‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 312 sur 471 · BOUTS 585. — D*ÉCIJA A SEV1LLE · texte numérisé non relu

BOUTS 585. — D*ÉCIJA A SEV1LLE

DE nUBRID A CORBOVE (CORDOBA),

Par Manzanàres et Baylen, 66 1. 4/2.

De Madrid k Baylen {v. route 580), 48 1. De Baylen k Cordoue (v, route 584), 48 1. 4/2

DE CORBOVE A IMl^JrA y

La Garleta.

ECUA.

A )a sortie de Cordoue, on passe le Guadalquivir sur le pont dont nous avons parlé.

EoJA. — Hôtel : la Poste. — Province et archevêché de Séville , chef-lieu du partido de son nom , est située sur le Jenil , un des grands tributaires du Gua> dalquivir. Du temps des Romains , Ecjja Uistiji) était une cité aussi importante que Coidoue et Séville ; maintenant ce n'est

plus qu'une ville bien bâtie, mais peu in* téressante ; son climat est si chaud qu'on rappelle la Sar/entito (poêle à frire) de l'Andalousie.

Visitez la vaste PZoM ainsi que les tours' de l'église; les colonnes de l'église â»anto- Barbara et Santa-Maria sont romaines.

ECUA se trouvant sur les routes royales de Madrid k Séville et à Gibraltar, le voyageurest assuré d'y trouver des voitnrea pour les divers points de ces deux grandea

d'ÉCIJTA a mSWMMàWJRy

Par Cabmoma et Mairbna, 45 1. 4/4.

La Liûsiana.

Carmona.

El Viao.

Mairena

Alcala de Guadaira.

SÉVUXE.

CARMONA (la Karmuhàh des Maures).

— Hôtels : Fonda de las Diligencias et la Posada , ntuéesur la P/asia .---Cette ville, avec sea murailles et son chiteau, présente 00 aspect très roipantique.

CurUmtés : la Tour de S. -Pedro, imitation de la Gtroida de Séville; les mit-

railles massives et arquées , de construction mauresque , qui s'élèvent è l'entrée de la cité ; l'Université, dont le patio est mauresque et l'église d'un excellent gothique. On y voit une Descente de Croix de Pacheco. La promenade est agréable et très pittoresque. La porte par laquelle nous entrons , et dont l'aspect est si remarquable , a été élevée sur des fondations romaines, dans les styles dorique et ionique. — VÀlea%arf qui domine la ville, offre une ruine superbe et une vue magnifique. — Pop. 20,000 hab.

ALCALA DE GUADAIRA, vUle située

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BOUTE 58). — D*ÉCIIA ▲ SBVILLB.

sur un sol élové ; sa posada est très fréqucnlce.

Le château est un des plus beaux édifices mauresques de TEspagne. Au-dessous de cette forteresse se trouvait la cité arabe, dont il ne reste plus qu'une petite mosquée. L*église San-Sebastian possède des tableaux de Fr. Pacheco, beau-père de Velasquez , et l'église de Santiago , un Purgatoire t du même artiste.

Alcala approvisionne Séville de pain et d'eau ; les flancs de la montagne sont traversés par des tunnels , qui conduisent à Séville une eau aussi pure que limpide.

SÉVILLE. — Hôtels : Fonda de Europa, calle de Gallegos; prix : 50 féaux par jour ; — la Reyna , calle de Jimios , ancienne posada espagnole , tenue par un Portugais très poli ; — Fonda de la Castana , calle de Burro , n<> 5; — la Union , calle de l'Union. — On trouve encore plusieurs casa de pupilhs (pensions bourgeoises), très décentes, aux prix de 15 à lO réaux par jour : Tune est située dans la calle Gall^os, et une autre, no 10, calle de la Sierpe. Les restaurateurs el Sui%o , calle de la Sierpe, ou Florencio^ tfi 59, calle Genco , procurent des logements et servent à domicile : on y «itne très convenablement. Tous ces établissements sont situés dans la partie la plus fréquentée de la ville. Le voyageur aimant lecomforl, devra se loger près de la plaza San-Francisco, et, s'il désire passer Thiver k Séville , calle de las Armas, ou dans la paroisse San-Vicente , quartier de l'aristocratie.

