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RAYONNE

Pour la description des localHés que nous avons trouvées sur la rente , voyez le Guide du Voyageur en France , de Richard.

BAYONNE (Basses-Pyrénées) {Baioi^ na). — Hôieh : Saint-Etienne, où descendent les courriers de Gabinet , et où on trouve tous les renseignements pour voya*^ ger en Espagne et en Portugal ; du Cchumerce, bonne maison. — Gette Tille.

située au confluent de VAdour et de la Nive , est partagée en deux parti<« par ces rivières. Bayonne possède une souspréfecture , des tribunaux , un évdché , un séminaire.

Moyens de locomotion. — Maliêposte pour Madrid tous les jours ; trajet en 52 heures : elle prend 6 voyageurs. (Directeur, M. Vincent Detroyat). — Diligences del norte de Espana , place d'Armes, 9; trajet en 56 heures environ, sans coucher en route. — Diligences péninsulaires , bureau en fece de rhôtel do Gommerce. Trajet en 60 heures envinm.

Un autre service part tous les deux jours pour Pampelune, Sarragosse et Barcelone; Un autre , tous les deux jours , pour Bilbao et Santaoder.

Sations :

De Bayonne à Bidart.

i m.lk.

dbyGoogk

BOUTE 492. — 1>B PABIS A MAOBID.

SamWean-de-Laz.

Umigne.

Behobie (douane française).

Iran (Espagne, douane et visa da passeport).

Poste espagnole.

Dlrun, nne nouvelle communication ouverte en 18i9 passe par Renteria.

San-Sébastian.

Lasarte.

Andoain.

Villabooa.

Tolosa.

Algria.

Legoretta.

Isazondo.

Villafranca.

Beasain.

Ormastegni.

Villareal et Zumamga.

Ânzuola

Vcrgarar

Mondragon.

Arechavaleta.

Ascoriaza,

Gastanarès.

Salinas.

lllit»am.

Arroyabe

Mendivil.

Durana.

Betono.

Vitoria.

Arinez.

La Puebla.

Arminon.

Miranda de Ebro.

Ameyugo.

Pancorvo.

Santa Maria de Rivaredonda.

Cubo.

Bribriesca.

Pradaoos.

Castil de Peones.

Monasterio.

Buinlanapaila.

Rubena.

VilUfria.

Gamonal.

Burgos.

lA

Mi

Sarracio.

Cogollos.

Lerma.

Quintanilla.

Bahabon.

Oqoillas.

Gumiel.

Aranda.

Milagros.

Pardilla.

Honnibid.

Fresnilio.

Boceguilias.

Castillejo.

Cerezo.

Soroosierra.

Roblegordo. .

Buitrago.

Lozoyuela.

La Cabrera.

Cabaniilas.

San- Augustin.

Alcobendas.

Fuencarral.

Madrid.

Après Urrugnêf on suit, pendant environ 2 1., une jolie route à pente douce qui conduit à la vallée dans laiqneUe coule la Bidassoa , rivière qui sert de limite aux deux pays, et que l'on traverse sur un pont de bois près de Tile de^ Faiêans. Ce pont traversé, nous sommes en Espagne.

On désigne sous le nom commun de Biscaye les trois seigneuries de Ktscaya, A*Àlava et de Guipuskcoa^ qui forment les provinces vaseongades ou basques.

Viscaya^ la plus considérable de ces provinces , peut avoir environ 106 1. carrées ; le Guipmcoa , la plus petite , 52 1., et VÀlavat environ 90 1.

Après avoir franchi la Bû/onoa sur un long pont d'où Ton jouit d'une vue romantique sur les bords du fleuve, la ville se plante, et derrière elle s'élève une haute chaîne de montagnes aux formes sévères : nous sommes à

IRUN, la première ville espagnole. — Hôtels : Posada de las Diligencias (HOtel des Diligences), confortable, et dont le maître est obligeant. On y trouve des voitures commodes pour visiter les environs.

BOCTB 492. ^ DB PARIS A HADBID«

A Irun , première visite de la douane , qai dure, comme nous l'avons dit dans riniroduction , d*une heure à deux, et une nouvelle exhibition du passeport et nouvelle contribution de 2 fr., ou 2 piécettes , prélevée par le gouvernement espagnol.

Irun ( qui signifie Bon-Lieu). — Hô <e/;Etcheandia. C'est une jolie petite ville de 4,000 habit., piltoresquement située entre les monis Jaizquivel (556 mètres), et la chafne du mont Àya (1,000 mètres) on Trois couronnes. — V église paroissiêle et VHôtel-de-ViUe sont les deux seuls édifices remarquables. —Il y a beaucoup de vie et de mouvement dans cette petite localité ; le passage, de la grande ronte elle bureau des douanes lui donnent une certaine importance. — Ici Ton peut prendre un avant-goût de la détestable coisine espagnole (1).

Moyens de locomotion. — Malles- Postes et Diligences pour Madrid , par Viloria et Burgos, ou par Valladolid, roQte qne ne suit pas la malle-poste , mais

En 1794, le capitaine de grenadiers Lamarque (depuis général) , s'en empara à la têle de 300 wldats. Les maisons soat percées à jour par les boulets ; les murs , les écussons sont mutilés On croirait, tact les ruines semblent récentes, que renneoii vient de quitter la ville. En 183*7 les troupes de la reine prirent Fontarabie, el l'occupèrent depuis lors.

