élèvent les restes du Temple de la Concorde, tourné vers le Forum.
Forum rohain . Le Forum , qui date de Romulus et Tatius , était la place publique et le marché de Rome. Il est entouré par l'Arc de Septime-Sévère ; l'église de la Consolazione , celle de Saint-Théodore, les allées publiques , et les temples d'Antonin et Faustine.
L'Arc de Septime-Sévère , élevé vers l'an 205 , par le sénat et le peuple romain, en l'honneur de Septime-Sévère et d'Antonin Caracalla et Géta. Cet arc est de petite dimension ; il est en marbre blanc , d'une forme carrée , et n'a qu'une seule ouverture ; è la gauche de cet arc est
L'Eglise de Saint-Luc , une des plus anciennes de Rome. Le souterrain mérite d'être vu , tant ^ cause de sa voûte plate que de la riche chapelle que Pierre de Cortone y fît construire. La maison attenant h cette église est VAcadémie des Beaux- Arts , dite Saint-Luc, érigée sous Sixte V. — On y voit un grand nombre de portraits des plus célèbres peintres, et des tableaux faits par des académiciens ; entre autres saint Luc qui peint la Vierge , ouvrage de Timmortel Raphaël, ésns lequel il a même inséré son portrait ; deux petits paysages , de Gaspard Poussin; Siat-
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ra » par Charles Maratte ; trois tableaux, par Salvator Rosa ; le portrait de Booi , par Lundi , et eofin Jésos-Christ avec le Pharisien , par le Titien, Cette académie vient d*être transportée à la Ripelta. Tout près de là est la
Basilique ^hilia , aujourd'hui église de Saint-Adrien. D'après un passage de Stace , il paraît que ce bâtiment a été érigé sur remplacement de la basilique Ëmilienne , bâtie par Paul-Emile vers la fin de la république. — Vis-à-vis decettebasilique s'élève la Colonne de Phocas , en marbre I d'ordre corinthien. Vis-à-vis de cette colonne » vers l'arc de Titus , on voit les restes de la Gii£C0stasis. Le fragment du vieux plan de Rome « qui existe au Capitôle , détermine ces ruines pour celles de la Grœcostasis , édifice érigé pour la réception des ambassadeurs étrangers dès le temps de Pyrrhus. Au-delà. de ces restes, en allant vers le Vélabre , on trouve ceux delà
CuRiA. Cet édifice , qui servait pour les assemblées du Sénat , avait sa façade tournée vers le Capitole. En continuant le chemin vers le Vélabre , on< trouve le
Temple de Vesta , aujourd'hui église de Saint-Théodore. Cet édifice, de forme ronde, fut érigé parle pape Adrien. 1er, dans le viiie siècle , sur tes ruines du fameux temple de Vesta , desservi par des vierges vestales, où l'on conservait le feu sacré et le Palladium. En sortantdv Forum , par l'allée sous les arbres , on rejoint l'ancienne
Voie Sacrée , ainsi nommée des sacrifices (sacra) qui célébrèrent la paix entre Rommus et Tatius. — En remontant cette voie vers l'Amphithéâtre, on trouve d'abord le
Temple d'Anxonw et Faustine, élevé par le sénat à Faustine , après la mort d'Antenin, son mari. Ce majestueux édifice est orné de six colonnes de marbre cipolin , qui sont les plus grandes qu'on connaisse de ce marbre ; elles ont 15 met. de hauteur, en y comprenant la base et le chapiteau. Tout près de là se trouve le
Temple de Romulus et Rémus. — La cella qui existe encore est ronde et sert de vestibule à l'église que S. Félix 111 éleva
tout à côté, aux Sts Cône et Damieii , en 527. Les trois grands ares que l'on veit auprès de ces colonnes sont les restes de h
Basilique de Constantui, mine mmense.La nef septentrionale est assez bien conservée , de mfime que le porti(]pie d'entrée. Près de cette basilique est
L'Eglise deSainte-Françoisb-roiiai> ne. — L'origine de cette église est fort ancienne : dans la ccoisée on remarque k tombeau de Grégoire XI , par Pierre-Paal Olivieri. En sortant, on aamire
L'Arc de Titus , élevé par le séoât et le peuple en l'honneur de Titus , pour b conquête de Jérusalem ; il est de marbre penlélique et orné de superbes bas-relieb, représentant le triomphe de Titus. A côté, sont les ruines du
Temple de Vénus et de Rome. L'empereur Adrien en fit les dessins et eD dirigea lui-même la construction ; ce tempk est sous le
Mont Palatin. La tradition des aocieBs écrivains attribue le nom de cette orrilîne célèbre à la ville de Pallantium. Il a b forme d'un trapèze de 2,100 tnèt. eDvirao de circonférence , et de 52 met. au-dessos du niveau de la mer; l'église de SaùUe- Ànastasièf le grand Cirque, F Arc de Constantin et l'église de Sainte-Marie-Libératrice en marquent les limites et presque les angles. Sur une partie de ces restes sont les
Jardins Farnèse , œuvre de Paal IS , de la maison Famèse ; l'entrée priDcipab est vis-à-vis de la Basilique de ConstantiD. En continuant dé monter sur le Palatin oa trouve la
Villa Palatina , jadis Jfa<(et , êtessuite Spada, Magnant et Coloeei. Éài est bâtie sur le ruines de la maison d* Auguste. Dans une chambre du rez-de-chaussée, on voit un joli portique formé par quatre colonnes de granit gris , avec des fresques de Raphaël , qui représentent des Vénm et des Nymphes. En sortant de la villa Palatina , on retourne à l'arc de Titus, et, par la voie sacrée, on arrive i fa fontaine dite la
Meta Sudans. Cette magnifique fontaine existait déjà du temps de Sénèqne. " foce , on a découvert les restes du pié-
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ROCTS 461. ~ m VLOBENCB A ROME.