Antonio Bailli est un excellent guide , non-seulement pour la ville, mais encore pour toute l'Espagne : c'est un garçon réjoui , poli et honnête, parlant l anglais et le français. Un autre guide très intelligent et parlant plusieurs langues , est Gustave WiUinskif n» 34, calle de Amor de Dios: on peut le demander à ThOtel de l'Europe. Gaetano Peikler, n» 3, calle de los Menores , est aussi un excellent guide : né en Espagne , quoique Allemand d'origine , lil parie bien le français el l'anglais ; il vend aussi des copies de tableaux , des figures d'argile , etc.

Les ouvrages k consulter : Historia de SeviUa, par Alonzo Morgado, fal. i^V,

Historia de Sevilla , par Pablo de Espinosa de los Monteros, fol. en 2 parties, 16â':-30 ; Àntiquedades de Sevilla , par Rodrigo Caro, fol. 1654; Anales Eceleiiasticos , par Diego Ortiz de Zuniga, fol. 1677, etc. Descripcion arlistica delà Cathedral de Sevilla^ par Jean Bemni* dez, in-8, 1804; la pinlura de la Escuella Sevillana, Cadix, 1 806 , ainsi qat l'ouvrage récent Sevilla artistica, par J. Colon y Colon, 1841; pour les antiquités ecclésiastiques , Florcz , Esp. sag . ix ; ensuite , Pons , Yiojge ix; Sevilla piniuresca , par José Amador de los Rios , in*!*, 1844. Le voyageur fera bien de se prooinerle petit Guide des rues, le CoH^ero, publié par Alvarez.

Séville, avant les Romains , s^appeliit Hispal , c'était un établissement phénidei lié à Gaddir et k Cordoue : les Romains irent de son nom Hispalis ; puis les Masres Ishbilia , d'où dérivent Sibilia, S^ villa. Jules César fat réellement le seooni fondateur et bienfoiteor de Séville.

Séville est une des villes les plus agnétbles de l'Espagne , au printeiips el en anlomne surtout ; les théâtres sont passables; le carnaval amusant; les danses natioznies ont un cachet oriental plein d'attrait.

Séville est renommée pour ses oombate de taureaux. Les cérémonies religieuses y sont sans rivales, principalement celles de la semaine sainte , de la Fête-Dieu , de la Saint-Jean et de Noël.

SÉVILLE » capitale de la province , capitainerie-générale , archevêché et partida judiciaire de son nom; place d'armes et port d'exportation et d'importation poir l'Amérique , l'Afrique et les Indes, esl aituée sur la rive gauche du Guadalqumr.

Sa circonférence, avec ses faubomï^ , a près de 4 lieues et demie ; elle est eiito»' rée de murailles mauresques en fc^n'a (te* chis), pourvue de 66 tours et de 15 par* tes. ---Séville est le siège d'un archevêefci quia pour suflragants Cadix, Malaga, Cetta , les Iles Canaries et Ténériffe , et la it* sidence d'un capitaine-général et d'ÉM Audiencia : elle contient 28 paroissaB , 1 9 chapelles ou oratoires , 10 faoboiBfi, dont celui de Trtana est spécialeoKntpeaplé pardesaaltiinbafiqaes, des femmes saM

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ROUTE 585 — D*ÉCUA A SÉVILLE.

aveu, des fraudeurs , des majos , etc. On y compte 91,400 hab. sans la garnison et les étrangers; plusieurs casernes, prisons et hôpitaux; un Âloa%ar royale une plaza de Toros , deux Théâlrts ; un Liceo , un Muséum et une Bibliothèque publique , une Université et de belles promenades ; mais tout son orgueil est dans cette épithète : Mtty Ital y noble (très loyale et très noble); Ferdinand VH y ajouta : Muy htroica (très héroïque).

Séville est une cité toute mauresque :

ses plus belles maisons sont encore celles construites sous les Arabes ou d'après leurs modèles; elîes présentent un aspect charmant et unique en leur genre ; dans la Altmeda Vieja sont deux colonnes romaines; dans la calle Àbades , n« 22, se trouvent plusieurs tombeaux souterrains. Dans la calle de la Cuna, n<» 8. on a découvert un aqueduc romain dans lequel coule une eau firaîcbeet abondante. Don Juan Wetherel, plaxa San^Bartolome , 18, possède une eoilection d'antiquités romaines et mexicaines. Mais on peut dire que cette noble cité est elle-même un muséum d'antiquités mauresques ; les lieux les plus favorables pour observer les plafonds arabes, les marqueteries en bois, les panneaux en stuc et les riches et élégantes fenêtres (ajimes), sont l'Alcazar, la calle Pajaritos , n» 15, casa Prieto , dans calle Naranjos et casa Mootijo, derrière la paroisse Omnium Sanctomm. — Il existe encore un très grand nombre de maisons mauresques. Les rues, en général , sont étroites ; c'est aoe sage précaution contre les grandes chaleurs d'été.

