H. DE BEAULIEU
Coloriste et fantaisiste, M. H. de Beaulieu a composé une nouvelle figure de la dame de trèfle. Son Argine est autrement élégante que celle du jeu de cartes ; elle va tourner des têtes qui voudront retourner le roi et prendre la reine. Est-ce une série originale que M. de Beaulieu nous promet; nous donnera-t -il une dame de cœur après la dame de trèfle ?
La fête du cochon à Fest-en-Hoch (Finistère) est une fête intime, à deux personnages : la victime, dont les morceaux saignants, accrochés au mur, ont de superbes tons rouges, et l’exéeuteur des hautes œuvres. Ce dernier est une bonne femme qui travaille pour le boudin et le saloir, dans une vieille cour que la mousse a tapissée d’éme-
raudes. Il y a une intensité d’effet extraordinaire dans cette petite toile.
COURTAT
Une odalisque î et ce n’est pas la dernière ; mais, sous ce titre, on trouve une bonne et sérieuse étude de nu.
LÉON CCMERRE
Jeanbernat lisant près d’Albine morte, m’impressionne péniblement.
Les tubéreuses et les jacintes qui couvrent le lit ne suffisent pas à compenser la tristesse du deuil, ni à dissiper les douloureux souvenirs qu’évoquent un pareil sujet.
Combien je préfère à cette scène lugubre le tableau intitulé : Une Etoile.
où M. Comerre a peint une danseusede l’Opéra. La danseuse est assise. Elle appuie son mollet gauche sur sa cuisse droite laissant voir, sous le maillot rose, l’élégance de sa forme. Sa jupe de gaze, lamée d’argent, forme une auréole blanche autour de sa taille.
Derrière elle, une tenture de satin blanc reçoit la lumière et la renvoie.
Cet effet de ton sur ton, avec la recherche des valeurs exactes, donne à l’œuvre une grande importance et un grand charme.