destal da Cotaate de Néron, en bronze » qui avait iO mètres de hauteur.
CoLis^B. L'empereur Vespasieu , de r&> tour de la guerre contre les Juifs , le fit construire dans Tendroit où était auparavant l'é.ang des jardins de Néron, presque au centre de Rome ancienne. La forme de ce vaste édifice est ovale , il a 547 mètres de circonférence extérieure et SOO mètres de long , 160 de large et 52 de haut. On a prétendu qu'il pouvait contenir 87,000 spectateurs : ce nombre est un peu élevé.
Arc de Constantin. Ce magnifique arc de triomphe a trois arcades , ornés de huit colonnes d'ordre corinthien, dont sept sont de jaune antique et une en partie de marbre blanc, et de plusieurs bas-relieCs qui ne sont pas d'un mérite égal. La rue qui s'ouvre sous cet arc est l'ancienne voie des Triomphes , qui mène à
L'Eglise de Saint-Grégoire. Elle est à trois nefs » séparées par 1 6 colonnes. Les peintures sont de Ptoctde Costanû ; les tableaux des autels , d'Antoine Palestra , de François ifanctn/, de Pompée BattofU, et de Jean-Baptite BonCreni. Cette église est sur le penchant du
Mont-Cœuus , la phis longue et la plus irr^ulière des sept collines.
Eglise de Saint-Jean et Saint-Paul.
Cette église est décorée d'un portique soutenu par huit colonnes ioniques de granit. Le pavé est une fort belle mosaïque.
Arc de Dolabella. Cet.arc en traveriÎD fut fait l'année x de l'ère vulgaire , par les consuls Publius Cornélius Dolabella et Caïus JuniusSilanus. Delà , on arrive à
Eguse de Sainte-Marie-in-Dohinica, à la place de la maison de sainte Cyriaque, dame romaine. Dans l'intérieur sont dixhuit superbes colonnes de granit et deux de porphyre. A côté de l'Eglise de la iVavtcelia est la Villa jadis Mattei , et aujourd'hui du prince de la Paix. Dans le palais on voit plusieurs beaux tableaux , principalement de récole espagnole. En continuant vers le Latran , on entre dans
L'Eglise de Saint-Etienne-le-Rond, L'intérieur donne une idée de la magnificence des édifices anciens.
Eguse de Saint-Clément. Dans la nef è droite , près du maître-autel , est le tom-
beau du cardinal Rovarello , d'une très belle exécution.
troisième journée.
Du Latran au Quirinal,
Place de Saint^Jean-de-Latran. Au milieu de cette vaste place on admire le plus grande obélisque de Rome , d'abord à Thèbes , dans la haute Egypte. Il est de granit rouge et chargé d'hiéroglyphes ; sa hauteur est de 55 mètres , sans la base et U piédestal. Devant eet obélisque est une statue de saint Jean TEvangéliste et une fontaine. — Le grand palais de Latran est aussi sur cette place. Près de là est le
Baptistère de Constantin. — On croit
2ue Constantin le Grand érigea ce magnique Baptistère dans le palais de Latran , Où il fonda la première église. Une urne antique de basalte sert de fonts baptismaux.
Basiuque de saint^ean-de-Latran.
Cette basilique est le premier et le principal temple de Rome et du monde catholique. On entre, par cinq portes, dans un grand portique soutenu par vingt-quatre pilastres composites de marbre. Au fond est la statue colossale de Constantin.
La grande porte de bronze estcelle de la basilique iEmilia au Forum Romanum. La porte murée est noounée Sainte , parce qu'elle ne s'ouvre que Tannée du Jubilé. La chapelle Corsini est la plus magnifique de Rome. En sortant de cette chapelle , on revient dans la grande nef, où est le tombeau en bronze de Martin V, de la maison Colonna, mort en 1450. — Tout frappe d'admiration dans cette noble basiliquOiOn y voit la kible o(^ Jésus-Christ fit la PSque; celle où saint Pierre et lesapCtres prenaient leurs repas. On visitera le cloître contigu à l'église , où l'on admire le fini , la légèreté des colonnes. 11 y a là une foule d'antiquités. — La Colonne du temple de Jérusalem , qui se brisa à la mort du Christ ; la pierre sur laquelle on joua ses vêtements. — En sortant de cette basilique par la porte principale , un voit àgauche le
Saint-Escalier. Le Saint-Escalier est formé de 28 marches de marbre blanc, qui étaient au palais de Pilate, à Jérusalem.