Curiosités : la Tour de la cathédrale , k Giralda (statue girouette). Ce magniflque beffroi, le seul dans son genre en Europe , fut construit en 1196, par Al Geber, eélèbre architecte. Cette tour était de 230

Çiëds, elle fut exhaussée de 100 pieds, en K68, par Femand Ruiz , qui y éleva ce riche beffroi en filigrane , dont on admire h délicatesse et la légèreté. Dans les grandes cérémonies , il est illuminé pendant la ta nuit et semble un immense lustre sus penda ii la voûte des cieux.

La merveille de la Giralda , c'est Vhor- \oge y chef<d'<euvre d'un moine augastin ,

nommé José Cordero, en 1761. La petite coupole qui s'élève du centre de la plateforme est couronnée par el Girandillo , statue de femme en bronze , représentant la Fé(la Foi), et tenant à la main le labartim; elle a 14 pieds de haut, pèse 2,800 livres, et tourne cependant au moindre souffle du vent. — Le Sagrario , ou église paroissiale; la Cathédrale, édifice gothi-

?ue ; la Bibliothèque du chapitre , appelée 'olumbina, parce qu'elle fut léguée par le fils de Christophe Colomb. Elle renferme près de 18,000 vol., parmi lesquels on distingue ceux qui contiennent des notes écrites de la main de l'illustre navigateur.

En montant l'escalier, on voit le tombeau de Inigo MendoM , de 1497, et dans le Cuarto de los subsidios^ une Piété , par Juan Nnnez , un des plus anciens peintres de Séville. Le Sagrario ou église paroissiale , annexée è la cathédrale , renferme de belles sculptures. La Cathédrale est la plus vaste , la plus belle de l'Espagne. On en admire toujours l'aspect majestueux et grandiose.

La Mosquée , sur l'emplacement de laquelle elle est bâtie , fut abattue pour faire place à l'église que nous admirons aujourd'hui. Sa forme est un carré oblongde -131 pieds de long, sur 315 de large; on y compte sept ailes , dont les deux latérales sont converties en chapelles ; la nef centrale est magnifique et d'une hauteur étonnante (145 pieds); au Cimborio ou transseptduddme, elle est de 171 pieds; le dallage , en marbre blanc, alterné de noir, est d une grande beauté.

En entrant dans la cathédrale, on remarque & l'extrémité 0. de l'aile centrale la tombe de Fernando , fils de Christophe Colomb. On compte dans cette belle basilique 93 fenêtres ; celles dont les vitraux sont peints passent pour les plus belles de l'Espagne. Les orgues sont surchargées d'ornements de mauvais goût , mais ma* gnifiques. Le buffet de gauche , construit en 1792, a 5,300 tuyaux et 100 touches de plus que celui de Harlem. On admire une Vierge sculptée par J. Montanes , la grille du chœur, les stalles , le siège archiépiscopal , le lutrin , les deux chaires et la gfîlle principale, ainsi que celles des cO-

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ROUTE 585. — d'ÉCUA a SÉViLLB.

lés ; le retable gothique du mattre-rautel , divisé en ii comparlimeiits, dont les sculptures représentent des sujets sacrés de VÂncicn et du Nouveau Testament et de la vie de la Vierge ; le rispaldo del altar (derrière de Tautel), qui est du plus beau gothique ; les chapelles latérales , à partir de la porte du Sagrario , qui renferment quelques belles toiles d'artistes de Séville, entre autres un Ange gardien, par Murillo ; une Nativité , par Luis de Vargas ; une Nativité , de Fra Antolinez , et un Mariage de la Vierge^ par Valdes Leal ; une statue de tan Hermenigildo , par Montanesetle magniGque tombeau de Tarchevêque Juan de Cervantes, œuvre de Lnren%o de Marcandante.

L'intérieur de la Cathédrale elles Chapelles renferment un assez grand nombre de bonnes toiles des peintres suivants : Murillo, Serrera, Goya , P. Campana , Cespèdes , Alonso Cano , Zuharan^ Valde% ; et des statues d'un grand mérite que notre cadre ne nous permet pas de décrire en détail.

La Sala capitulât est ornée des portraits des rois d'Espagne, depuis Âlouzo III jusqu'à Chartes V.

