PAIN D’ÉPICE HOLLANDAIS, BISCUITS ET SPÉCULATIE
Nous passons ensuite cpiantité de petits magasins et de cafés de toute nature i)our nous arrêter, toujours en tenant la gauche, devant le Wiener Prater. A rentrée on remanjue deux beaux cafés, d’un côté le Café Viennois, où l’on exécute journellement des morceaux de musiciue, de l’autre le Restaurant Stalchner.
A deux pas du Wiener Prater, toujours à gauche, se trouve le Continent mystérieux (Afriipie centrale).
SOaZÉTÉ IDE EXJBLIOITÉ
Affichage dans toutes les Villes du Pays^^
BUREAUX : 40, Rue de la Province (nord)
ouvert de 8 à lo heures du matin et de 2 à 4 heures de l’après-midi.
Plus loin quelques étalages égyptiens, le pavillon du drapeau français et le Restaurant populaire Auversois, où l’on peut dîner à un prix excessivement modique ; puis le café d’Alexandrie, et enfin un marchand de gaufres. Arrivé en cet endroit, nous avons atteint l’entrée de la Rue du Caire qui obtint partout un grand succès. Pour y avoir accès on paie 25 centimes.
En sortant de la rue du Caire, nous voyons devant nous la Section Marocaine, là on assiste, moyennant une gratification de 10 centimes, à l’exécution de danses variées.
Tournons à présent à droite, derrière la pelouse de gazon, pour nous diriger vers les Guerriers Zoulous (entrée fr. 1.00, fr. 0.50 et fr. 0.30) ; c’est la première fois ([ue les Zoulous font leur apparition en Europe. A côté de cette hutte se trouve le Grand Concert des Folies parisiennes, deux représentations l’une à 37-2 et l’autre à 0 heures du soir; entrée 1.50 fr., 1 fr. et 50 centimes.
Au Grand (Concert sont adjoints la Confiserie et le Restaurant des Folies parisiennes.
En jetant les regards à gauche, on remarque successivement : la Section Algérienne et de Tunis (entrée 10 centimes), la Halle aux Bières allemandes et internationales et le Café du Sahara, puis l'intérieur d’un palais oriental (entrée 25 et 50 centimes), une Verrerie artistique très intéressante et le Pavillon du Rhin, une buvette. En nous tournant à droite, nous avons devant nous le Cyclorama de l’ancien et du nouveau Monde (entrée 10 centimes), ouvert de 10 heures du matin à 11 heures du soir ; et enfin, un chalet de toilette ([ui, moyennant une légère rétribution, peut vous être très utile.
Nous voyons maintenant devant nous l’exposition extérieure de la Section militaire, dans laquelle nous admirons des ponts et des routes aériennes, construites par le corps du génie. Juste en face de la rue du Caire se trouve le Grand Concert de l’Exposition et entre les deux, le kiosque sur lequel se lait entendre tous les jours alternativement un orchestre militaire et un orchestre civil.
A proximité de là vous verrez le Laljyrinthe oriental. Mentionnons encore le Fanopticum (entrée 25 centimes) avant de nous apprêter à pénétrer dans les halles.
L’endroit où nous nous trouvons en ce moment, est l’aile gauche de l’Exposition et l’entrée de ce côté nous conduit directement dans la Section Allemande.
Entrons maintenant dans la grande nef en fer. Nous vous recommandons cependant de ne pas trop vous arrêter à chaque étalage, quekjue curieux ({u’ils soient, si vous voulez aujourd’hui encore avoir une idée d’ensemble de l’exposition ; si non, plus tôt que vous ne vous y attendiez, un coup de clairon résonnera à vos oreilles, vous avertissant qu’il est 6 heures et (jue les halles doivent être évacuées.
Poursuivons donc notre course et tenons-nous à la méthode suivie jusciu à présent, en marchant sans cesse à gauche. Ai)rès avoir jeté un coup d’œil rapide sur divers étalages, nous atteignons le beau compartiment militaire, dont un échantillon s’est déjà oflert à nous dans le jardin. Une foule d’objets, fabriqués d’après les modèles les plus perfectionnés, s’étalent là aux regards du spectateur et lui donnent une juste idée de la grande importance qu’a prise l’équipement militaire.
Ce que l’on ])eut cependant considérer comme la perle de cette exposition, est le Panorama militaire, œuvre de M. Léon Abry, que personne ne peut négliger d’aller admirer.