Curiosités : Véglise et son clocher; 1« palais-royal f attribué à Gharles-Qutnt , el tombant en ruines. Pop. i,200 hab.

A Irun , ta plupart des voyageurs quilrtent la route pour prendre une nouvelle voie ouverte depuis 1847 ; cette roule incline vers la droite et conduit à San»Sebastian,

RENTERIA {Guipu*coa), petite ville sur la rivière de son nom , autrefois importante, et qui a été plusieurs fois incendiée par les Français, en 1740, 1513 el 1638. — A cette dernière époque , il ne restait que onze habitations.

Un peu sur la droite , avant d'arriver à Renteria, se trouve Lew, petite localité a

la plus intéressante ; pour Pampelune , et de là par Tudela à Saragosse^ d'où les diligences partent pour Barcelone. On peut encore se rendre dans la capitale de l'Aragon par la diligence de Tudela , passant par Tolosa.

D'Irun, au moyen d'un léger détour, on peut visiter à une lieue N., et par une belle route,

FONTARABIE , nom corrompu du laUn Fons rapidus^ en espagnol Fuente-rahia . Petit port de mer et autrefois place fbrtequi s'élève à l'extrémité N. d'un promontoire, que baignent les eaux rapides de la Bidassoa. Bien que petite, cette ville est importante pour l'Espagne,

(0 Le palo espagnol est beaucoup plus serré que le nôtre ; sa croûte lisse et dorée, ainsi que sa blnncheur, le rendent très appétissant. Les ffnrùanzos (espèce de gros pois), le puc/icfo qui se compose de choux et de bouilli, le chorrizo (espèce de sautasse) , forment le fond des repas. Le Wd de KMvarre, avec son goût de pelUgo (peau \ et l'huile qui est de très bonne qaalitë,.roals dont Todeur est très-forte, forment un en- •emble on ne peut iDOins agréable.

que nous recommandons comme la ligne jourd'hui célèbre par l'image en bois de

Santo-CristOt qui attire, chaque année, le 16 septembre, un grand nombre de pèlerins arrivant de l'Alava, de la Biscaye , do Guipuzcoa et des environs même de Bayonoe.

Si nous descendons la vallée, nous arrivons au

PASSAGE , jadis port excellent, mais négligé aujourd'hui et qui tend k se combler insensiblement par les terres que les eaux pluviales entraînent de la montagne. Sa baie profonde, pref-que entourée de terres, est une des meilleures de cette côte hérissée de rochers escarpés. — Ce pori célèbre, d'où sont sorties, pendant les trois derniers siècles, plusieurs escadres qui contribuèrent à consolider la domination de la monarchie espagnole dans les régions lointaines , est situé entre deux rochers et des montagnes escarpées , en face de l'entrée défendue par le fort San-Isabel^ que baigne l'Océan.

Curiosités : la place de la Constitution ; l'église Saint-Jean, qui date de 1543; le Port.

Si le voyageur ne veut pas revenir à Ren-

DC PABIS A MADRID.

teria, il peut prendre le bateau pour San- Sébastian , ou bien suivre le littoral par Herera.

SâN-SEBâSTIAN (Saint-Sébastien).

— HôieU. — Les meilleurs sont : celui de H. Lafitte, tenu ï la française ; — le Parador Real; — la Posada de Santahahel et el Campamento , nouvellement construit hors la ville et proche des bains.

— Ville et portdemer, bâtie sur un isthme à la base delà montagne conique VUrgull ou OrguUo , qui l'abrite du cdté du midi et s'élève assez brusquement k une hauteur d'environ 400 pieds au-dessus de la mer. — San-Sébaslian peut être considérée comme le Havre et le Dieppe de Madrid , par legrand nombre des habitants de la capitale qui y viennent prendre des bains de mer. Pendant la haute mer, les marais étant \ peu près inondés, cette ville semble sor tir du sein des eaux.

San-Sebaslian était autrefois la capitale do Guipuzcoa ; maintenant c'est Toloza qui jouit de ce titre : la ville est moderne , l'ancienne ayant été brûlée et saccagée par les Anglais pendant Toocupation de la ville par les Français. Sur 700 maisons, il n'en resta que 56. Ses archives , si riches en documents, furent réduites en cendres. Cette ville a encore souffert deux sièges , l'un en 1825 par l'armée française, l'autre en 185C, par les Cariistes. Depuis lors, la population n'a reculé devant aucun sacriûce pour élever cette ville si coquette qui fait aujourd'hui l'admiration des étrangers.

Curiosités : la pla%a de la Corutiiucion avec son hôtel-de-ville, ses magasins et ses arcades; le théâtre; la douane; la Casa des bains; la Citadelle, sur le sommet de la montagne , de jolies fontaines , les églises Santa-Maria et de San-Vicente. -;- Son port est très fréquenté par des navires français , anglais , hollandais , etc. ; on y trouve des consuls de différentes nations. San-Sébastian possède plusieurs manufactures françaises el anglaises. Pop.

40,000 hab.

