‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 138 sur 161 · LA FORME CIRCULAIRE · texte numérisé non relu

LA FORME CIRCULAIRE

MOYEN D'ÉTABLIR ET DE VÉRIFIER LA PERSPECTIVE DU CERCLE PAR LE DIAMÈTRE HORIZONTAL. DANS LA PRATIQUE DU DESSIN

Avant (lo parler des compositions et des applications auxquelles peuvent donner lieu les modèles destinés à l'étude de la forme cylindrique et de la forme hexagone, nous devons revenir sur l'emploi du diamètre horizontal pour établir la perspective du cercle et de ses dérivés, principe dont nous avons fait la base fondamentale de la perspective d'application pratique dans tous nos ouvrages d'enseignement, parce que, comme nous Font démontré de longues et constantes observations, pour la traduction expressive des objets cylindriques ou subcylindriques, si difficiles à représenter suivant leur juste déformation. Temploi bien compris du diamètre rectifie le tracé perspectif d'après une donnée théorique suffisamment exacte et simplifie ce tracé au point de permettre, au bout de très peu de temps, à la personne la moins habile, d'exécuter correctement un dessin et de rendre plus facile et plus rapide au dessinateur exercé, comme il pourra l'apprécier tout de suite, la mise en perspective des objets à base circulaire.

Pour l'étude d'après les modèles de notre boîte , le principe pourra être appliqué de deux manières, comme on le verra plus loin; mais, dans tous les cas, l'élève devra établir d'abord par une horizontale de grandeur à volonté le diamètre de l'objet à représenter. Si, sachant déjà bien dessiner d'après nature, on trouve préférable d'établir couramment et à première vue son croquis, sans se préoccuper des diamètres, qu'une fois l'ensemble établi et l'esquisse faite, on n'hésite pas à indiquer par des horizontales très légères le diamètre des parties circulaires saillantes, ce qui permettra de vérifier et de rectifier au besoin les courbes défectueuses.

Peut-être alléguera-t-on qu'établir à peu près la perspective du cercle vaudrait encore mieux et serait plus rigoureusement exact ; sans doute; mais nous parlons ici exclusivement d'un dessin dont l'exécution rapide devant la nature ne permet pas les nombreuses combinaisons de lignes, et nous répétons que le diamètre, qui est la base, l'àme en quelque sorte du tracé, peut suffire à guider l'œil et la main dans une interprétation courante.

Pour le débutant , nous considérons toujours les objets C3*lindriques comme étant directement en face de lui : c'est la place

LA BOITE DE CUBES

OÙ l'étude est le plus élémentaire et le plus compréhensible. Plus tard, quand les déformations variées du cercle fuyant lui auront été suffisamment démontrées par la pratique et que le principe fondamental de ces déformations lui sera bien connu, il sera apte à reconnaître à première vue toute irrégularité causée par une exécution hâtive et à la rectifier de lui-même.

Oémoatstratioii pr*ati<ixie.

DESSINEIl COUKAMMENÏ INK TOI l'.HLLK rOmiKE A L'AmK DES CYLINDRES

DE LV COiTE.

Nous sommes ici en face d'iur^ niture conventionnelle, qui n'est

que le rappel de la vraie nature et qui a pour but de présenter à l'élève toutes les difficultés qu'il rencontrera plus tard en plein air ; il ne s'agit pas pour lui d'appliquer les règles théoriques de la perspective du cercle vertical et du cercle horizontal qu'il a étudiées plus haut (pages 40 à 43, fig. 39 et 40). Il doit mettre de côté le tracé linéaire rigoureux indiqué par ces règles et le remplacer par le moyen le plus simple leur servant, pour ainsi dire, de pivot, et pouvant le guider assez sûrement dans la pratique pour lui faire éviter au moins des fautes grossières. Ce moyen, c'est l'emploi du diamètre. On a beau tourner autour d'un cyhndre, colonne, tour, etc., l'étudier attentivement de tous les côtés, s'en approcher ou s'en éloigner, la section des rayons visuels embrassant l'ensemble de ce cylindre se fera toujours sur les extrémités du diamètre hori-

zontal. c'est-à-dire qu'on ne pourra jamais voir que la moitié de Tobjet. Le diamètre, étant ici la limite des rayons visuels, devient nécessairement la base rationnelle du tracé.

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