La Capilla Real peut être considérée comme une église paroissiale ayant son clergé particulier. Les statues des apdtres et des évangélistes qu'elle renferme sont de Lorenzo del Vao et Campos.

Sur l'autel , se voit la Virger^ de los B.^yes, image miraculeuse donnée à saint Ferdinand par son cousin saint Louis de France. Devant Vautel repose le corps de saint Ferdinand dans une châsse d 'aident.

UAlcaiar ; on y pénètre par deux portes, Tuae appelée de las Banderas; l'autre, de Monter ia. Cette vaste et magnifique résidence royale présente un singulier mélange des styles oriental , gothique et moderne , qui produit un effet admirable ; l'intérieur renferme une multitude d'antiquités précieuses ; on y comple 78 appartements principaux, décorés d'ornements en stuc.peints, dorés, ciselés, mosaïques, festons, inscriptions, arabesques, dont on a peine à se figurer la profusion et la délicatesse.

L'i4/caAar, Âl-Kasz (maison de César), fut élevée sur l'emplacement de celle du

préteur romain, dans les x« et xie siècles.

— On y remarque les colonnes romaines à chapiteaux gothiques qui sont à rentrée du ve>libule. Le grand patio, de 70 piedi de long sur 5i de large. Le petit el cWmant patio de la Munecas el les salles qui en dépendent , la salle des ambassadeurs , dont les décors sont d'une grande richesse ; les chambres mauresques , qui font face au jardin ; la chapelle d'Isabelle.

— Dans les jardins, qui sont peui-étre les plus curieux de l'Europe , on doit visiter k kiosk d'A^ulejo , situé au nord du jardÎA.

Le voyageur devra visiter la Juderiët quartier des Jui& , labyrinthe confus de ruelles ; c'est dans ce quartier que se vol encore la maison Murillo.

La grande Pla%a est située au cenbe de la ville.

Les plus beaux tableaux que renferw Séville se trouvent dans la cathédrale, dan la Caridad , dans le Museo et à rUnifo^ site. — La Caridad, ou maison de iAttrite pour les vieillards , est située h^re ks murs, près de la rivière; on voit, dans l'église, au mattre-autel, la belle Deseenie et croix, sculptée et dorée , chef-d*œoYre de Pedro Roldan ; sous le Coro,le Triùmpks du temps, et un Prélat mort, par J. Valdes Leal.

Les Murillo qu'on Irouve oiainteiait dans la Caridad sont un Enfant-Jétm , peint sur bois ; un saint Jean^ conipositifla riche , à teinte brune ; un San Juan 4s Bios , digne de Rembrandt ; les Pam f Peces, ou les Pains et les Poissons; Moïse frappant le Rocher , deux chefrd œuvre de grande dimension.

Depuis la suppression des couvents, li Merced est devenue le muséum nationale tableaux et d'antiquités. Ce bel édifice tt fondé en 1249, par saint Ferdinand; 1i Patio et les ÀMdejos sont du temps di Charles V. ^

Le Museo de Séville est le premier sée provincial de l'Espagne.

A l'entrée du musée, se voitIabe& croix en fer, de Sébastien Coride. -^ Oay remarque : V Apothéose de SaîtU Thomus d'Aquint pw F- Zurbaran. — Les ' toiles remarquables de ce msîlre SanEnrique de Sufon^ Son Mmù Ber-

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BOUTE 585. — D*ÉCIJA A SÉVILLB.

cram et le Padre eterno ; San Bruno devant Urbain II; la Vierge protégeant les moines , et San Hugo dans le réfeetoirey toiles encore admirables, quoique mal restaurées.

De Juan de Castillo , le maître de Murillo, une série de cinq toiles, particulièrement VAnnoneiaiion , la Visitation , la Nativité t V Adoration et le Couronnement de la Vierge.

Les œuvres de Murillo sont placées dans la sala de Murillo. On y remarque surtout : Santo Thomas de Villa-Nueva , que le peintre appelait sonproore portrait; San Félix de Cantalicio , chef-d'œuvre de coloris et de délicatesse; las Santas Justina y Ru/ina , peintes dans sa manière hardie; la Nativité, V Adoration des Bergers , San Leandro et San Buena Ventura , San José , San Juan con el Cordero ; la Vierge et V Enfant , qu'on appelle la Servilleta^ Saint François embrassant le Sauveur cruci/iéy la Vierge et les Anges avec le Christ mort V Annonciation , le San Antonio , supérieur à celui de la cathédrale ; San Félix , demi-grandeur; mais la perle de toutes ces toiles est la Conceptiony jadis l'orgueil du couvent des Capucins