Des diligences partent régulièrement pour Tolosa, Irun et Bagonne. Un bateau à vapeur fait le service entre ce port et la Teste (France) , d'où le chemin de

fer conduit le voyageur k Bordeaux,

n faut visiter la vallée de Loyola , où naquit, en 1 491 , Inigo, depuis St. Ignace de Loyola. Au haut de cette délicieuse et verlc vallée se trouvent les bains ferrugineux de Ceslona, très fréquentés depuis juin jusqu'en septembre ; ils sont bien tenus et peuvent recevoir A 10 personnes.

ANDOAIN, petite ville sur VOria, avec 1 .500 hab. et une belle église paroissiale.

TOLOSk.—Hôtels : le Parader, grande hôtellerie qui ressemble assez aux auberges de France. C'est ici que s'arrête la diligence.

Celte jolie petite ville est située dans une agréable vallée sur les rivières d'Oria et d'Arages. — C'est la capitale du Gnvpuzcoa , dont elle occupe le centre. Ses rues sont propres et bien pavées , et très convenablement éclairées pendant la nuit.

Curiosités : Deux belles églises , surtout celle de Santa Maria , avec un beau portique et un riche retable, nouvellement reconstruit ; la nouvelle plaza ; les belles promenades le long de la rivière, el la montagne de Àldaba , avec les ruines d'im vieux château. Pop. 5,400 hab.

Diligences pour Saint-Sébastien, distance, il. 1/2; — pour Pampelune, Bllbaa et autres localités. — La malleposte, venant de Bayonne, descend à l'hOtel de M. Sistiage; elle arrive à 5 h. 1/2 du matin et part 1/2 h. après.

Viennent ensuite :

Alegria, avec 900 hab. ; Logobreto, 600 hab. ; Isa%ondo , 1 ,000 hab ; Villa- Franoa , petite ville bien bâtie sur une hauteur. Pop. 850 hab.

Ëxlrà-muros se trouve le palais du marquis de Valmediano, renfermant une galerie de peintures.

BËASIN , petite ville située sur un sol inégal, possède 1 ,000 hab.

ÔRMASTEGUI, petite ville de 600 hab. , où naquit, en 1788, le célèbre général carliste Zumalacarreregui.

ZUMARRAGA , petite vUle sur le penchant d'une éminence que baigne VUrola; elle a 1,000 hab.

VILLARÊAL . petite villede 1 ,000 hab.

avec des Posadas tolérables et une belle

;lise.

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ANZUELO , petite ville da Gnipuzcoa , située dans un vallon , dominé de tons côtés par des hauteurs; 1,000 hah.

VERGARA.— ilttfterge» ; Parador de las Diligencias, passable, et plusieurs autres. — Cette ville , vue de rexléricur, ressemble à une ville suisse. Elle est située sur la Deva, dont le riant bassin est couronné de pittoresques montagnes. — Curioêités Sur U plaza, la casa consistorialf ses trois églises et son colUge. — Industrie: Ouvrages d'acier et produits agricoles. — Pop. i.OOO kab.

C'est à Vergara que fut conclue , le 51 août 1839 , la fameuse capitulation entre Maroto et Espariero. — Les environs sont très pittoresques. — Tous les jours cour rier pour Madrid , Bilbao , Bayonne et les villes situées sur le parcours. Diligences qui desservent les mêmes points. — De nouvelles routes carrossables conduisent aux lieux les plus intéressants circonvoisins, tels que les Banos (bains) de Cestona, d'Onate, etc.

MONDRAGON. — Auberges : la meilleure est celle des diligences. — Cette ville, entourée de murailles, est dans une riante situation, sur les jolies rivières la Deva et l'Aramoyano , au pied des hautes et pittoresques montagnes d'Arranbiscar. — Industrie : Forges alimentées par de riches mines de fer qui se trouvent dans les environs. Productions minérales et végétales très variées; ouvrages d'acier, cuivre, serrurerie, etc. — Pop. 2,&00 hab.

Ail. se trouvent les bains renommés d'eau sulfureuse de Santa-Agueda , où l'on arrive par une belle route.

A peu de distancede là, au S.-O, de Mondragon, est le gros bourg d'Onate.

Onate, chef-lieu d'un ancien comté enclavé dans le Guipuzcoa, possédait une université assez fréquentée. -> Curiosités : V église t qui est très jolie; un bel aqueduc qui amène du mont Alona les eaux nécessaires aux habitants. Le territoire est très bien cultivé et très productif. — Pop.

4,000 hab.

Arechavaleta , petite localité d'environ 750 hab. — Tout près .lont les bains d'Arechavaleta , avec un magnifique hôpital. Ces bains , très fréquentés, sont effi-

caces dans les maladies cutanées. On gnvitla chaîne de Salinas ; bientôt nous trouvons

EscORiAZA, joli bourg de 1,800 hab., avec une église paroissiale dont la nef est fort belle. Avant d'atteindre le sommet des monts Cantabres, on rencontre

Saunas de Leniz , pittoresquement située sur le penchantde la montagne. Cette localité offre l'aspect d'une ville de guerre, car la plupart de ses maisons sont crénelées. — Pop. «50 /iot.

