‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 146 sur 161 · TOUR HEXAGONE · texte numérisé non relu

TOUR HEXAGONE

(fig. 176).

Emploi des modèles U, T, X, Q. Cette tom' est ici mise à l'effet par l'ombre et la perspective , et quelques détails pittoresques ont été cherchés sur les côtés.

La perspective de l'hexagone, qui est ici vu de face, est indiquée sur plusieurs sections dans son développement progressif et opposé, d'après la hauteur de l'horizon HH. Cette figure dérivant du cercle, on indiquera légèrement les courbes dont les diamètres servent également de lignes de construction à Fhexagone et d'appui aux saillies des angles.

Comme la tour cylindrique (fig. 164), la tour hexagone est particulièrement destinée à servir de pièce centrale.

Fig. 176.

Application d après nature

(fig. 177).

Inutile de dire que si un élève avait à représenter

I cette tour, il commencerait par chercher la hauteur de la ligne d'horizon ; qu'il établirait à l'aide du diamètre tous les cercles et que , brisant ces cercles en trois parties déterminées d'abord, il obtiendrait la forme liexa-

: gonaledans toutes

: ses déformations

; variées.

l'-ig. 177.

LA NATURE PITTORESQUE

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

Quoique cotte partie soit bien distincte de ta précédente par le caractère des modèles dont elle se compose, elle s'y rattache néanmoins en présentant aux élèves des types d'ensemble en relief dont la base est toujours nécessairement, soit cubique ou dérivée du cube, soit culindrique ou dérivée du cylindre, mais qui ont été dessinés d'njvès nature et ensuite modelés suivant leur aspect pittoresque.

Les silhouettes et les cubes ont permis l'étude de la ligne dans tous ses développements de contours et de raccourcis : c'était en (pielque sorte Vétude nnntornique des fabriques. Les modèles de la Nature }oittoresque sont pour l'élève la transition logique de cette étude aride à celle de la nature libre.

Désirant avant tout éviter ici la rigidité de lignes du monument neuf, dont la main du temps n'a point encore effrité, accidenté les angles, rigidité que présentent forcément les élévations à l'aide

16i TROISIÈME PARTIK

des modèles fournis par les cubes en bois, nous avons cherché nos nouveaux modèles surtout parmi les constructions, rustiques ou autres, dont les lignes architecturales, déformées, alourdies, souvent affaissées sous le poids des années, autant que sous celui des mousses ou des lierres parasites, se présentent, tout en conservant bien leur caractère d'ensemble, sous un aspect vraiment pittoresque, c'est-à-dire invitant par le charme et l'harmonie, grandiose ou coquette, de leurs groupes, à la traduction picturale.

Ces nouveaux modèles ont, par leur importance relative, un rôle sérieux à jouer dans l'étude de la nature chez soi. Pris séparément, chacun des monuments lilliputiens qu'ils représentent offre sur toutes ses faces des formes et des détails différents ; il est donc possible de placer un de ces monuments au milieu d'un certain nombre d'élèves, qui tous y trouveront une étude différente et éaalement intéressante.

Si l'un de ces types peut, ù lui seul, fournir le sujet de plusieurs dessins n'ayant entre eux aucun rapport de lignes ni d'effet, à combien de coml)inaisons variées ne se prètera-t-il pas. considéré comme complément des groupes formés à l'aide des cubes, groupes dont le clocher de village ou la tour en ruines dcA'ient immédiatement la note dominante, celle qui donne l'aspect de la vie à ces constructions, sans cela quelque peu incohérentes, qui les relie entre elles, les soutient, les protège en quelque sorte, en les regardant de haut, comme jadis, en réalité, le donjon féodal ou la tour de l'abbaye protégeaient le village au bas de la coUine : souvenir que retrouveront encore bien souvent ceux de nos jeunes élèves qui feront plus tard, le crayon à la main, leur tour de France artistique.

Le groupe modèle ou le type isolé seront toujours plus avantageusement placés, prendront un aspect p/ifs nature, pourrionsnous dire, sur la table porte-modèles dont nous avons indiqué déjà la forme et l'usage (page 10, fig. 15), et que nous ne pouvons trop recommander.

Si la table n'est pas complètement entourée, on pourra, comme nous l'avons dit. placer derrière le motif un fusain indiquant un ciel d'un ton vague et léger, en ayant soin toutefois de maintenir toujours une zone d'air assez étendue, autrement dit une certaine distance entre le fond et le motif.

LA NATURE PITTORESQUE 169

Nos modèles pittoresques, dont nous avons déjà présenté l'ensemble (page 4), sont en carton-pierre et au nombre de sept, désignés par autant de numéros ; ils forment, comme nous l'avons dit, une série séparée. Nous allons entrer dans quelques détails qui, nous l'espérons, feront apprécier l'importance de ces modèles.

Page 1