EXAMEN UES ORGANES
Capsules surénales. Méthodes ordinaires.
Glande pinéale. Méthodes ordinaires.
Rate et Thymus. Voir glandes lymphatiques.
Organes de la respiration.
Larynx. Méthodes ordinaires.
Trachée id.
Poumons. Pour obtenir une image nette d’un poumon de mammifère, quelques notions sont nécessaires. On prendra un enfant ou un mammifère mort-né, dans les alvéoles pulmonaires desquels il n’y a donc pas encore d’air. Les voies aériennes des poumons sont injectées, à partir de la trachée, avec du beurre de cacao chaud. Le cadavre doit au préalable être chauffé. Par cette injection, le poumon se déplisse, et les alvéoles prennent la forme qu’elles ont sur le vivant. Pendant que la masse de graisse est encore liquide, les artères pulmonaires sont injectées par le ventricule droit avec du bleu de Prusse. Naturellement la trachée, les artères et les veines, aussitôt après l’injection, doivent être liées, ou les canules correspondantes doivent être bouchées, pour que la masse d’injection ne puisse s’écouler. Alors on laissera refroidir, on placera dans l’alcool, on traitera d’après la méthode ordinaire, et on fera des coupes. Ces dernières doivent rester dans la térébenthine, jusqu’à ce que tout le beurre de cacao en soit extrait. On voit ordinairement difficilement sans préparation ultérieure, à cause de leur transparence, des tissus aussi délicats que l’épithélium des alvéoles pulmonaires. De même avec le carmin, il n’y a que leurs noyaux qui se colorent. Dans ces cas, où il ne s’agit que de faire distinguer ce qui est trop transparent, on peut colorer avec l’acide pyrogallique. Les extraits alcooliques de safran et de brous de noix rendent les mêmes services. En outre on colore avec la fuchsine dissoute dans l’alcool, avec l’éosine, avec le bleu d’aniline soluble dans l’eau et d’autres couleurs d’aniline;
SYSTEME V' ASCü LAI RE .
mais toutes ne différencient pas aussi bien que d’autres moyens déjà nommés, et avant tout le carriiin.
Le cours du sang dans le poumon vivant, on peut le voir très bien sur la grenouille curarisée, comme il a été dit page 15.
Système vasculaire.
On étudie la structure du cœur et des gros vaisseaux, au moyen des méthodes de macération et de durcissement, qui ont été souvent indiquées.
Pour voir comment se distribue une fibre musculaire du cœur de mammifère, on colorera avec le nitrate d’argent ou l’on macérera dans une solution de potasse à 1 °/0. Une fibre qui a été traitée par l’argent, se laisse encore séparer par la potasse.
On voit distinctement les épithéliums en traitant par le nitrate d’argent ; celui-ci a la propriété, à un haut degré, de colorer en noir la substance, qui tient unies entre elles les cellules épithéléales. Sur les vaisseaux capillaires, par exemple du mésentère, on voit après cette coloration, des lignes noires, 'qui ressemblent aux limites des cellules épithéléales.
La coloration par le nitrate d'argent a lieu d’une manière générale (il faut presque un traitement modilié dans les détails pour chaque organe), si l’on place un petit morceau de la préparation à examiner dans une solution aqueuse de nitrate d’argent de 1/10 à 1 °/„. Le plus avantageux est de se servir de préparations fraîches. La préparation ne reste, dans la plupart des cas, que quelques secondes dans la solution, jusqu’à ce qu’elle apparaisse blanchâtre et opaque. Pour d’autres buts, elle y reste depuis quelques heures, jusqu’à un jour entier. Consécutivement, la préparation sera lavée dans de l’eau contenant de l’acide acétique, et exposée à la lumière dans cette dernière ou dans la glycérine. Dans ces conditions, elle devient sombre, et si on l’a laissée trop longtemps dans la solution, elle le devient au point de ne plus pouvoir être examinée. Dans ce cas, il faut attendre le moment de la meilleure coloration et ne pas tarder. Ce moment est celui où les différentes parties du tissu de la préparation montrent les plus grandes différences dans la coloration.
On peut aussi em loyer sur le porte-objet ce procédé qui sert à assombrir la préparation.