Le sommet de la chaîne franchi, on entre dansTAlava; les hauteurs sont couronnées de jolis villages qui s'élèvent do sein de verts bocages de marronniers; ensuite le sol s'abaisse graduellement jusqu'à la plaine de Yitoria. — C'est au centre de ce joli panorama que nous traversons les villages de

Ulibarri de Gamboa, avec 21 0 hab. ; Arroyabe. avec 110 hab. ; Durana^ petite localité de 110 hab., située sur la Zadorra ; Betono^ avec 1 70 hab. — Ensdle nous entrons à YITORIA.— jffdtete: el parador vi^o; - parador nuovo ; — parador de postas. Vitoria est située sur une émînenoe à pente douce , au milieu de la jolie pbine dont nous avons traversé une partie en descendant la chaîne des monts Cantabres.

Cette ville qui fut, dit-on, fondée par don Sanche , peut être divisée en ville neuve et en ville vieille. Cette dernière partie est la moins habitée ; elle est entourée d'one double enceinte de murailles, et est en général mal bâtie et mal percée. — Curiosités : la plaza Nueva, qui comprend dans son enceinte l'hûtel-de-ville , deux riches couvents, une église, une belle fontaine el des édifices de l'aspect le plus original.

La ville Neuve, moins pittoresque el moins originale , offre des rues assez larges , assez bien bâties , ornées d'arbres el arrosées par des ruisseaux d'une ean fraîche et limpide.

Curiosités. — Monter au beffroi de Santa-Maria , d'où l'on découvre la vaste plaine de Vitoria, peuplée de 168 riants villages ; le portique de cette tour, orné de statues dans des niches, est digne d'admiration. Dans la sacristie est, ou était en*

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BOtlTB 492. — DE PARIS A MADRID.

core il n*y a pas longtemps , une Crucifixion de Ribera , dit YEspagnokt , et dans le Noviciat, au haut de l'escalier, un saint Pierre et un saint Paul du même maître ; la Maison consistoriale , THospice de sainte Prudence; quatre églises, surtout celle des Carmes déchaussés; dans les églises de San-Yincente et de San-Miguel , des tableaux de maîtres et la belle statue de la Co/icep^ton. Les promenades, plantées de peupliers , sont charmantes. — Ce fut dans les environs de Vitoria que se donna , au mois de juin 1813 , une des plus mémorables batailles de la guerre de rindépendance , puisqu'elle força les troupes françaises d'évacuer la Péninsule. — Fop. 42,000 hab. —Vitoria est un point central d'où se détachent plusieurs routes; vers TE., celle de Pampelune , par la Sal vatierra ; au S., celle de Logrono; au N., celle de Bilbao. Vers le S.-O., celle que nous suivons conduit à Burgos et à Valladolid. — Diligences pour Inm, Burgos , Madrid, Pampelune, Bilbao» etc,

Apr^ avoir traversé les petites localités suivantes : ÀrineA^ 121 hab.; Puebla^ village charmant; ilrintnon, iOO hab., nous franchissons l'Ëbre sur un pont et nous entrons dans la

VIEILLE GASTILLE, contrée aussi variée dans ses aspects que dans son climat. Ici se déroulent de vastes plaines , et là de nombreuses chaînes de montagnes , ramifications des Pyrénées: les principales sont celles de Molina , de Santander, d'Oca et de Piquera. Ces diverses chaînes renferment des mines de cuivre, de jais, pyrite, chaux, quartz, marbre, etc. Les rivières les plus remarquables sont : le Xalon , le Douro , l'Ebre , le Carrion et la Termes

MIRâNDA de EBRO. Auberge de la diligence. Petite ville surTEbre, et la pre mière de la Vieille-Castille qu*on rencontre après avoir traversé le beau pont de six arches. — Cette ville est renommée par sa malpropreté. — Curiosités : la Place, ornée de fontaines , les restes d'un château et de plusieurs tours qui en défendaient les approches ; l'ancienne église.

BR1BIESCA Auberge où les diligences

la Colegiata , le tableau du maître-autel , représentant Santa-Casildo ; on y admire les figures de saint Pierre et de saint Paul, par Becerra , le maître^autel gothique et le bon tableau de l'église de Sunla-Clara . —Pop. 4,900 hab.

M0NASTER10 DE RODILLA, village de 650 hab. , situé sur une chaîne d'âpres montagnes , dont le principal sommet passe pour le plus haut plateau de l'Espagne. On y jouit du singulier coup-d'œil d'un torrent fougueux qui , après s'être brisé contre une masse de rochers granitiques , se divise en deux branches , dont Tune se dirige ver l'Atlantique , par le Douro , et l'autre vers la Méditerranée , par l'Ebre.

BURGOS. C'est une ville de passage, au centre de six grandes voies : celles de Bayonue , Pampelune , Madrid , Valladolid, Léon et Santander. Par cela même le voyageur est assuré d'y trouver d'assez bonnes auberges. Les meilleures sont : le parador de las diligencias et \eparador de postas. On trouve encore de bons paradors sur la plaza où s'élève la fontaine de Flore, en bronze. Le parador Nuevo, dans Barrio de la Vega , est également bon et très tranquille.

Burgos , capitale de la Vieille-Castille, est une grande et ancienne ville, située sur une colline , au confluent de la Vega et de VArlan%on; quelques auteurs prétendent que c'est le Brahum ou Bravum de Ptolémée. Elle fut longtemps le séjour des rois de Castille , et cessa d'être résidence royale sous Charles V. Elle est en général mal percée ; ses rues sont étroites , inégales et tortueuses. On doit cependant distinguer celle qui conduit ï l'église métro- ' politaine , qui est belle et bien bâtie.