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On ne les monte qn*i genoux; on descend ensuite par un des quatre escaliers latéraux. Sous Tautel de la chapelle , au-dessus du Saint-Escalier, est une image très ancienne du Sauveur, haute de 1 mètre ^( cent., qui est en grande vénération.
Porte Saint-Jean. Aujourd'hui fermée. En rentrant i Rome , on côtoie les murs de la ville , échantillon des fortiGca tions du ve siècle, et on arrive à
Ste-Croix-en-Jéru8alem, une des sept basiliques de Rome. Sous Tautel, est une vme antique de basalte , ornée de quatre têtes de lion , où Ton conserve les corps de saint Césarée et de saint Anastase , martyrs. La voûte de la tribune est ornée de belles fresques , du Pinturicchio.
Porte Majeure. L'empereur Claude , pour décorer son aqueduc i Tendroit où il traversait la Kote tabicane , fit un monument en forme d'arc-de-triomphe , où Ton voit trois grandes inscriptions. Le monument de Teau claudienne est un des plus beaux de Rome ancienne.
Voie Labicane. En revenant à la porte Majeure » et prenant le chemin è gauche de cette porte , on rejoint la
Voie Prênestine. En rentrant dans la ville , on voit les ruines appelées
Minerve Medica. On a attribué ces restes à la basilique de Caïns et Lucius, éri gée par Auguste ; et au temple d'Hercule Gallaïcus , bâti par Brutus. Au bout de ta même rue » on trouve à droite , les ruines d'une ancienne fontaine communément appelée les Tfophéê$ de Mark» ; à gauche on visitera l'église de Sainte-Bibiane, dont Bernin a fait la statue ; elle est sur le mai tr^autel : c'est son chef-<l'œuvre. Revenant aux Trophées dits de Marins , on voit l'église de St-Euièbe^ dont la voûte a été peinte par Jfen^a. A un demi-mille de la porte Saint-Laurent, on arrive k
L'Eglise de Saint-Laurent. Constantin le Grand bAtit cette église vers l'an S50, dans une propriété de Cyriaque, dame romaine , laquelle s'appelait Fundus Veraruu. Elle fut successivement restaurée par plusieurs pontifes , et principalement par Honorius 111 ; l'intérieur offre beaucoup d'intérêt à l'archéologue. — En retournant dans la ville, par la porte Saint-Laurent,
on voit, presque vis^-vis Téglise d« Sl- Busèbe,
L'Arc de Gallten. Suivant llmcription qu'on lit sur l'architrave , cet arc fiit dédié à l'empereur Gallien et à SaloDine, sa femme , vers l'an 260 , par un partie» lier nommé Marc-Aurèle Victor. Il est knei conservé.
Sainte-Marte-majeure. Cette basiliq»
s'élève au sommet du Mont-Eequilin qu'oi appelait CispiuSy près do temple de Janoa Lucine. Son origine remonte à Tan 553 , sous le pontificat de Libère. L'inlérienr eâ majestueux et imposant; on y remarque 4e superbes colonnes ioniques de raarfan blanc ; plusieurs beaux tombeaux et da chapelles magnifiques. Les fresques aadessus et autour de l'antel , de l'arcade et des pendentif de la coupole sent dn dwvalier û'Àrpin, celles de la coupole, de Louis Cigoli , Florentin. Les peintures da fenêtres placées au-dessus des deux tombeaux , et celles des deux arcades qui ks surmontent sont des ouvrages fort estiméi de Guido Aent. Léon Xll y fit coostmiR un magnifique baptistère dans la chapele de l'Assomption.
Eglise de Sainte-Praxèdb. Le mûtre-autel est décoré d'un baldaquin aovtenu par quatre colonnes de porphyre , et b tribune est ornée d'anciennes mosaTqaei.
Dins une chapelle, à droite en entrant, «a vénère un morceau de la colonne à laquefii Jésus-Christ fut lié lorsqu'on le flagella.^ En sortant de cette église parla porte priacipale , et prenant la rue à droite, on trooveplus loiu,sur l'autre sonunet de TEsq»lin, qu'on appelait Oppius ,
L'Eglise de Saint-Martin. Les tiw nefs sont divisées par 24 colonnes antiqno de différents marbres et d'ordre oorînthiea. Les paysages qui ornent les murs des pt^ tites nefis sont des ouvrages fort estioMs, di Gaspard Poussin. — Belle église souterraine , ancienne mosaïque de la Vierge.
Sainte-Pudentienne . On croit que daai cet endroit était la maison de Pudent , sénateur romain , où logea longtemps l'apôtift saint Pierre. La cbapelle Gaelani est très riche en marbre, en belles colonnes de ié* machella , et en sculptures.