En quittant ce conq)artiment, faisons militairement un demi-tour à droite, i)our nous diriger vers la Section Anglaise. Les industries les plus caractéristiques de cette section sont celles qui contribuent à la fabrication de vélocipèdes, de voitures, de colfres-forts, du cuir et du caoutchouc, des brosses, savons et j)arfums ; des ai)pareils d’optique et de i)hotographie. De toute beauté sont les planches gravées sur cuivre et sur acier pour l’impression de billets de banque et de timbres-postes.
A l’extrémité de la Section anglaise s’élève le Panorama histori(|ue
SOCZÉXÉ IDE EX7BEICITÉ
^ ' Envoi de Circulaires dans tous les Pays de l’Europe
HL UEAIIX : Hue de la Province (nord) 40, Anver.s
<lc la Belgique, peint par M. Em. Vandcn Bussche, et qui offre un grand intérêt, entrée 25 centimes.
Après avoir examiné le compartiment anglais, nous nous trouvons dans la Section Belge^ où la collectivité organisée par le A/dzuerpsc/îe liiibeiiskriiig, attire tout d'abord notre attention. Nous parcourons ces nombreux étalages en tous sens, pour porter nos pas vers l’escalier qui mène au Chateau aérien. Nous arrivons à une grande enceinte abritant le Chateau aérien, en traversant un corridor formé l)ar une suite de magasins et de comptoirs. Au moment où nous écrivons ces lignes, on s’occupe activement à compléter les installations nécessaires; poursuivons donc notre route à travers la Section l^elge, avant de descendre l’escalier pour nous diriger vers l’entrée principale, car cette partie de l’exposition est très remarquable et mérite une attention spéciale. La Belgique peut être hère de son exposition. La première chose qui nous frappe sont les belles glaces et les superbes cristaux et verreries, puis les étalages de faïences et porcelaines, les dentelles et les étoffes d’habillement ; les armes, les tapis, les laines lavées et tissées ; les produits de la corderie, de la fonderie et des forges ; la fabrication des cigares et la taillerie des diamants ; l’orfèvrerie et la bijouterie, pour ne parler que des parties les plus brillantes.
Au bas de l’escalier nous tenons la droite, pour visiter la Section Allemande, dont nous n’avons encore rien vu. Examinons chacun de ces étalages en parcourant la salle en tous sens, mais en ne perdant pas de vue l’entrée principale, vers laquelle nous nous dirigerons encore, pour passer en revue d’abord la Section Française, si remarquable par le goût artistique qui a présidé à ce merveilleux ensemble de meubles de luxe, bronzes d’art, tapis et tentures, effets d’habillement et de parure.
Puis la Section Busse qui a un cachet tout particulier par suite du goût, presque oriental, qui se remarque en plus d’une branche de l’activité nationale ; les pelleteries de ce compartiment sont fort remarquables.
Dans la Section Italienne on rencontre à côté de produits fort intéressants, une énorme quantité d’objets d’un goût artistique douteux, tels ({ue des reproductions de statuettes en marbres et autres bibelots de décoration.
La Section Autrichienne offre un choix très varié de produits de fart industriel viennois, tels que plateaux et services de table en
Société de Publicité W. KOOPAL & Co
ouvert de 8 à lo heures du matin et de 2 à 4 heures de l’aprés-midi.
argent ciselé, des porcelaines et des faïences fines, des objets en bois sculpté, en ivoire et en cuir ; des métaux fondus et ciselés, des pendules et candélabres, en un mot, tout ce qui est du ressort de fart industriel.
Examinons le compartiment de TEmpire Ottoman avec ses installations bizarres, et après avoir traversé l’exposition Hongroise, nous nous arrêterons un instant dans la Section maritime, si intéressante, si riche et si belle sous tous les rapports. Nous appelons surtout l’attention du visiteur sur le remarquable panorama exposé par la Hamburg-Austrica-Linie, présentant la vue intérieure et extérieure de plusieurs navires de cette Société.
Après avoir quitté l’exposition maritime, nous parcourons les compartiments de la Perse, de Sibérie, des États-Unis d’Amérique, de l’Algérie et de la Hollande.
A l’extrémité de la Section Néerlandaise se dresse un double escalier donnant accès à la Galerie des Machines, où règne une activité fébrile. De la rampe en fer nous avons une belle vue d’ensemble de tous ces produits de la mécanique et delà métallurgie. Afin d’examiner le tout en détail, nous nous dirigeons à droite pour descendre l’escalier situé au centre de la galerie. Nos regards sont attirés par les machines à fabri([ucr le papier et à produire de la glace en congelant l’eau de De Nayer, de Willebroeck, et par celles de Cockerill, de Seraing ; par les machines électri({ues, les machines à laver, à rincer et à repasser, les énormes machines à vapeur, les moteurs à gaz et à l)étrole, les installations de Belliard, etc. etc.