Curiosités. — l'Hôlel-de-Ville, le Palais de Velasco , construit avec goût et magriificence ; l'Arc-de-triomphe érigé par la ville de Burgos , en l'honneur du premier comte de Castille ; la Porte de Santa-Maria , la Grande-Place , avec son portique et ses édifices élégants , les nombreuses fontaines , le ioli faubourg de Vega , renfermant une belle promenade et des jardins charmants ; la Cathédrale , monument

s'arrêtent (bien tenue). — Ville bien bâtie , précieux du xm« siècle. L'intérieur de entourée de murailles. — Curiosités : dansicette immense basilique répond à la ma-

ROUTE 492. — DE PARIS A MADniD.

gnificence de l'exténear. Il est orné de Xableaux , sUtues , corniches , coIooDes , pendeolife , bas-relie& , encadrements , le tout slranuonisant merveilleusement, et recevant, par les vitreaux coloriés des hau tes fenêtres en ogives , des torrents de lujnière , dont les rayons décomposés produisent unefTet magique.La principale entrée porte le nom de SANTA-2klARiA , è la^ quelle ce temple est dédié, et où Ton voit, sculptées, sa Conception, sou Ascension et son Couronnement. La porte du Nord est également enrichie de sculptures et de statues d'un beau travail. Les amateurs de golhige mixte devront visiter la pueria de lo8 Aposlolos. En quittant la puerta del Pardon , on voit deux grandes statues du

Sauveur, d'un beau travail. Le dôme, dont juillet 1470. âgé de 16 ans. « Ces tom-

réiévation est de 60 mètres , est d'une rare élégance et bien éclairé. Le grand orgue , avec son double escalier, est un ouvrage magnifique. Les diverses chapelles de celte cathédrale méritent toutes un examen particulier.

La Maison du Chapitre est contiguc à la cathédrale. De la plate-forme de la grande tour, on jouit d'un panorama complet de Burgos. L'Eglise gothique de San-Esier 6an. (Saint- Etienne), décorée d'une riche façade. •— L'église de San-Pablo (Saint- Paul), édifice majestueux construit dans le genre gothique; l'église de Santa-Àna ; l'église Sati'Gil , remplies de mausolées gothiques ; la Calle de S. -Juan , rue Sl- Jean; ÏHospicio (hospice), dont la feçade et les portiques ^ ainsi que la porte San- Juan , à gauche , sont remarquables ; l'église S. -Nicolas; la Maison-de- Ville , ou Casa de Àyuntamienlo.

Près de Vlsln , belle promenade , se trouve le monastère de Santa-Maria le Real , communément appelé Las Huelgas.

Burgos est le siège d'un évôche et la résidence des autorités de la province.

Instruction. On compte à Burgos un collège , une école des beaux-arts entretenue au frais du commerce; une école de chirurgie et plusieurs institutions pour la jeunesse.

Industrie. Les manufactures sont presque nulles.

Burgos est la patrie du fameux Rodrigue

Diaz, surnommé le Cfd» et de MatUen Cerezzo , bon peintre qui excella dans le coloris. — Pop. 42,000 hab.

Excursions près de Burgos. — Chartreuse de Miraflores et le Tombeau du Cid. , — On traverse la rivière , et , tournant à gauche , la route gravit vers le couvent qui s'élève majestueusement avec sa nef et ses arcs-boutanls; il fut commencé en 1441, et terminé en 1488, par Isabelle; il est du plus beau style gothique fleuri qu'on puisse voir. Ce fut aussi celte princesse qui éleva le magnifique retable , le chœur et le mausolée sur lequel on Ut cette inscription : • Ici repose Juan il et sa se> conde femme Isabelle , avec son fils , Tiofant Alonso , qui mourut à Cardenosa le 15

beaux sont en albâtre et d*un travail acberé qui met au défi la plume et le crayon. — Continuant notre route , on aperçoit bien* tôt , au fond d'un vallon boise , le couvent de San~Pedro de Cardena , sur le portail duquel on voit le Cid monté sur soo cheval Babieca, taillant les Maures en pièces. C'est dans l'église du couvent que furent déposés les restes du Cid et de si femme Ximena. Aux pieds du noble couple reposent aussi ses deux illustres filles, Maria Sol ; reine d'Aragon , et Elvira , reine de Navarre , avec leurs maris.

Ruines du couvent det Carmélites.

Rien de plus pittoresque que cette forte végétation surgissant parmi les ruines, 80^ tant par les ouvertures et s'entrelaçant capricieusement sur une architecture tout à la fois riche et bizarre ; rien de plus splendide et de plus original que l'arche principale qui reste encore.

Moyens de locomotion. — La Malle> poste de Rayonne arrive à Burgos â 2 h. du matin , et repart pour Madrid à 3 h.; elle s'arrôle une h. à l'hOtel de la Poste.

Diligences générales d'Espagne (Dili* gencias générales de Espana), pour Vallado/irf, Madrid. — Diligences pourBayonnc, Madrid, Santander, Vitoria , Lo^no, et de là à Tudela , Pampelune , Sarago^se et Barcelone.