VUniversitéy bfttie par les Jésuites, en 1565-79. Cet édifice est le second mu séum de Séville. L'église mérite une attention particulière. On y remarque le magni fique retable corinthien, trois grandes pein tures, par Bœlas, représentant une â»atn/e Famille avec des Jésuites , une Nativité et une Adoration; une Annonciation ^ par Pacheco ; un Saint Jean VEvangé liste et un Saint Jean- Baptiste , par Alonso Cano ; les statues de Saint Pierre et Saint Paul^ par Montanes ; une petite peinture où se trouve VEnfant sauveur , par Roelas.

Séville comptait jadis 140 églises d'une grande richesse ; beaucoup ont disparu ; les plus intéressantes de celles qui existent encore sont : San Lorenw , qui tme Conception j par F. Pachecô; une Annonciation, par Pedro de Villegos Marmolejo. Sur le retable sont quatre médaillons et San torento, par Montanes.

San Clémente , où l'on voit un splen-

dlde plafond par Alerce , plusieurs bolles roules

peintures, et unStJean-Baptiste , sculpté par Gaspard Nunez Delgada « remarquable. San-Miguelf édifice très ancien, avec la statue du saint , œuvre de Boldan ou de sa fille : les piliers avec leurs chapiteaux, ainsi que le Christ, par Montanes , mérite l'attention. Les toiles attribuées à Raphaël et à Van-Dyck ne sont que de mauvaises' copies.

San Andres, qui possède une Conception, par Montanes , et pln&ieurs petites peintures, par Villegas.

San Pedro, avec une tour mauresque , un beau plafond, un retable remarquable , et des peintures par Campana et Roelas.

Santa Maria la Blanca , dans laquelle on admire une Cène de Murillo ; un Christ mort, par L. de Vargas, belle toile , mais cniellement injuriée.

Colegiata San- Salvador , ancienne mosquée , a un S.-Crislobal , de Montanes ; un Crucifix miraculeux ; el Cristo de los Desemparados, orné d'un très grand nombre de peintures et de tables votives.

San Vicente, qui date de l'an 500; saint Isidore y mourut en 656. A l'extérieur, on a peint le saint avec ses attributs ordinaires ; dans l'intérieur , on remarque un Christ , par Morales , et plusieurs autres grandes toiles, par Francisco de Varela.

Séville est entourée de feubourgs; sa ceinture de murs mauresques est d'un haut intérêt.

Las Delicias sont une promenade charmante sur les bords du fleuve. — Près de là est \e jardin botanique.

A une des extrémités de la promenade se trouve le collège nautique de San- Telmo , le patron des matelots espagnols.

Les olives et l'huile de la Bétiquc , si lenommées dans l'antiquité , forment encore aujourd'hui une riche branche des produits de l'Andalousie. La contrée située entre Séville et Alcala , est une des plus riches de l'Espagne

Voies de Communication. De Séville, nne grande roule conduit à Badajo% , par Zafra; à Trujillo, par Zafra et Mcrida; à Madrid , par Ecija , Cordoue , Andujar, Manzanarès et Aranjuez; h Malaga, par Osuna, et à Cadix, par Xerez.

On trouve des voilures sur ces diverses

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BOUTE 586. — d'ëCIJA a CADIX.

Par Alcala de Guadaira et Jerez de la Frontera, 55 I. 4/4.

DTcija à Alcala (v. route précédente). 131. 1/4 Ulrera. ^ Jerez ou Xerez. U Puerto de Santa-Maria. 2 1/4 Puerto Real. 1 5/4 San-Fernando. 2 Cadix. 2

XEREZ ou JEREZ DE LA FRONTE Rà. Cette ville est située au centre de collines couvertes de vignobles qui donnent le fameux vin de Xerez. — Hôtels : de San-Diooisio , passable ; — * Posada de Consolacion ; — Parador de la diligence , bon^

Xerez est une vaste ville maureitque, mal bâtie , mal arrosée , où Ton trouve encore quelques sculptures antiques mutilées et une partie des murailles et des portes de la vieille ville; les fisiubourgs, plus réguliers et mieux bâtis , sont la résidence des riches marchands de vins. UÀlcawr mauresque , situé près de la promenade publique, est un édifice bien conserve.

Pop. Sl.OOOkab.

De Xerez , une caîua conduit pour un dollar à el Puerto de Santa-Maria; d*el Puerto , on peut aller à Cadix par le stea mer ou parla route de terre.

