‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 330 sur 471 · PROVINCE DES ASTURIES · texte numérisé non relu

PROVINCE DES ASTURIES

Aspect, climat, étendue , mœurs et COUTUMES. — C'est une êlioite langue de terre qui longe la Itaie tic Discayc. D'une superficie d'cnviiDu 310 lieues carrées, ce pays, en général , n'offre qu'une Si'ric do montagnes boisées et de valh^ns bien arrosés; le climat, humide et froid en hiver, est tempéré eu été. Le blé y prospère peu, et le maïs est la principale nourriture. On y élève une gnindc quantité de bétail ; les îorëts, bien que uéglijjées, soutiennent des essences magiiïGques de chênes , de marronniers, de pins d'Ecosse.

Les voleurs sont rares dans les Asturies, ces pauvres montagnes étant peu fréquentées par les voyageurs. Les costumes des classes populaires ressemJilent beaucoup à ceux de la Suisse.

OVIEDO (Ovetum), ville épiscopate-, capitale de toutes les Asturies. — Hôtels : la Tinana , très confortable , et la Catalane t où les voyageurs sont bien traités.

Cette ville , jolie , propre et bien bâtie , est la résidence des autorités civiles et militaires de la province ; elle possède une audiencia terriiorial ; un théâtre , une société de lecture, u iaquille U\s étrangers sont aist'FKOP.t admis ; une Université, bel édifice moc'ernc, silur hors la ^iUe, avec une modc-le bibliolîièque et quelques tableaux.

Les quatre principales mes aboutisseot à un.) Plma et se terminent par de jolies Àla.iiedas.

La CtUhédraU , appelée la SatUa , k • o?nse r..R reliques qji'ellc ronfcrme , est un édifice «!:l.;j,';int : elle renferme les objets sauvés par Pelage lur> ùe l'invasion des Maures. — Pop. iO.SOO hab,

Xoi CaldaSt bains cîutuds , se trouvent b 1 lieue, dans une siluulion charmante; la saison conimeuce le U^ juin et finit le 30 sepienihre.

Oviedo communique avec Madrid par Léon et Yalladolid , par une diligence qui va aussi h Gijon , et par deux coches et une tartane , avec Léon , Yalladolid, et les localités situées sur ces routes.

D'OYimO A «I^IOM y

4 lieues.

Venta de Paga.

GuoN.

Une voiture publique fait un service ré gulier entre Oviedo et Gijon . Tout le voisinage d'Oviedo contient les houillières les plus vastes et les plus ridies de la Péuinsule.

I^GUON (Ciy/fl), — Posarfa décente.

Ville ancienne , située dans une presqu'île su pied de la mootagoe Catalina ; l'entrée

du port est étroite et mauvaise, mais l'intérieur de la baie est sûr. Si nous entrons par la porte de Vlnfanle-Palayo, la belle Calle de la Crui nou< conduit au mOle et au port. La ville est propre , les provisions y abondent et sont a bou marché ; le pois- >on surtout est excellent. La petite ^lise paroissiale de San-Pedro mérite une visite , ainsi que VInstituto Àsturiano, ou Ecole de hautes études: — Pop. 6^000 hab.

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