A Burgos , la roule de Madrid se bifurque ; la branche que suit la malle-poste , se dirige au S. par Àranda; elle est un

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peu moins longue que l'autre branche, qui incline vers le S-0. et passe par Yalladolid et Ségovie. C'est cette ligne que nous suivrons pour éviter le pays le plus triste et le plus monotone qu'on puisse imaginer.

De Burgos à San Mamès.

i légua

Quintanilleja.

Buniel.

Estepar.

Celada.

Yillanucva.

Venta de Tillazopeque.

Venta del Pozo.

Villodrigo.

Venta de Revilla.

Venta de Moral.

Quintana la Puente.

Torquemada.

Magaz.

Venta de Banos.

Venta de San Isîdro.

Daenas.

Venla de Trigueros.

Vcnla de Visla Alegre

Cabezon.

Valladolid.

On sort de Burgos par la porte de Valladolid , en suivant la vallée de TÀrlanzon riante et assez bien cultivée, couverte de nombreux villages.

TORQUEMADA, assez jolie petite ville, sur la Pizuerga , que le voyageur repasse sur un pont de 25 arches. — Curiosités VEglise paroissiale et ses trois nefs dans le genre gothique. — Commerce : grains. — Pop. ^,400 hab. — Le pays qu'on parcourt alors offre une plaine absolument nue. On atteint, avant d'arriver à Duefias , el Puenief le pont suspendu de TU- Dion, terminé en 1845.

DUENAS , petite ville agréablement située , au pied du coteau baigné par la Pi- %uerga , et sur le beau csmal de Gastille. Son territoire produit du vin assez estimé. — Curiosités : le Canal , modèle d'arehitecture hydraulique, dont les travaux furent terminés en 1 832 ; la place du Château , d'où la vue s'étend sur toute la cou

trée environnante. C'est la patrie de l'infante Dona Isabel , qui épousa le roi Don Alonso de Portugal.— Pop. 5,400 hab.

CABEZON, petit village de 700 babit., entouré de vignes qui donnent un vin rouge léger assez estimé.

VALLADOLID. — Bétels : les meilleurs sont el Parador de las Diligencias yenerales , plaza Santa-Aoa , et le Parodordelas diligencias peninsttlares, celle de la Boariza.

Valladolid , la Pineia des Romains , la Belad-Walid des Maures ( la Ville ou la Terre de Wallid), et le Valisoletùm des Latins , est située dans une vallée, sur la rive gauche de la Pivuerga , à laquelle se joint VEsgueva. Les Alamedas (lieu planté de peupliers), sur les bords de la rivière, forment une promenade charmante. Vers le N.-E. est el Prado de la Magdalena (Promenade de la Madeleine), sur l'E^ueva , qu'on traverse sur le pont central de las Chirimias. — Sur le bord de la Pizuerga s'élèvent les riantes et ombrageuses promenades de el Espolâh nuevo et el Plantio de Moreras , conduisant an beau pont.— Valladolid est la capitale de la province de ce nom , et la résidence du capitaine général de la Vieille-Castille , d'un évêché sufflragant de Tolède , d'un corrégidor ,d*un alcade-major, d'une subdélégation de police; elle possède 15 paroisses, une université, qui peut passer aujourd'hui pour la première de la Péninsule ; une académie des beaux-arts , un nouveau muséum , une bibliothèque publique , 4 hôpitaux , un hospice , un oratoire , neuf chapelles , une salle d'exposition , un beau théâtre , un palais royal , et une population de 20 à 24,000 habitanU. — La ville offre peu d'attraits aux étrangers sous le rapport de la société. Le climat, humide et froid penftant l'hiver, est brûlant pendant l'été ; Christophe Colomb mourut ^ Valladolid le 20 mai 1560 , et Philippe II y naquit le 21 mai 1527. Notre excursion, dans Valladolid , partira du pont de las Chirimias , jeté sur l'Esgueva , en suivant la rive droite de cette rivière. Dans la première rue , se trouve l'emplacement qu'occupait l'Inquisition; c'est maintenant la Chancellerie et la Prison. C'est M que ré-

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side Vaudiencia ou cour d'appel. De là, D0D8 entrons dans la pla%a de San Beniio el Viejv , et ensuite dans celle del Palacio , qui est plus vaste et où se trouve le Palais-Royal de Philippe III , édifice d'une grande simplicité , mais renfermant des objets précieux. Non loin de là , ae trouve le couvent des Dominicains de San Pabh, un des plus beaux spécimens du style gothique religieux qu'on rencontre peut-être dans le monde. — Contigu à San- Pablo , se trouve le collège dominicain ^San-GregorU) Joudé en U88. Sa façade gothique est encore plus riche que celle de Sao-Pablo. Derrière le palais, est la calle de Léon (rue du Lion), de là , on trouve la plasM des los Uones ; remontant une rue étroite , on arrive à celle de el Àtnirante , vis-à^vis de laquelle s'élève el Peniiential de las Àngustias , ou Santa Maria de las Angustias. Visitez la chapelle où est la célèbre Mater dolorosa par Juan de Juni. Cette composition respire la douleur la plus profonde et la plus vraie. EAuite, nous traversons le Puente de Magana , pour entrer sur la place de l'Université. — L'Université , fondée en 1246, est maintenant l'une des plus fréquentées de TEspagne. Près de l'Université, se trouve ei Colegio mayor santa- Cmx, l'un des six grands collèges du royaume, fondé en 1494. Le style est d'un beau gothique. Cet édifice est aujourd'hui occupé par le Muséum.

