DES LIGNES FUYANTES
Le cadre-isolateur, dans la main de celui qui sait s'en servir , peut décrire , indiquer d'une manière tout à fait exacte, les directions et les .grandeurs des lignes fuyantes, c'est-à-dire vues en perspective , et , par conséquent, devenir un excellent perspectofjraphe. En effet, le cadre-iiîolateur présentant constamment, dans quelque sens qu'il soit maintenu , trois parallèles horizontales et troi? parallèles verticales, si l'on applique une de ces verticales sur une des parallèles offertes par le tableau, on appréciera tout de suite et sans effort l'inclinaison des fuyantes par l'ouverture des angles qu'elles formeront avec les horizontales du cadre, celles-ci conservant invariablement, ainsi que les verticales, leur direction propre.
La figure 32, qui représente un intérieur cVabbaije en ruines, vient à Tappui de ce que nous venons de dire. La verticale AC est appuyée sur la parallèle centrale de la colonne qui se trouve au fond du tableau, et l'extrémité de l'horizontale B repose sur le bord du chapiteau de la première colonne ; il est donc facile de se rendre compte du mouvement dr fuite des colonnes à leur sommet par l'ouverture de l'angle formé par la fuyante sur l'horizontale B. L'horizontale inférieure L sert à apprécier le mouvement fuyant opposé de la base des colonnes.
Quand il s'agit, comme ici, de l'étude exclusive de la perspec-
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tive, le cidre ne servant pas à délimiter le tableau, on peut abais-
ser ou élever ce cadre selon la place des lignes à déterminer.