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PROMENADES AUX RÉSIDENCES IMPÊMALES DANS LES ENVIRONS DE LA MÉTROPOLE

Tsarskoe-Sêlo. Résidence favorite de h famille impériale , est éloignée de ai verstes de Saint-Pétersbourg (2 heures en voiture). On passe sons l'arc de triomphe de la porte de Moscou , dont on suit la routa

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BOUTE 784. — De PAB1S A 8AINT-PÉTE1ISQ0UR6.

— On rencontre k qnelque distance , sur h gauche , le Château impérial Jasgerhof (Cour des Chasseurs] ; et à 7 verstes plus loin , le château impérial Tchesmé, flanqué de tourelles gothiques. — Au delà de Tchesmé , nous traversons un grand el beau village, el bientôt nous apercevons les coupoles dorées de Tsarskoe-Sélo.

Mais comme cette route est en général peu intéressante , le voyageur fera mieux de prendre le chemin de fer, qui le conduira, en iO minutes , h une petite distance de

Ttanhoe-Séle. Ce palais impérial est dans une situation agréable, et doit une pà^ tie de ses embellissements aux impératrices Elisabeth et Catherine 11. Ce palais est considérable; sa cour est vaste et sa foçade est entourée d'une fort belle grille. On y remarque la Chapelle impériale , d*une ^nde richesse ; les salles de bains; les appartements de Femperour; la galerie impériale, splendidement décorée, le grand es(»lier de marbre qui conduit aux appartements impériaux. En un mot, ce palais résume à lui seul toutes les magnificences imaginables ; il est plein des souvenirs de la grande Catherine et d'Alexandre !«■*.

IJArunal est rempli d'une quantité d'armures et d'autres o^ets d'un haut intérêt historique.

Les Jardins du palais ont environ 6 lieues de circonférence et sont admirablement plantés , et certainement les mieux entretenus du monde. Un vieux soldat invalide commande k 5 ou 600 hommes remplissant les fonctions de jardiniers , et chaque feuille qui tombe d'un arbre est aussitôt ramassée.

Oa remarque dans ces jardins :i« on petit temple contenant une collection précieuse de statues ; 2o une petite ville rappelant la prise de la Tauride ; 3o un village chinois ; 4^ un chalet suisse avec des vaches et des chèvres de la Suisse et du Tyrol ; 50 des mosquées, des ponts, des grottes , des obélisques , etc.

Palais de Slrelna et de Peierhoff.

Pour atteindre ces royales résidences , on Msse sous l'arc de triomphe de la porte de niga, construction plus massive qu'élé- ^nte , couronnée par un char traîné par

six chevaux , et dans lequel se trouve une Victoire.

La route est ravissante et couverte de jolies habitations , jusqu'au

Palais de Slrelna (\^ verstes de Saint- Pétersbourg), charmant édifice gothique situé sur une éminence qui commande la Neva ; mais dont l'intérieur est de la plus grande simplicité. Cependant on y remai^ que plusieurs belles peintures, par des artistes russes , ainsi que quelques toiles de l'école italienne.

De Strelna à Peterhoff (disUnce li verstes), la route suit le cours sinueux de la Neva, offrant encore une succession de charmantes villas et de jardins délicieux.

Peterhoff. Rien n*est plus beau que la situation de ce palais , construit sur le sommet d'une éminence qui domine le golfe, et d'où la vue s'étend sur tout le cours de la Neva, depuis Cronstadt jusqu'à Saint-Pétersbourg.

Les jardins ne sont pas aussi vastes que ceux de TsarskoeSélo , mais leur situation est beaucoup plus belle, et leur dispestf ion beaucoup plus élégante ; on les com^ pare avec raison à ceux de Versailles. — Ces jardins renferment un grand nombre d'objets intéressants , parmi lesquels nous citerons : io la cabane en bois où Pierrele-Grand aimait h venir se reposer, et d'où la vue s'étend sur la baie de Cronstadt ; 2» Mon Plaijsir, charmante villa dans laquelle se retirait souvent , loin du monde , l'impératrice Elisabeth ; 3o une construction rustique dont l'extérieur annonce la pauvreté et le dénuement; mais dont l'intérieur est décoré avec une magnificence inouïe et orné de glaces dont l'effet produit une illusion singulière et augmente , k Tinûni , la dimension des salles.

