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ÉLÉMENTS NERVEUX

est nerveuse, si elle n’est pas vue unie avec une fibre nerveuse à double contour, avec un petit tronc nerveux entier ou avec une cellule ganglionnaire.

On voit le mieux les cellules nerveuses , à l’état frais, sur le ganglion de Gasser de la grenouille. On le trouve en enlevant la voûte du crâne et tout le cerveau, ou en le tirant de côté. Justement à l’union des centres des deux membranes du tympan, on voit, alors des deux côtés une place blanche, oblongue se dirigeant de la partie antérieure et supérieure à la partie postérieure et inférieure vers les parties latérales de la cavité crânienne. Elle est formée par une membrane, qui surplombe en la fermant complètement une cavité du crâne. Celle-ci est remplie d’un liquide, dans lequel sont suspendus d’innombrables cristaux de chaux, où se trouve aussi le ganglion de Gasser. Si l’on déchire la membrane, et que le liquide laiteux sur lequel on souffle, se soit un peu écoulé, le ganglion se montre bientôt gros comme une demi -tête d’épingle, reconnaissable à sa couleur jaune. Il est solidement fixé par les nerfs résistants, et on doit le séparer soigneusement avec des ciseaux.

Le ganglion est dissocié à la manière ordinaire; on évitera de le froisser avec le couvre-objet. Les cellules contiennent en grand nombre des gouttes de pigment jaune. Dans un examen plus attentif, le noyau apparaît, dans les cellules isolées, comme une tâche claire, nettement circulaire, bien limitée, (c’est-à-dire qu’il ne s’y trouve pas les nombreuses • granulations qui sont dans le reste de la cellule) ; dans son intérieur se montre encore le plus distinctement le nucléole.

Les ganglions spinaux de la grenouille montrent aussi des cellules ganglionnaires analogues, distinctes et volumineuses; cependant elles ont toutes la particularité de ne laisser constater que rarement leur union avec les fibres nerveuses. Les ganglions spinaux de certains poissons, par exemple du Lota vulgaris, peuvent être recommandés comrpe propres à montrer les cellules ganglionnaires bipolaires. I! en est de même du ganglion de Gasser du brochet.

il. EXAMEN DES TISSUS.

Pour l’étude des cellules ganglionnaires des manmifères, on choisira les ganglions spinaux d’animaux qui ne soient pas trop jeunes. Ils sont placés pendant 40 heures dans le liquide de Müller; on en fait alors des coupes épaisses, on les colore, puis ou les dissocie.

Les cellules des ganglions du sympathique, qui ont une structure particulière, peuvent être examinées de la même manière à l’état frais; mais il est possible aussi de les couper et de les traiter, comme il sera indiqué plus tard pour les organes nerveux centraux.

On voit le mieux les fibres en spiral d’Arnold sur les cellules du sympathique de la grenouille, en traitant de la manière suivante. Le ganglion est macéré pendant 12-24 heures dans de l’acide nitrique dilué (0,01-0,02 */„), ensuite chauffé à 50°. Après ce traitement, le tissu conjonctif s’est dissout et les cellules se séparent facilement. On y voit les fibres en spiral.

Tissu conjonctif.

Pour voir les librilles de tissu conjonctif, on placera un petit morceau de tendon frais dans de l’eau concentrée de baryte ou de chaux, et on l’y laissera 2 — 3 jours. Il faut fermer hermétiquement le vase, parce que, dans le cas contraire, il se forme tellement de carbonate que ses grumeaux troublent l’image microscopique. Après le temps voulu, on lave avec de l’eau un petit morceau de la préparation, que l’on dissocie sur le porte-objet.

Les fibrilles se séparent alors facilement, parce que la substance intermédiaire a été dissoute dans l’alcali. On obtient aussi une bonne séparation des fibrilles, en traitant le tissu conjonctif par l’hypermanganate de potasse seul ou mélangé avec l’alun.

Les corpuscules de tissu conjonctif apparaissent nettement, si l’on fait gonfler un petit morceau du tissu avec de l’acide acétique ou tartrique. Les tissus de jeunes animaux ou d’embryons montrent beaucoup plus de ces corpuscules.

On obtient de très belles figures avec les fins tendons de la

TISSU CONJONCTIF.

queue de rats et de souris, et avec le tissu conjonctif, qui est devenu œdémateux par la ligature des veines correspondantes. On peut voir que les corpuscules de tissu conjonctif forment des plaques, qui sont placées en arcs de cercle autour des faisceaux de fibres.

Pour se rendre compte des différentes dispositions que prennent les fibres de tissu conjonctif dans les divers organes, on examinera préalablement encore (une description plus détaillée et plus exacte résulte d’elle-même, à l’examen des diffé- . rents organes) les séreuses fraîches de mammifères et d’oiseaux avec du CINa ou de la glycérine, (les membranes sont étendues sur le porte-objet) en outre les minces enveloppes de tissu conjonctif, qui unissent entre eux les différents muscles de la patte de grenouille. On voit facilement une de celles-ci, si l’on cherche à soulever le gastrocnémien de la cuisse de grenouille,

dépouillée de sa peau. Si l’on ajoute de l’acide acétique, après avoir examiné les choses à l’état naturel, les corpuscules de tissu conjonctif, qui n’étaient pas d’abord bien nets, apparaissent avec leur distribution dans l’organe. Enfin il y a les tendons.

Ceux des grands animaux ou de l’homme sont séchés à l’air, et coupés ensuite avec le scalpel longitudinalement et transversalement. La coupe est faite avec l’eau, et l’examen se fait dans l’eau ou la glycérine.

Toutes ces préparations peuvent être conservées dans la glycérine ou dans le d’Ammar, après un traitement préalable approprié. (4) (*)

(*) Nous mentionnerons ici un autre liquide de conservation, que l’on emploiera, si l’on veut éviter le traitement par l’alcool, peut-être à cause du ratatinement, et si les objets sont ou trop transparents dans la glycérine ou ne tiennent pas. il est donné par Farrant et consiste en parties égales de gomme arabique, glycérine et une solution aqueuse concentrée d’acide arsénieux La fermeture a lieu au moyen d’une bordure d’asphalte comme pour la glycérine.

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