‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 133 sur 161 · LES ARBRES · texte numérisé non relu

LES ARBRES

On a vu, à la fin de la cinquième partie du Guide des modèles h slUiouette, que la première étude des arbres peut être faite d'après nature, chez soi, au moyen de quelques branches, très peu ramifiées, fixées sur le tableau à colé des groupes formés par les silhouettes, et le maître aussi bien que l'élève ont pu déjà constater tout l'intérêt que donne à nos motifs de fal)riques l'adjonction de ces quelques branches. Eh bien, de même que, dans cette suite à l'ouvrage dont nous venons de parler, l'étude des constructions se développe et prend un caractère plus sincère par le ?'e^ie/"rëei des motifs prés'mtés, de même les types d'arbres à ajouter à ces constructions doivent être plus complets, afin de contribuer à créer do plus en plus l'Ulusion de la nature libre. Le maître lui-même trouvera dans ces types un intérêt et une facilité d'enseignement qu'aucun modèle graphique ne saurait lui offrir ; car il choisira ces modèles précisément parce que la forme capricieuse de l'ensemble, certains détails du feuille, l'attache et la direction des branches auront d'avance attiré son attention et déterminé les observations de détail et d'exécution qu'il se propose de signaler à l'attention de ses élèves.

Une recommandation essentielle : s'il ne faut pas avoir une confiance exagérée dans ses forces, il n'est pas bon non plus de redouter outre mesure la difficulté. L'élève est maintenant arrivé au degré de science élémentaire où l'esprit cherche la lutte avec cette difficulté, pressentant bien d'ailleurs qu'en somme on ne la lui a pas créée insurmontable , qu'il peut atteindre le but avec honneur, s'il sait tourner ou franchir les aspérités de la route par une judicieuse application des principes qui lui ont été précédemment démontrés, et qu'enfin il ne tient qu'à lui d'aller dans cette voie de bien en mieux.

Nous n'avons pas à parler de la facilité avec laquelle le maitie en résidence fortuite ou permanente à la campagne pourra se procurer et choisir des modèles ; nous dirons seulement que. dans les villes, on il ne serait assurément pas aussi commode d'arracher un jeune arbre, ou même de couper quelque branche un peu complète, il y a des marchés spéciaux qui, grâce au goût général pour les fleurs et les arbustes, sont largement pourvus et dans lesquels on trouvera à très peu de frais des arbustes ou des

arbrisseaux arrachés avec leurs racines : jeunes pins, cyprès, cerisiers, pour l'ëhtde particulière des branches; houx, mahonias et surtout le buis, sur lequel nous reviendrons, pour Vétucle du feuillage et de Vensemble.

Nous ne devons pas non plus omettre de faire remarquer que le même modèle peut être le sujet de plusieurs études, soit qu'on le présente en particulier sur un côté opposé, soit qu'on le place à un autre plan relativement.au groupe de fabriques qu'il accompagne.

LE PIN CoinposltlorL 33.

L'arbre représenté dans la figure 151 est un jeune pin arraché en foret et piqué sur notre tal)le tournante. On trouvera facilement les modèles nécessaires pour construire les fabriques qui complètent l'ensemble du tableau et toutes celles dont il sera question par la suite. Nous négligerons donc dorénavant cette indication.

L'obliquité des fuyantes est déterminée selon l'horizon HH, au moyen du rectangle-cadre.

F, A BOITE DE CUBES

Fig. loi.

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