Un beau canal parlant du palais conduit jusqu'au bord du golfe.

La fête de Peterhoff, au mois de juillet, présente un spectacle unique et presque féerique. Presque toute la ville de Saiut- Pétersbourg y assiste et vient peupler l'immense solitude des jardins impériaux ; on y arrive en foule de toutes parts. La nuit venue, une splendide illumination qui embrase les édifices, les arbres, les fontaines,

les jets d'eau , remplace » comme par en cbanleroeot, la lumière du jour L'empe reur et sa cour preonent leur pari de cette brillante fl^te, et ne craignent pas de se mêler à la foule.

Bien que cette impériale demeure ne soit po nt habitée maintenant par l'empereur Nicolas , depuis la mort de son augustefr^re, tout est tenu dans le même état, et mente d'être visité avec la plus grande attention. L'architecture du palais offre un spécimen des différents genres qui se sont succédés .depuis Pierre le Grand. On y admire une collection de 568 portraits de jeunes et jolies Glles russes , |)eioles pour l'impératrice Catherine II, par le comte Hotali. Toutes ces Ggures sont d'une grâce et d'une expression admirables (collection unique en son genre).

Bateau à tapeur partant tous les ma< tins du quai Anglais, pour Peterhoff; la route de terre, plus pittoresque, est préférable.

A quelques verstes de ce palais, se trouve la résidence de Robseha , et un peu plus loin , dans une situation magnifique, Oranienbaum^ propriété du grand duc Michel.

Renseignements divers.

Posie aux leUres. (V. article Moscou , page 990).

Voyages en poste (\).

Ces voyages se font avec une célérité incroyable , et des frais de route excessivement modiques. Voici à cet égard le règlement officiel publié par le Journal de Saint'PéUrsbourg , le 20 janvier 1640.

• A partir d'une des capitales (Moscou 4m Saint-Pétersbourg), jusqu'à la première station, et réciproquement, les voyageurs payeront , par cheval et par verste, 3 cop. d'arg. (10 1/2 cop. ass.); sur les principales communications (ou le prix actuel est de 8 cop.de cuivre), 2 1/2 cop. d'arg. (8 3/icop. ass.); sur toutes les autres routes, 1 1/2 cop. d'arg. (5 1/i cop. ass.)

• Les droits que lesvoyageurs sont tenus

(I) Extrait do Guide du Foyageurà St- Pétersàourg, pubUéà Paria, cbez Bellteard, Dttfour et compagnie.

d'ac4(attter en prenant le permis de délivrer des chevaux de poste {podorûjnoTa) est fixé , suivant la distance qu'ils odI è pa^ courir, à un 1/2 cop. d'arg. (1 3/4 cop. ass.) par verste. l^es voyageurs qui d'ooC pas leur propre équipage , doivent pa^ 12 cop. d'arg. ( 42 cop. ass.) pour le chariot de poste qui leur est fournie chaque st> tion. Ceux qui voyagent dans leurs voitoti payent à chaque station 6 cop. d*arg. (21 cop. ass.) pour les graùssages des roaes ds chariots ou kibilkis , et 12 cop. d'arg. (41 cop. ass.) pour celui des autres équipages

• Sur les routes où les postes sont desservies par les entrepreneurs , les goiteft payer aux postillons sont fixées i 6 oof. d'arg. (21 cop. ass.) par statioo (1). >

On vient de voir que , pour obCeDtr en chevaux , les voyageurs sont tenus d'être munis d'une pièce spéciale qu'on poorrat appeler «/tnéruire fie poste; sans ceper^ mis , qui se délivre i la clianoellerie di gouverneur de la ville , on ne saurait obtenir de chevaux de poste: il indique h route qu'on se propose de parcourir ei II nombre de chevaux dont on a besoin.