Eguse-Sauit-Pierre-iii-Viiigou. f
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KOUTB 4fft. — DE FLORBRCE A BOMB.
fot refiiite sar les dessins de François Fontana. Les trois nefâ de celte belle église sont soutenues par 20 colonnes antiques cannelées , de marbre grec , d'ordre donqae. On admire dans la croisée à droite , une partie du fiimeux tombeau de Jules H, élevé par Michel-Ange ; la statue de Moïse, œuvre de cet illustre maître , est un chefd*œuvre de la sculpture moderne. Les quatre autres statues placées dans les niches, sontde Raphaël de Montelupo, élève de Michel-Ange. La sainte Marguerite de ta chapelle suivante , est un des meilleurs ouvrages du Guerekin; la tribune , ornée de peintures de Jacques Coppij Florentin a un siège antique de marbre blanc. En sortant de cette église , la rue à gauche conduit aux
Thbrmesde Titus. Il ne reste plus de cet édifice que quelques ruines qui suffi sent pour donner une idée de sa magnifi cence. On passe à ta place dite des Colonnacce; en passant par la rue qui est à droite , on trouve le
Forum de Nerva , appuyé à un grand mur, aussi merveilleux par sa hauteur que par les grands blocs de pépénn dont il est composé , et qui sont liés sans chaux avec des crampons d*nn bois fort.
Temple db Nerva, était un des plus beaux édifices de Tancienne Rome. Il ne reste qu*nn morceau de mur de la cella et une partie du portique latéral, consistant en trois superbes co'onnes et en un pilastre , qui supportent Tarchilrave.
GOLONKE RT FORUM DE TrAJAN , la pluS
belle colonne qui ait jamais existé , et le plus cétèfare monument antique conservé dans son entier, depuis dix-sept siècles. La colonne est encore moins remarquable par sa hauteur que par les bas-reliefs dont elle est ornée depuis la base jusqu'au chapi teau. On y voit environ deux mille cinq cents figures d'hommes toutes différentes , entre une infinité de chevaux , d'armes , de machines de guerre, d'enseignes militaires , de trophées , etc. Sa hauteur est de 44 mètres jusqu'à l'extrémité de la statue en bronze de St Pierre ; l'escalier est composé de 182 marches. On visitera en passant régltse de Sainle-Lorette , où est une beHe statue de sainte Suzanne , par Du-
qttesnoy, et un tableau sur le mattre-anlel , du Pérugin ; puis le Palais Colonrut: — ^Luther et Calvin, par le Titien; T Ange-Gardien , du Guerchin ; la Musique , de Paul Véronèse ; une Assomption de Rubens ; un Giorgione , la statue de la Vénus Anadyomène !!! Magnifique galerie, une des plus belles de Rome.
Eglise des Saints-Apotres , monument sépulcral de Jean Volpato , fameux graveur vénitien , érigé par Canova. Sur la porte de la sacristie est placé le célèbre tombeau de Clément XIV, de Canova; outre la statue du pontifie , on y voit celle de 1» Tempérance et de la Clémence.
quatrième journée.
Du Quirinal au mausolée d'Auguste.
Mont Qurinal : aujourd'hui Monter- Cavallo.
Plkce du Quirinal , une des plus belles et des plus agréables de Rome : on l'appelle aussi Monte-Cavallo , à cause des deux groupes d'hommes et de chevaux qui la décorent. Ils représentent deux hommes domptant deux chevaux qui ont six mètres de hauteur, chef-d'œuvre de la sculpture grecque. — V Obélisque , trouvé près du mausolée d'Auguste , auquel il servait d'ornement , est de granit rouge , et a 15 met. de haut sans le piédestal. Pie VII a h\i transporter du Forum Romanum le grand bassin de granit oriental gris, de 25 mètres 35 cent, de circonférence, pour former une magnifique fontaine. Le principal édifice qui décore cette place est le
Palais Pontifical, noble et majestueux édifice dont l'intérieur renferme des objets d'arts précieux : sur la porte de la grande chapelle , un beau bas-relief représentant Jésus lavant les pieds à ses apôtres , ouvrage de Thadée Landini. Cette chapelle est de la môme grandeur et de la même forme que la chapelle Sixtine , au Vatican. Dans l'une des salles qui précède la chapelle , on voit plusieurs tableaux , dont les plus remarquables sont : un saint Pierre et saint Paul , par F. Barthélemi de Si-Marc ; un saint Jérôme , par 1'^ pagnolet; la Résurrection de Jésus-Christ, par van Dyck; une Vierge , par le Gutde\ David et SaUl , par le Guerchin ; et la
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Dispute dd Jésus-Christ , par le Caravage. Une belle chapelle , peinte à fresque par le Guide , où ce célèbre artiste a représenté la vie de la Vierge. — L'Annonciatiou est d'une beauté surprenante. Le jardin de ce palais a un mille de circuit , il est décoré de statues , de fontaines , etc. En sortant du palais pontiGcal , on voit sur la même place le
Palais DE la Consulta. Clément XII fit élever ce grand édifice. À gauche , on trouve , au- fond d'une grande cour, le
Palais Rospiguosi. En entrant dans le pavilbn du jardin , on remarque , sur la voûte du salon , la fameuse Aurore , de Guide Reni ; dans Tune des deux chambres , un superbe buste antique de Scipion l'Africain , et deux grandes toiles : Adam et Eve dans le Paradis terrestre , par le Dominiquin ; et Samson renversant le Temple , par Louis Carracke\ dans l'autre chambre sont quatre bustes antiques et plusieurs tableaux, entre autres, le
L*Egli8E de Sainte -Marie -db-la-
ViCTOiRE , élevée en 1605 , par Paul V, en l'hoDfieur de l'apOlre saint Paul. Llstérieur est revêtu de jaspes de Sicile 0 orné de bonnes sculptures et de beOe peintures , par le Père Raphaël , capaciiE le Dominiquin , le Guerchin ; le Guide R» ni , etc. A l'extrémité de la nie Pie , qm est devant cette église, on voit la
Porte Pie . qui a remplacé en 1961 celle qui s'appelait NomerUana.