Muséum. — Les peintures médiocres sont rangées dans le Patio (cour] en trois galeries; les meilleures sont placées à l'intérieur dans des salons séparés. Dans la seconde galerie se trouve la bibliothèque du collège, consistant en 14,000 vol. Cette bibliothèque est très riche en ouvrages sur les lois civiles et en topographie ; on y trouve aussi quelques cartes et des médailles.

Il serait très difficile de donner une analyse exacte de tous les objets que renferme cette curieuse collection (1). Les toiles les

(I) Consulter le Compendio de Julien Pastor, Madrid 1843. Dans notre visite à ce iniMëe, nous suivront Tordre adopté dans ce savant ouvrage.

plus remarquablessontdues k des pemlresé- Irangers, tels que Vincente Cardueci, Ru^ hens,Arsenio ifiuca^nt, florentin; BartolonU Cardenas , portugais. Les peintures qui attirent l'attention sont celles de Rubens, de Diego Valentin et de Diego Frulos , ces deux derniers espagnols. Les autres objets dignes d*intérêt sont les bronzes de F. Leoni et les sculptures sur bois peint, dont les meilleures sont de jderruguete , Juan de Juni et Hemandest.

Au bas de l'escalier , sont placées les sculptures et les portraits de Rubens; les peintures sont en haut. — En commençant à la ENTRADA DEL MUSEO (entrée du musée) (1 ), se trouve le portrait du fondateur, le grand cardinal Pedro Gonzalès Me.ndoza, qui fut longtemps le « Teriius Rex * de Caslille. — Galeria prima. \Jk se trouvent de médiocres peintures provenant des couvents de franciscains ; les stalles du chœur, en noyer sculpté, sont rangées autour du salon , ainsi que plusieurs statues d'une assez bonne exécution. — Salon grande, no 4. Une Vierge et l'Enfant, par F, Menesses , l'élève nvori de Murillo. — Le Escalera printipal est tapissé de portraits de vénérables moines tout-à-fait oubliés maintenaot. — Galeria segl'nda. Les n^l et 2, représentant des chapitres tenus à Falladolia et à Rome, par Diego Frutos, Les qo* S k 24 représentent plusieurs passages de la vie de fray Pedro Regalado , le saint tulélaire de Valladolid. — Le Esealara segunda; n» 15 , saint François nonnissapt 6,000 moines dans le désert, en imitatkm de Jésus-Christ, par Diego FnUos^ an n« 4 , le même saint ressuscitant trente morts à la fois. — Galeria tercera. On y voit trente autres toiles représentanl les miracles étonnants de Regalado et une série de mauvais portraits de moines bénédictins.-- Grand SALON. Il reofenne, no 1 , une assomption de la Vierge , grande et belle composition; no 12, saint Antoine-de-Padoue; no 14, saint François recevant les stygmates : le paysage de ce tableau est d'une grande beauté ; no 4, San

(I) Yoyec page 85 du catalogue du Coinpe/tdio de Pastor,

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Diego, par Yieenie \Carducci (1585- 1 638); DO 5 , une Annonciation , par José Martine*. Le n» 6 représente un Bodegon (taverne), altriliué à Velasque%; vfi 15, la Cène , par Ant. Pareda, né à Valladolid , en 1599, et mort en 1678 ; no 16, âan Elias, per Diego Dias; n» 24 , une Conception* — Au centre du salon , sont les bronzes dorés du doc et de la duchesse de Lerme , par Pompeio Leoni , de Mi Un , provenant de San-Pablo , lors de sa destruction. — N»* 3 et 4 , les deux Anges placés près: de TAssomption , de Rubens , sont sculptés par Hemandei ; — les n*» 5 et 6, San Miguel et san Juan, sont sculptés par Berrugnete , ainsi que les stalles qui entourent ce salon. — Sala primera, nos 5 et 9, san Francisco , deux belles toiles par F. Cardttcci.— No 8 , le jubilé de la Porciunculay par Diego Valentin Dia%, -^ No 1 5 , saint Dominique faisant J 'aumône, par Bart. Cardenas. — N© 33, une Descente de croix , par Leandro Bas- Mflo. — Sala segunda , no % , saint Pierre, par Ribera. — No« 4 et 10 , Adoration des rois et des bergers, par B. Car denag. — Sala tercera , n© 2ii9, la Vierge et TEnfant, et no 33, sainte Anne et l'En- £int. — Sala cuarta , no 1 , une Sainte- Famille . provenant de san Benito , vraie Peinture florentine , et le chef-d'œuvre de auteur: il est signé Didacus Dizas Pictor; 1621, et non 1671, comme l'annonce le catalogue — Les no» i, 5 et 6 sont attribués à Rubens. —Salk Quinta, nos 20 et 22 , passage de la vie de saint Dominique, par B. Cardenas; un beau crucifix en bronze, par Pompeio Leoni. — Sala 8E8TA , no 3 , saint Joaquin et un enfant , attribué à Murillo. — no 8, saint Pierre, par Ribera. — Sala setima, no 2i, un retable sculpté , avec d'anciennes peintures représentant saint Jean , la Vierge et saint Benoît — Sala novena, n» 16, Si Bruno , par Zurbaran ; no 1 8 , une Annonciation , par Alessaodro Broniino. — Sala décima , no 13, la Légende du cep de vigne , ouvrage curieux ; no 24 , le Christ , la Vierge et Madeleine , par Ribaî^ ta (douteux).