Arrivé au lieu de la destiuatioo , si k voyageur veut poursuivre sou chemia , î doit se munir d'un nouveau podorojutà^ qu'il reçoit sur la présentation du pmBBi, et moyennant le droit indiqué de un 19 cop. d'arg par verste.

Tant que le nombre des chevaux ne dépasse pas quatre, les postillons russes lei attellent de front; ensuite, ce qui exeèdi ce nombre est placé devant. Dans le premier cas , le postillon monte sur le siégedc la voiture, d'où il conduit l'équipage avci des rênes; dans l'autre cas» un seeead postillon monte sur un des chevaux de devart

(I) Toict QD avis qui tait ces déUfls : « Le ministère de rintérteur Tient de fekt ' pablier dans la G^sette de ia Pniice^ «a | avis portant que la aarveiUance des stattaH | de poste ayant été trauférée, par ordiedt ' S M. rEHPBRKim, aux employés de la pe> lice territoriale, les Toyageors qui auralaÉ quelques plaintes à porter sont invités, ••• tre TinscripUon à faire sur le reafatre dépose à cet effet dans chaque staUoo, escadresser à la police locale ou bien A Tadmli^tratlon supérieure dagouvenemeot o« ert située Ufllatloii dant Ils ont à se plaladta«^

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BOUTS 78l« — DE PABIS A SAINT-PBTBRSBOUBG.

Ces hommes, josqa'k présent, n*ont pas quitté le costume national, la touloupe (1) eo hiver, et la chemise ancleoDe , ou bien le caftan, enété(!2).

La route de Moscou est large, bien assise, et admirablement entretenue; c'est une chaussée solide , jetée avec hardiesse à travers les bruyères et les marais , et que Ton poarrait comparer k quelque grande voie aDtiqne. Elle fut commencée sous le règne derEmpereuri4/ea»n(/re/er, et a été finie dans les premières années de celui de S. M. l'Empereur Nicolas I«r.

Le temps ordinaire du trajet entre Saint-Pétersbourg et Moscou est , par les diligences et dans la belle saison , de trois jours ou 72 heures. Mais une voiture particulière , avec des chevaux de poste , y mpt rarement plus de 60 h. Il est entendu quon va jour et nuit. A la plupart des stations sont attachées des auberges , où les voyageurs trouvent à peu près de quoi se restaurer. Ces maisons laissent beaucoup à désirer quant à la propreté et au comforl. Nous en distinguerons néanmoins quelquels-unes : !<> Tbôtel de la poste, à Novgorod , où l'on a une fort bonne cuisine française; 2» la station de Valdaî, dont Tauberge est à la vérité de chétive appa repce, mais où Ton trouve, avec une excessive propreté , du poisson frais de très bonne qualité (3); enfin l'hôtel Pojarski, à Toijok , renommé pour ses cOtelelles :

c*est là que le beau monde a coutume de descendre quand il h\i le voyage de Moscou.

A dater du 1er mai 1840, la direction des postes impériales a établi, d'abord entre Saint-Pétersbourg et Moscou , un seivice régulier de malles-postes, voilures et britchkas pour les voyageurs , à l'instar de celles de Tétranger. Ce service s'étendra par la suite dans toutes les directions de rempire , suivant que le besoin s'en fera sentir.

(I) Sorte de surtout en peau de mouton , la ioarrure en dedans.

(3) No«is apprenons à rinstant quHl est «loeatioD de leur donner un uniforroe.

(3) Il est fbumt par le lac de Valdaî, à nae ou deux verstes de U.

Diligences pour Moscou, trajet en 75 heures.

— pour Riga.

— pour Viborg (Finlande).

Bateauxà vapeur pour Cronsladt, parlant matin et soir du quai Anglais , et se croisant avec le correspondant qui part do Cronstadt aux mômes heures. — Prix : 1 rbl. arg. par personne- Trajet en i h. Pour Peterhoff et Oranienbaum ; il part le matin et revient le même jour. Trajet en 2 h. 1/2.

Pour Lubeck , trajet ea 96 h. environ.

Pour la Finlande et la Suéde, touchant à ReveU Helsingfors et Abo, arrivante Stockholm en 6 jours 1/2.

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