Eglise de Saint&Agnès. On y desœoi par un escalier en marbre de 45 degrés : sur les murs, on voit plusieurs inscriptiMs sépulcrales. Quelques pas plus loin est Téglise de SainterConstance.
On trouve à un mille , sur le Tereroiie, l'ancien pont de Nomentanus , appelé anjourd'hui Tjtmentano.he l'autre côté estk
Mont- Sacré.
Porta Salaria. Lorsque Honorius refit l'enceinte de Rome , il substitua la porte Salaria à l'ancienne porte CoUina de Ser-
Triomphe de David , du Dominiquin , et' vins. Elle fut ainsi appelée de raneieoK
les Àpbtres, de Rubens. Presque vis-à-vis ce palais est
L'Eglise de Saint-Sylvestre , décorée de peintures de bons maîtres. — En avançant , on trouve à gauche la villa Àléobrandini , qui est décorée de plusieurs atatues et autres monuments anciens. On visitera les églises des Saints Dominique et Sixte , de Saint- ViUl , le Mont-Viminal, au-dessus duquel s'élève l'église de Saint- Laurent ; puis Saint- André , Saint-Charles, Saint-Bernard; on s'arrêtera devant la fontaine de VEau-Felice ou de Moïse , dooi la statue est belle ; et, après avoir visité les Thermes de Dioclélien , on arri- ' vera à
L'Eguse deSainte-Marie-des-Anges, dessin de Michel- Ange. Lorsqu'on entre dans la grande salle , l'œil est frappé de 8 colonnes de granit d'un seul bloc , ayant 5 mètres de tour et 15 mètres de haut, y compris le chapiteau et la base. La longeur de l'église , qui est richement décorée jus- 4}u'au maître-autel , est de 112 m. : la salle proprement dite, a 10^ mètres 66 centimètres de long , sur 25 met. de large , et 2& de haut. En retournant à la fontaine de l'Eau-Felice, on voit
voie Salaria , qui la traversait. A. un qoiit de mille au-delà , on trouve la
Villa Aldani. Cette célèbre vitki , vm des plus remarquables de Roma^fîit coietruite vers le milieu du dernier siècle par le cardinal Alexandre Albani, et sur «s propres dessins , par Gharies Marchionai. La collection qu'elle renferme est admirable , surtout en antiques. Sur la route, i deux milles et demi après cette maison de campagne , on trouve le
Pont Salarius, sur l'Anio, détroit par Totila , et rebâti par Narsès. En Feutrant en ville par la même porte , on voit sur le chemin à droite , la vigne Uaudosi, où sont les restes des
Jardins de Salluste. Tout près de & est la
Villa Ludovisi. Cette charmante maison de campagne appartient aujoard*hai ao prince Piombino. Outre de nombreuses statues antiques , on y admire l'Aurore assise sur un char, du Guerchin ; des fresques , du Dominiquint et un groupe du Bemin.
Plage Barberini. Cette place qui occupe en partie l'emplacement du cirque de Flore , prend son nom du palais Babaini , situé sur l'un de ces côtés. Elle
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BOUTS 4Sf . — DE FLORBlfCB A BOHB.
est oroée au milieu d^une belle fontaine 'ouvrage du Bermn. — Sur cette- m£me place est
L'Eglise des Capucins. Dans la première chapelle à droite, on voit le célèbre UiehtUÀnge , de Guide Reni ; la beauté idéale de cette Ogure et la délicatesse des contours sont sans égales.
Palais Barberini , orné de beaux tableaux et de belles peintures, par Pierre de Cortooe et le Guide — Près du palais Barberini étaient les ateliers de Tenerani , artiste mort il y a quelques années, les ateliers de.Ftne//i, KaeselU et autres sculpteurs célèbres. De la place Barberini, on va à la
Fontaine de Trévi. De celte fontaine coule Teau vierge qu'Agrippa, gendre d'Auguste , fit conduire à Rome pour ses thermes. Celte fontaine est fort remarquable par ses bas-reliefs et ses statues.