Nous apercevons de loin à droite, au fond de la galerie, une porte (pii nous ramène dans les jardins. Là, nous voyons à di’oile un immense escalier, sous lequel quantité de limonadiers et de bouti- (jiiiers ont élu domicile.
Ne montons ]>as l’escalier, mais portons-nous obliquement à gauche et jiassant quehpies cafés, situés dans une large rue, nous aboutissons
Distribution de Circulaires commerciales
BUREAUX : Rue de la Province (nord), 40
à l’immense cirque de Fawnée Bills Wild West, donnant des représentations à 3 et à 8 heures du soir (entrée 1, 2 et 3 frs). Tout près de là le Musée Napoléon, où se voient également représentés les deux anarchistes Havachol et Vaillant, occupés à préparer des cartouches de dynamite ; puis un tir pour armes à feu, une collection d’autruches et quelques boutiques et cafés.
N’oublions pas le Casino d’Été, théàtre-café-concert parisien rappelant le quartier Montmartre.
En tournant à gauche nous passons devant d’intéressantes collections de produits miniers, marbres, pierres de taille, etc., du pays et de l’étranger, pour arriver aux installations du Ballon dirigeable, à gauche, et plus loin le Cirque sous-eau du Capitaine Boyton : deux représentations par jour, à 3 7-2 à 8 f 2 heures (entrée 1, 2 et 3 frs).
En tournant à droite et en marchant quelques pas en avant, nous aboutissons à TBxposition des Beaux-Arts, ouverte journellement de 10 à 4 heures (entrée 1 fr.).
Sortez du Salon des Beaux-Arts par la même porte qui vous y a conduit, et dirigez-vous vers le Diorama du Congo, peint par MM. Robert Mois et Piet Van Engelen (entrée 50 centimes). En sortant de là vous verrez, devant vous, le Musée des Beaux-Arts, ouvert jusqu’à 4 heures (entrée gratuite).
Sous le Musée, dans les caves, l’Aquarium, collection de toutes espèces de poissons dont on se plait à suivre les mouvements et à étudier les mœurs à travers des grandes glaces qui retiennent l’eau des réservoirs, éclairés par en haut.
Devant le Musée des Beaux-Arts se trouve la Section Congolaise, avec son musée et son jardin, où les habitants du Continent noir s’adonnent à leurs exercices favoris. Le Musée Congolais montre la grande influence que peut avoir sur le commerce et la prospérité de la Belgique cette colonie dont le pays est redevable à l’initiative et à la perspicacité du Roi Léopold. M. Ed. Bohlen amena en Belgique une troupe d’environ 150 indigènes, hommes^ femmes et enfants de différentes races, mais tous également noirs de peau que de chevelure. Après en avoir pris connaissance, nous montons, un peu fatigués déjà peutêtre, le pont qui nous ramènera dans les jardins de l’Exposition. Le premier objet qui frappe nos regards, en nous tournant de ce coté, est la majestueuse Tour Kemmerich. Nous continuons à suivre la direction de gauche, parce que c’est le moyen le plus sur de tout rencontrer sans faire des détours inutiles. Nous passons alternative-
ment la Grotte de Cristal et la mine d’Or Américaine. Dans lé voisinage se trouve le Pavillon de la PépublioLue Sud Africaine (Transval) qui donne une image complète du caractère de cette contrée, et qui démontre ce que les descendants des Néerlandais ont produit pendant un demi siècle de travail tenace. Le moulin à or et le lavoir sont de nature à éveiller particulièrement l’attention du visiteur. Mentionnons encore le compartiment Américain dont le grand attrait est sans contredit le phonographe Edison, cette merveille du XIX‘- siècle que l’on peut apprendre à connaître ici de près. Plus loin s’élève une installation de la Brasserie Artois qui débite, à des prix ordinaires, des boissons et des comestibles. Non loin de là se dresse un arc de triomphe historique, d’a.spect antique, servant de porte de ville au Quartier du Vieil Anvers, dont le renom vous sera sans doute connu ; prenons un billet d’entrée de 10 centimes et traversons le pont-levis jeté sur le fossé.
Le spectacle qui se déroule devant vous est indescriptible, d’autant plus que la place nous fait défaut pour entrer en de longs détails. Parcourez ce quartier et visitez-en tous les coins et recoins, vous remarquerez partout des sites pittoresques et des objets dignes de toute votre attention.