FRANÇOIS FLAMENG
La salle est petite, mais elle contient des œuvres remarquables. Le grand dîner de Brune et de Camille Desmoulins, est du nombre. Il est bien composé, heureusement éclairé et largement peint.
EUGÈNE FEYEN
Les moissonneurs endormis sur les gerbes méritent d’ètre vus.
ECHTLER
Un drame de famille, en Bretagne.
Une des filles, qui a mal tourné, revient au village, ramenée par le repentir. Son père ou son grand-père semble la maudire. Il y a de la vigueur et du sentiment dans cette scène à laquelle prennent part de nombreux personnages , dont les sentiments sont bien exprimés.
FEYEN-PERRIN
M. Feyen-Perrin expose deux tableaux de caractère très différent. L’un
clair, ensoleillé, souriant, nous fait voir, sur l’étroit chemin de la corniche, une paysanne revenant du marché.
Elle est assise sur un joli petit âne, qui porte dans son panier des légumes et des fruits aux riches couleurs. M, Feyen-Perrin est curieux des silhouettes qui se dessinent bien sur des ciels clairs. Il sait, en étudiant la nature, n’y prendre que des lignes pures et des formes distinguées.Lapaysanne a cela de charmant que c’est une vraie paysanne ; mais il l’a prise au moment précis où le paysage et la lumière lui prêtaient une irrésistible poésie.
* Le second tableau de M. Feyen- Perrin contraste absolument avec le premier. Il nous montre, dans une pose abandonnée, une femme nue qui s’est endormie après avoir vidé une coupe qu’elle tient encore à la main. Par un geste gracieux, elle a posé sa tête sur son bras. Le corps de cette femme, dessiné dans la perfection, accuse une facture magistrale et très personnelle, qui en fait un morceau de musée,.
D’une coloration chaude, d’un modelé savant, il s’harmonise avec le fond sombre du tableau, sans se confondre avec lui.