Place dl'Espagne , ainsi nommée du PahU de V Ambassade d'Espagne, qu'on y voit. — Elle est entourée de grandes et belles maisons formant les principaux hôtels de Rome. Vers le centre , belle fontaine faite par Pierre Bernin , père du célèbre artiste de ce nom ; mais sa principale décoration est le grand et magninque escalier qui conduit sur le MontPinciaà l'église de la Trmtté-dU'Mont. — Sur la place de la Trinité-du-Mont s'élève
L'Obélisque de la Trinité-du-Mont.
Ce fameux monolithe , couvert d'hiérogly-
Shes , est en granit d'%ypte. Il a 15 met. e hauteur, sans le piédestal. Au bout de l'allée est le
Palais de l'Académie de France.
L'Académie de France , pour les beauxarts, fondée par Louis XIV, en 1666 , a été placée dans ce beau palais.De TAcadémie, on rejoint par lapromenade du Piucio, la place et la porte du Peuple , et on trouve , k droite , hors de la porte , la
Villa Borghbse, une des plus délicieuses d&Rome, mais ravagée en 18;i9. — Parmila collection des tableaux et statues du musée , nous citerons comme ce qu'il y a de plus beau : 1^ chambre, la statue de Gérés ; un torse de Ganymède ; un Mercure S« chambre , un grand sarcophage , illustré par Winkelmann; dans la 3« chambre,
premiers essais du beau talent du Bermn\ Il faut visiter avec soin cette collection, dont le prince &it les honneurs avec on* grandeur toute romaine.
Cinquième journée.
Du ÈÊmsolée d'Auguste au Mont
yelabre.
Trois rues vont,. de la place du Peuple,, au centre de la ville ; à droite se trouve larue Ripetta. On y voit , ï gauche la rue des Pontefici , le palais Coreca , où sont les restes du
Mausolée d'Auguste. Il ne reste de ce grand monument que le massif des mon de soubassement , dont le diamèlre est de 70 mètres environ. En retournant sur 1* grande rue de Ripetta, on trouve à gauche
L'Eguse de Saint-Roch. Sur l'autel dé la seconde chapelle est un beau tableau de Baciccio, représentant la Vierge, saint Roch et saint Antoine. Presqu'en fiice de cette ^lise-est le
Port d^Ripetta , à l'extrémité duquel est le
Palais BoRGHÈSE , un des plus beaux et des plus magnifiques de Rome. Sa galerie , la plus nombreuse en tableaux de Rome, a 12 vastes salles, contenant environ 1,700 tableaux. On y remarque les statues colossales d&/t^te , de Sabine et de Cérès. ~ Citons : la Chasse de Diane, par le Dominiquin ; la Déposition de la Croix, par Raphaël; 1» Sybille de Cumes, du Dominiquin ; trois chefe-d'oeuvre : l'Amour divin , du Titien ; le Portrait de la Fomarina , par Jules Romain ; César Borgia , par Raphaël ; un Cardinal , par le même;. les Trois-Grftces, du7'i/te?i,* la Femme^ du Titien., par ce peintre ; les Quatre-Saisons, de VAlbane ; le Sauveur et une Madone , de Carlo Dolci ; une Visitation , de Rubens ; le Retour de l'Eniant prodigue , du Titien ; de nombreux Pérugin , Ajuirea del Sarto , Rubens , Carrache , etc. Une Descente de Croix ; une Conversion de saint Paul; une Vierge entourée de saints , par Garofalo ; saint Jean dans le désert ; saint Antoine préchant les poissons , de Paul Véronèse ; une Descente de Croix, de Van Dyck ; Loth et ses. filles , par Gérard de Nuits ; huit paysages
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ROUTB 461. — DB FLOREKCB A HOME.
et marines, de Joseph Vernet. — La pe tite rue qui est vis-à-vis ce palais conduit à celui dit de Flurence, parce quMl appartient à la Toscane, et est occupé par le consul et les pensionnaires de TAcadémie des beaux-Arts de Florence. — La rue qui est en face de ce palais conduit à la petite place de
Cahpo - Marzo. L'ancien et fameux Champ-de-Mars a donné son nom à cette place et i tout le quartier.
Eglise de Sainte-Marie-Madelsine.
Architecture de mauvais goût » mais riche en ornements.— En sortant de cette église par la porte latérale , on trouve la place Gapranica , sur laquelle est Téglise de Ste- Marie-in-Aquiro. En prenant une des rues à gauche et tournant à droite on arrive à la
Place du Panthéon , ornée d'une belle fontaine surmontée d'un obélisque. — Sur cette place s'élève le
Panthéon. — Ce magnifique temple , le plus beau monument de l'antiquité qui reste è Rome , soit par son style , soit par sa conservation , fut érigé par Agrippa , l'an 1!6 avant Jésus-Christ. On lit sur la frise:
M. AGRIPPA. L. F. TERTIVN FECIT.
Cet édifice ayant été brûlé sous Titus et sous Trajan , fut restauré par Adrien , et ensuite par Antoine le Pieux , Septime Sévère et Caracalla.