Peu après Xerez , la route gravit une chaîne de montagnes couronnée par un plateau appelé à juste titre la Buenavista ; de là , en effet, le regard embrasse le magnifique panorama de Cadix et de sa baie.

PUERTO DE SANTA-MARIA, ville située sur le penchant d'une riante colline , dont le rio Guadalele arrose la base ; les maisons sont, en général, bien bâties ; la rue Larga est magnifique , tant pour son étendue que pour la beauté de ses édifices. Les nouvelles places sont jolies ; sur le quai se trouve la station des bateaux à vapeur qui font le service entre cette ville et Cadix. — Pop. 47,000 kab.

SAN-FERNANDO, capitale de TUe de Léon , province de Cadix , et chef-lieu du partido de son nom ; cette ville déchue est encore assez étendue et d'un aspect assez gai. Les, deux plus belles rues sont la calle Real et celle del Rosario. Un peu au-dessous de la ville se trouvent les Salinat , marais salants qui présentent des piles e<H. niques de sel d*un écbt éblouissant aux rayons du soleil. — Pop. 48^000 h. .

CADIX. —Hôtels : Posada inglesa , tfi 342,Alamcda, parfaitement tenue par M.

Ximenez , Maltais , homme fort poli , qui

Parle anglais et connaît très bien Cadix ; auberge Wall est bonne , et le prix est de 30 réaux par jour ; on trouve des posadas françaises , calle de la Came , n« 5, et calle de Riego , moins chères que les

glaises.

Cadix , bien qu'une de plus anciennes villes de TEurope , oSre Taspect d'une cité nouvelle ; elle est bien bâtie , ses rues soat bien pavées et bien éclairées. — Au lieu de 100,000 habitants qu'elle avait autrefois, elle n'en compte aujourd'hui que 59,000.

Cette ville, purement commerciale, n'offre aucun intérêt aux artistes ; Tappaovrissement général et l'esprit mercantile y rendent la société peu attrayante ; les femmes, cependant, sont charmantes; la beauté de leurs formes et la grâce de leurs manières sont vraiment séduisantes.

Curiosités : le nouveau Museo , qui contient de 50 k 60 toiles de second ordre , avec quelques centaines de volumes et autres peintures , abandonnés aux vers cl à l'humidité. Les seuls morceaux dignes d'attention sont : de Zurbaran , le San Bruno; 8 moines, figures plus petites que nature ; deux Anges , dito , et six autres plus petits ; les Quatre Evangélisles, San Lorenio et saint Jean-Bapliste; une Vierge de la Faja , copie d'après Morillo , par Tobar ; un San Agusiin , par L. Giordano ; un S. Miguel et Vesprit ma-

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.BOUTE 587. — d'BCIIA A ALGECIBAS.

lin, et ï Ange gardien; on Jugement dernier^ faible imitation de Nicolas Poussin. — La nouvelle plaza de Toros ; deux Théâtres.

Pour jouir d'une belle vue de Cadix , il faut monter sur la Torre de la Vigia. -^ Les remparts qui bordent la mer ont près d'une lieue 1/2 de développement et sont très remarquables, ainsi que les batteries et les rochers élevés qui complètent la défense de la côte. Los capuchinos^ ou couvent de San- Francisco , est occupé par Tàca- La chapelle renferme le Mariage

de sainte Catherine , de Murillo , et un san Francisco recevant les stigmates , du même. La Casa de Misericordia est un des établissements de charité les mieux tenus de l'Espagne ; la calle Àneha est une belle et large rue , bordée par les plus beaux magasins de Cadix.

Les bateaux à vapeur anglais font le service entre Southampton, Cadix , Gibraltar, Lisbonne, Oporto, Vigo.

D'autres steamers , communiquant avec Marseille , touchent aux principales villes du littoral méditerranéen.

Par OsoNA et Ronda, 23 I. ^/2.

Cortijode Bacarejo.

Osuna.

Saucejo.

Venta de Granadar.

Ârroyodela Limada.

Ronda.

Atajate.

Guacio.

Venta del Acebuchal.

Venta de Gamez.

Algeicras.

OSUNA , province et archevêché de Sévitle , chef-lieu du partido de son nom , est située dans un sol fertile ; — du haut du château se déroule un beau panorama de la ville et de ses environs. La Colegiata de style gothique et gréco-romain, est une belle église ; on y voit une grande Crucifixion de Ribera, et plusieurs autres tableaux du même. — Visitez lessouterrains, le Patio del Sepulcro , et la sacristie, où se trouve un Christ de Morales. — Popul 45,000 hab.

