VAISSEAUX ET GLANDES LYMPHATIQUES
il est facile d'injecter les vaisseaux lymphatiques; tels que par exemple ceux du mésentère et de l’intestin de la grenouille. Dans ce but, on ouvre la cavité abdominale d’une grenouille fraîche, on met d’un côté la masse intestinale, jusqu’à ce que l'on voie de l'autre, l’aorte abdominale.
Celle-ci est couverte par une partie du mésentère, qui est divisé devant la colonne vertébrale, pour cacher entre ses deux feuillets un sac lymphatique.
Si l’on soulève l'un des feuillets situé sur l’aorte, que l’on y fasse une fente pour introduire une canule et que l’on injecte, en tenant les deux lèvres de l’ouverture avec le doigt ou avec une pincette, à une pression d’environ 70 m/m, les vaisseaux lymphatiques susdits se remplissent à partir du sac. On peut de la la même manière injecter les vaisseaux lymphatiques de tortue.
On peut injecter le commencement des vaisseaux lymphatiques à quelques places du corps.
Cette opérai ion se pratique ainsi sur le diaphragme. Un lapin fraîchement tué est divisé en deux ù l'insertion du diaphragme, de façon que celui-ci reste à la moitié antérieure du corps. Cette dernière est maintenant fixée avec la paroi du ventre sur un anneau, de manière qu’en regardant d’en haut par cet anneau, on voit la face concave du sommet du diaphragme. La tête et le thorax de l’animal sont naturellement dans ce cas inclinés vers le bas. Ces parties sont plongées dans un bain d’eau chaude, aussi profondément que possible, sans que l’eau arrive jusqu’au sommet du diaphragme. Avant de mettre l’animal dans l’eau, une canule sera introduite dans la trachée, pour établir consécutivement la respiration artificielle. Toutes ces manoeuvres seront faites assez vite, pour que la lymphe n’ait pas le temps de se coaguler dans les petits vaisseaux. Dans la concavité du sommet du diaphragme, on versera du bleu de Prusse, et on fera aussitôt la respi? ation artificielle.
Après un 1/4 ou 1/2 heure, la masse à injection a pénétré dans les embouchures des vaisseaux lymphatiques; on peut faire écouler le surplus de l’injection, et placer le tout dans l’alcool. Pour le reste, c’est le traitement ordinaire ; seulement il faut encore débarrasser complètement, au moyen du pinceau, la surface du diaphragme du bleu de Prusse qui y adhère.
Le centre tendineux est enlevé par morceaux, rendu transparent et étendu sur le porte-objet.
On pratique l’injection des vaisseaux lymphatiques des tendons, en enfonçant de très fines canules, en forme d’aiguille, à une place brillante, (au point d’union du fascia lata et du quadriceps fémoral de jeune chien) et en faisant pénétrer avec précaution la niasse d’injection. Au lieu du bleu de