Son superbe portique a 34 mètres de long sur 20 de large ; il est décoré de 16 magnifiques colonnes, toutes d'un seul bloc de granit oriental; elles ont 4- met. 1/2 de tour et 13 met. de haut, sans la base et le chapiteau , qui sont de marbre blanc . et les plus beaux que nous ayons de l'antiquité. Les huit colonnes de la façade sont de granit gris , à l'exception de oelle qui a été replacée , qui est en granit rouge; l'entablement et le fronton sont des plus belles proportions que l'architecture puisse fournir. L'intérieur n'a pas moins d'é iégance et de noblesse que de majesté , sa fbrme circulaire a fait subf^tituer le nom de Rotonde k son ancienne dénomination. — Son diamètre est de 45 mètres; la hauteur de l'édifice . depuis le pavé jusqu'au sommet, est égale k son diamètre. L'épaisseur du mur qui ceint le temple est de 6 met,
33 centimètres. La lumière n*entre dans le temple que par une seule ouverture circulaire , ayant 9 met. de diamètre , pratiquée au milieu de la voûte ; on y nionb par un escalier de 190 marches. Dans h circonférence du temple , entre les chapelles , sont huit niches que les anciens appelaient Mdiculœ et que les chrétiens ont transformées en autels ; les restes de Raphaël reposent dans une de ces niches.
Plage de la Minerve. — L'obélisque égyptien qu'on voit au milieu de cette pla> ce , et qui est couvert d'hiéroglyphes , ftt trouvé dans le jardin ou couvent dit de h Minerve, vers l'an 1668.
Sainte-Marie-sur- Minerve. — On y remarque le tombeau de Guillaume Daian^ te , dont les mosaïques furent faîtes par Jean , fils de Cosmas. Les peintures de b chapelle du Rosaire , où l'on a représente Mystères du Rosaire, sont de bo»
ouvrages de Marcel Venusti; derrière k mattre-autel sont les tombeaux des papo I^éon X et Clément YII, ouvrages de Bqùcio Bandinelli ; au-devant du pilastre da maître-autel , on remarque la belle statir de Jésus-Christ , debout , avec la croix, sculpture ducélèbre itffcAe/-.1m;e BuonaroUi. Suit la porte latérale, où sont tns magnifiques tombeaux : l'un est du cardinal Alexandrin , sculpté par Jacques de la Porte ; l'autre vis-è-vis , est du canfinal Pimentelli , ouvrage du Bemin ; cdni placé sur la porte , est du cardinal Beneffi. sur les dessins de Charlet Rainaldi. Daas le couvent qui tient à Téglise , est la célèbre Bibliothèque Casanatense , la plus complète de Rome en livres imprimés, comme celle du Vatican l'est en manuscrits (1).
Eglige de Saint-Eustache. — Sous le maître-autel est une belle urne antique oà l'on conserve le corps du saint patron.
Université. — Cet édifice fut commencé par le pape Léon X , sur le plan de Boonarotti ; il fut continué par Sixte V, et achevé par Alexandre VIL — On l'appelle b Sapien%a.
(l) £ne est ouverte toosle* Joars, k Vetceptlon des fêtes et des jeudis, depuis 8 b. du matlo Jusqu'à II, et depuis I h. 1/3 )QSqu*à3 h. m du soir.
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BOUTB 461. — DE FLORVNCB A BOMB.
Palais Madame. Ce palais fut bAti par ordre de Madame Catherine de Médicis , qui fiit ensuite reine de France.
Palais Giu&tiniani, bâti d'après les dessins de Jean Fonlana. Eu sortant de ce palais on trouve la place et
L'ËGUSE DE St-LOUIS DES FRANÇAIS.
Cette église fut bâtie en 1589, par le roi de France , sur les dessins de Jacques de la Porte. Elle est décorée d'une magnifique feçade de travertin , ornée de 2 rangs de pilastres doriques et corinthiens, et de quatre niches avec des statues scuptées par M. Letiùche. L'intérieur est orné de i superbes fresques du Dominiquin; de 2 beaux tableaux de MickelrAnge;d'uiïebe\\e toile du Caravage; d'une autre de Francœo BasMuo , ainsi que de peintures du chevalier ù'Arpin ; on y admire de plus les tombes«ux du cardinal de Bemis et de madame de Montmorin. Dans la sacristie , on admire un petit tableau de toute beauté, représentant la Vierge et attribué au CcoTége.
L'Eglise de Saint-Augustin » bâtie en 1483. Le mattre-autel est orné de belles colonnes et de quatre anges sculptés d'après le Bemin. La Vierge est une de celles que les Grecs apportèrent à Borne , après la prise de Constantinople. Dans la chapelle suivante , est une urne de vert antique , où Ton garde le corps de sainte Mo nique , mère de saint Augustin. Dans l'a vantrdemière chapelle est un beau groupe en marbre , représentant la Vierge , TEnftnt-Jésus et saint André , ouvrage d'ilndré Contuccif de Sansovino. La Vierge de Lorette du dernier autel est de Michel- Ange^ de Caravage; mais le morceau capital de cette église est le Prophète Isaïe , peint à fresque par Raphaël.