RONDA , ville de l'ancien royaume de Grenade , province et évêché de Malaga et chef-lieu du partido de son nom , dont les habitants sont , en général , hardis , braves , contrebandiers , intrépides toréadors. — Hôtels dans la vieille ville : posada de las Animas, assez bonne : — la Pastilleria,

de Cuatro Naciones , bonne cuisine , prix un peu élevés. Dans la nouvelle ville : posada San-Cristobal , située dans la calle del Alberto.

RONDA , située sur une chaîne de rochers qui bordent la rivière , n'est accessible que par une étroite montée défendue par un château mauresque. Le voyageur, ami du pittoresque , descendra au moulin qui se trouve au-dessus du vieux pont de San-Miguel , la scène est incomparable. — Dans la ville, il faut visiter : le Couvent des Dominicains et la Tour maurescjuc située au bord du précipice ; une autre tour mauresque , dans la calle del Puenie Viejo ; la calle San-Pedro , où se trouve la Casa del Rey Moro ; la Mina de Ponda, escalier taillé dans la roche et conduisant à la rivière, ainsi que la singulière grotte creusée par des esclaves chrétiens, enl 542 .

Ronda est une vieille ville .mauresque , aux ruelles tortueuses et inégales; les maisons , en général , sont petites , avec des portes &iles en beau bois de noyer qui abonde dans le pays , ainsi que les autres arbres à fruits. Les poires et les pommes y sont très renommées.

La Pla%a de Toros est dans la nouvelle ville, ainsi que la Alameda, couverte de rosiers , et d'où l'on jouit d'une des plus belles vues-da monda. Les foires et les fS-

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BOUTE 590. — DB SKVTLLE A HCBLTA.

ies (Fietias), y sont très animées; mais c*est surtoui le 20 mai que Honda exhibe ses taureaux et ses majos dans toute leur gloire. On y vend beaucoup de cuirs pour sellerie, des guêtres brodées , etc. — Pop 48,700 hab.

ALGECIRAS. Chef-lieu du partido de son nom , province et diocèse de Cadix , situé dans un lieu retiré , mais très agréa

ble : on y trouve deux posadàs très décentes , surtout celle de TUnion. — Cette ville est très bien bâtie, possède une belle Plaw, de Toros et une charmante Âlameda.

—Pop. H, 000 hab.

On va d'Algéciras à Gibraltar, soU par la baie, qui est large d'environ 2 1., soit par la route de terre , jolie promenade longue d'environ 3 l. 1/2.

ParRoDO, ^^ 1. -1/2.

Herrera.

Roda.

Mollina.

ANTEQUERA.— Hôtels : la Corona; de Pedro Ruiz. —Ville propre et bien bâtie, possède une Colegiata, un château mauresque construit sur des fondations romaines , et une ancienne mosquée. 11 y a

dans la plaine un lac salé. — Pop. 20,006 hab. — De la Torre Mâcha , la vue est admirable.

Àntequera étant au centre des communications entre Séville , Malaga et Grenade , le voyageur y trouvera des galeras poor Séville, Cadix et Grenade, des carosse et autres voitures pour les mêmes destinations et les autres points de rÀndaloasie.

DE MADRID A HÉVMEJLIË ^

Par Baylen, Cordoba et Ecua, 90 l. -1/4 De Madrid ^ Baylen (v. route 580), 48 1. De Baylen à Cordoba (v. route 584) , 4 8 1. 4/2- De Cordoba k Ecija (v. route 584), 8 l. 4/2. D'Ecija à Séville (v, route 585), 45 i. 4/4.

DE HÉVEWaMaE a WÊMJEMiJrAf

Par LA Palma et Niebla, 461.

San-Lucarla Mayor.

Niebla.

Manzanilla.

San-Juan del Puerto

La Palma.

HUELYA.

Yillarrasa.

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ROUTE 593. — DE CADIX A séVILLE.

HUELVÀ, VOnuba des Phéniciens , communications avec le Portugal , Cadix

ville fondée 1095 ans avant J.-C, capitale de la province de son nom et chef-lien de pariido , est située aux confluents de TEdel et du Tinto. C'est un port de mer dont les

et Séville , entretiennent Taclivité ; on y trouve deux posadas passables et une population de 7,000 hab.

DE SÉVIIiIi£ A JLWTEflVKRA,

Par Mairena et Osuna, 25 1.