muséum , car l'artiste ne peut aller nulle part étudier mieux la grande école castillane: il faut commencer par la Sala primera , no 1 , trois petites statues , par Bcrnigueto ; no 2, Santa Teresa de Jésus, chef-d'œuvre de Hernand€%; no 3, par le même, saint François; no 7, du même, le Christ portant sa croix , superbe exécution ; no 11 , Sépulture du Christ , très bel ouvrage, par Juan de Juni ; no 14, une autre sainte Teresa, par Hemandez; no 16, san Antonio , par Juni; no 18 , une Vierge dans le genre de Murillo , donnant le scapulaire à Simon Stock , par Juni ; no 20 , saint Bruno , belle exécution , par Juni ; no 22 , une belle Vierge , par Hernandcz ; no 24 , saint Antonio , le premier ermite , par Juni. Observez aussi toutes les char* mantes statuettes de Bermguete. — Sala SEGimDA, no 5, bas-relief gothique très curieux ; no 28 , san Dimas , te bon larron, par Hemandez ; no 29, la mort du Sauveur parle même, belle composition. — Sala tercera , no 23 , la Pieta , par Hemandez , beau travail ; du même artiste , les nos 26 et 27 provenant des Augustins; le bon et le mauvais larron , par Léon Leoni ; no 36 , le Baptême du Christ , par Hemandez , beau travail; no 37, du même, l'Ensevelissement du Christ. — Sala de JuNTAS, no 16, le portrait du cardinal Mendoza. — Remarquez aussi les statuettes et les crucifix , ainsi que les nos 34 et 35, les eacritorios fbureaux), les tables, et divers ornements a autel.

La Cathédrale. — La façade de celte métropole est d'ordre dorique; des quatre tours qui devaient orner l'édifice, une seulement était terminée quand elle s'écroula le 31 mai 1841 . L'intérieur de l'église est simple , sans ornements et respire la vraie grandeur architecturale. Sa forme présente un quadrangle oblong de 137 met. de long sur 134 de large. On y admire les belles peintures florentines représentant la Crucifixion et la Transfiguration , par Luca Giordano, ainsi que la chapelle et le mausolée du comte Pedro Ansurez. — Le trésor renferme une magnifique Custodia (tabernacle) en argent , chef-d'œuvre de

Nous recommandons surtout au voya- Jt/an d'Arphe, de 1590, représentant geur les sulpturcs que renferme ce curieux | Adam et Eve dans le paradis terrestre. —

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V église de la Cru* ; sa feçade est élégante , et rintérieur est un véritable muséum. On y remarque YEcce Homo , le Christ au Jardin des Olives , le Christ au Pilier, une magnifique Descente de Croix et la Mater dotorosa ou la Virgen de Candelas.

La Plaia Mayor est d'un style et d une grandeur très imposants : elle est ornée de porliquesspacieux soutenus par plus de 400 colonnes de granit. C'est l'endroit le plus fréquenté de la ville , et où se trouvent les plus beaux magasins. Le côté S., la Acera de san Francisco , est la promenade d'hiver. — La place Campo-Grande , que traverse la route de Madrid à Valladolid , par la belle Puerta del Carmen , sur laquelle s'élève la statue de Charles m ; c'est sur cette place qu'avaient lieu les Hulo-da-fét les joutes et les tournois. C'est là que le voyageur doit aller pour se former une première idée de la société de Valladolid , pour y connaître les modes , les costumes et les usages. Parmi les édi fices qui bornent la place , on dislingue S. Juan de Lairan , l'cglisc gothique de la Hagdatena, qui fut bâtie en 1570. Le grand retable , d'ordre corinthien , est un chef-d'œuvre d'Estaban Jordan ; on y remarque surtout les npOtres saint Pierre et saint Paul et la Madeleine, ainsi que l'Ascension de la Vierge et une Adoration. Le corps du fondateur repose dans cette église ; sa statue , en marbre blanc , csi couchôc sur un beau sarcophage , ouvrage de Jordan. — L'ilnf ii/iia est une église paroissiale gothique du ii« siècle ; sa tour est romaine et ressemble beaucoup aux églises lombardes. On admire, dans l'intérieur, un retable , par Juan de Juni ; c'est une des sculptures les plus remarquables de Valladolid.

Moyens de locomotion. — Diligences pour la Corognc, Pulcncia,Santander, Léon, 6urg(>s,Salaiuanquc,ScgovieclMadrid.Galeros (chariots couverts) et ordinariM (ordinaires) ]>our Zamora et Avila; bateaux sur le canal qui conduit à Palencia.

OLMEUO. — Auberge : Parador de los Viicainos, où descendent les diligen ces. — Cette petite ville possède 5 églises roissiales, deux hôpitaux et 2,200 hab.

Sa plaine abonde en blé , orge , sâgle , avoine et vin assez estimé.

A Olmcdo , la route de Madrid se Infurque : la branche de gauche suit la valléa de l'Eresma et le canal deCastiUe jusque Ségovie. Celle que nous suivons inclint vers la droite et conduit, à travers un pays de plaines, à la Venta de San Cristobal^ puis à

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