Eglise de Saint-Appollinaire. — En entrant, on voit, sur un des autels, une belle statue de saint François-Xavier, de le Gros. Le palais annexé à cette église est le Séminaire romain. — Après avoir visité rapidement , rue des Coronari , St- Sauveur-in-Lauro , la maison 1245, qui appartint k Baphaël , le palais Cicdaporci , œuvre de Jules Romain , nous arri- Yonsà
Sainte-Maiue-in-Valucblla . —-Saint
Philippe Néri , aidé par Grégoire XUI et par le cardinal Cesi , ut ériger cette grande église, dont l'intérieur est richement décoré ; on y admire trois tableaux de Aubens; une belle toile de Frédéric Barroche; et une belle statue de saint Philippe.
Sainte-Marie-de-la-Paix. L'intérieur est composé d'une nef et d'une coupole oc» togone d'un très bon goât. Elle renferme une belle fresque de Baphaël , et beaucoup d'autres , très estimées. Après avoir visité l'église de Sainte-Marie^e-l'Àme , on arrive à la
Place Navone , une des plus vastes et des plus belles de Borne. Elle est ornée de trois belles fontaines ; celle du milieu est formée d'un vaste bassin circulaire de marbre de 2i mètres 35 cent, de diamètres, au milieu duquel est un grand rocher percé de quatre côtés, où Ton voit dans un« espèce de grotte un cheval marin d'un cOté, et de l'autre un lion , sculptés par Lazare Morelli. Au sommet de ce rocher, haut d'environ 1i met., s'élève un obélisque de granit rouge, couvert d'hiéroglyphes , qui a 17 met. de haut. — L'un des principaux édifices de la place Navone est
L'Eglise de Sainte-Agnès. L'intérieur est incrusté de beaux marbres et orné de stucs dorés ; huit grandes colonnes corinthiennes , en marbre de Cottanello , le décorent. Les chapelles et les autels sont ornés de bas-relie6 et de statues des artistes les plus célèbres de cette époque ; on y voit un bas-reUef représentant la sainte qui semble miraculeusement couverte de ses cheveux ; c'est un des plus beaux ouvrages de l'i/ofarde.
Palais Braschi. Ce magnifique palais fut bâti vers la fin du dernier siècle , sur les dessins de Tarchitecte Morèlli , par le duc Braschi , neveu de Pie VI. Il renferme une superbe statue colossale d'iln^tnotis. L'entrée principale est près de la
Plage de Pasquin , ainsi nommée d'une ancienne statue que l'on voit placée sur un
St-André-della-Valle. Sa ftçadeqin est une des plus magnifiques de Bome,a été faite sur les dessins de Charles Raïnaldi; elle est de travertin , ornée de deux rangs de Golonnes d'ordre corinthien et compo-
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en
ROUTE 461. — DE FLOBEKCE A BOME.
site, et décorée de statues. L'intérieur orné de peintures remarquables , par Lanfraneo et le Domtmçum, est bfttisur les ruines de ta seena du
Théâtre de Pompée.— Ce magnifique jourd'bui les bas-côtés do Mont-Palatin.
théâtre occupait tout cet espace, compris entre le palais Pio^ les mes des Chiavafi eides Giupponari.
Palais Mattei. — Ce palais renferme quelques antiques , des tableaux de Briil , on portrait par van Dyck , une firesquc , Bar le Dominiquin, En allant sur la place Ualtei , on voit la belle fontaine| des Tor Htes. D*un côté de cette place est le
Palais GosTAGuri qui renferme des fres-
Cloaca Maxima , constrait sons T«qum l'Ancien.
Grand Cirque. Les maisons^ les greniers à foin et les remises qui occopent a
sont toutes construites sur les restes de ce cirque. En sortant du cirque, on voit, à gauche, l'emplacement du Septo%tniian :
c'était un portique îi trois étages que Seplime-Sévère ût construire pour l'orDemeat de cet angle du palais impérial. Après avoir passé , sur un petit pont , la Marrana, os trouve à droite les restes des
Thermes de Caracalla. L'empereor Antonin Caracalla les fit bâtir vers )*an ^\t.
Sues, par l'Âlbane, le Dominiquin, le Cet immense monument est uû carré de uerchin. — On pourra visiter en passant 350 met. de 'chaque cOté, ou 733 mètres
Sainte - Catherine - des - Funari ; tableaux ë'^nnibal Carrache,
Théâtre de Marcellus. Auguste fit bitir ce magnifique théâtre, et le dédia k Marcellus , fils d'Octavie , sa sœur : il ne reste plus que deux rangs d'arcades inférieures , que l'on voit de la place Monianara. Ce théâtre ^vait 89 met. de diamètre , et pouvait contenir 30,000 spectateurs.