Alcala de Guadaira.

Mairena.

Marchena.

Osuna.

Pedrera.

La Roda.

Mollina.

Antequera.

MARCHENA , ville située sur une éminence, avec un ancien château. Cette route ne voit de voitures que pendant Tété ; la galera qui la dessert met six jours pour aller de Séville à Grenade , 36 1. — Les posadas qu*on y trouve sont si mauvaises, qu'il est utile de se munir de pnwisions. — Pop. 4S,%00 hab.

ANTEÛUERA(v. route 588).

DE lEABRID A CAVOL,

Par EciJA et ^eres ou Jerez , ^ 1 0 l. <! /4 .

De Madrid ^ Baylen (v, route 580), 48 1. De Baylen à Cordoba (t;. route 584) \% 1. 4/2. De Cordoba à Ecija (v. route 584), 8 L 4/2. De Ecija k Cadix (v. route 586) , 55 1. 4/4.

de CADIX A SÉiniiIiB,

Par Xerez ou Jerez, et Alcala de Gdadaira, 57 L '1/4.

De Cadix k Alcala de Guadaira (v, r. 586 et lisez en sensin?erse). De Guadaira , en deux heures de marche , sur une belle route et à travers un pays délicieux , on atteint Séville (t;. r. 585).

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778 BOUTS 596. — DB HDBLTA A ATAUORTE.

DE CABIIL A HÈWËMàl^f

Par la sapeur.

Trois routes relient Cadix à Séville : la meilleare et la plus suivie aujourd'hui est celle du Guadalouivir par les bateaux à vapeur; la secoQoe, desservie par la dili* gence , passe par Xerez {v. route 585 et lisez en sens inverse); la troisième est moitié par terre, moitié par eau ; ces deux dernières voies offrent peu d'intérêt , si ce n'est Xerez.

Rouie par mer. -^ Les journaux de Cadix indiquent le jour', l'heure du dépari et de l'arrivée de tous les steamers qui touchent k ce port. Le bureau de ceux qui font le service entre Séulle et Cadix est dans calle del Molino, no 168.

SAN-LUCARDE BARREMEDA (Lueiferi fanwn) s'élève an milieu d'une contrée nue, sabloneuse et ondulée, sur la rive gauche du Guadalquivir ; c'est une Tille triste , mal pavée et mal entretenue. Sa meilleure auberge est la ^ofula del Comercio.

Depuis quelque temps, San-Locar n'a plus l'embarcadère des bateaux k vapeor; il est maintenant à Bonan%a , ^ 1/5 de 1. en remontant le fleuve. — Pop. 46,000 habilanU.

Ici est la douane où les bagages sont ^ sites.

SÉVILLE (v. route 585).

DE HADRID A WÊMJEJLWAf

Par EciJA et Scville, ^ 06 1. -1/4.

De Madrid k Baylen (v. route 980), 48 1. De Baylen k Cordoba (v. route 584 ) , ^ 8 1. V^ De Cordoba h Ec^a («r. roule 584), 8 1. V^- D'Ecija à Séfilie (v, route 585), 45 1. 4/4. De Séville à Huelfa (t^. route 500), 46 1.

DE MUEIiirA A AT JJiOMTfi , Par GiBRALEON et Lepe, 44 1.

Gibraleon.

Cartaya.

Lepe.

Redondela.

Ayamonte.

AYAMONTE {Sonoba ostiumÀnœ), province de Huelva , chef-lieu de partido.

C'est une ville frontière et place-forte mal entretenue. Les forêts de sapin des environs fournissent les bois pour la construotion des misticos et bateaux caboteurs. Ayamonte , clef et porte de la Guadîana , n'est guère habitée que par de pauvres p^ cheurs. — Pop, 5,000 hab.

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DE niAimi V A «Rcnr AVE ,

Par Bayleis et Jâen, 69 1. ^/2

•De Madrid à Baylén (v. r. 580). 48 1.

De Baylea à Jacn (t;. r. 582). 6

VentoriUo de la Guardia. 2

Venta delCba val.

Veola de las Palomas.

Venta delRomeral.

GampillodeArenas.

Venta de Barajas.

Corlijode Andar.

Venta del Zegri.

Venta de las Navas.

Venta de MitigaUn. 0

Cortijo deArenales. 1

Poente de Gabillas. 0

Grenade. i

CAMPILLO DE ARENAS, ville de 2,000 habitants.

Noos pénétrons dans le royaume de Grenade.

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