‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 38 sur 161 · LE PENTAGONE · texte numérisé non relu

LE PENTAGONE

Le pentagone fig. 93) est encore une figure géométrique régulière fréquemment employée dans l'ornementation, et l'une de celles dont la forme d'ensemble se rencontre le plus dans la nature végétale. Les fleurs dont la division des pétales se rapporte au pentagone sont innombrables et réunissent les genres les plus connus et les plus recherchés par les dessinateurs, tels que la rose, l'œillet, la mauve, etc.

Le tracé du pentagone à l'aide du crayon seul est assez difficile ; mais cette difficulté est précisément une de celles contre lesquelles il faut lutter, pour arriver à se familiariser avec une exécution toute d'improvisation, exécution qui est la seule possible à l'artiste.

Lecture de l'esquisse. — Déterminer le cercle dans le carré (exemples A, B, C' ; prendre avec 'le crayon, d'après le modèle D, le centre du rayon ; le marquer d'un point en E ; relever, toujours avec le crayon, la distance de ce point au point D et la reporter sur le rayon opposé en V : la distance entre ce nouveau point et le point D

l.E CERCLE, SES TRANSFORMATIONS ET SES APPLICATIONS 93

Fig. <M. -

■' cahier, planche 43.

Fig. 94. — 7° cahier, planche 44.

se trouve être exactement la largeur de lun des côtés du pentagone, qu'il est maintenant facile de tracer.

La couleur. — La couleur a sans doute ici peu d'importance ; cependant nous devons signaler à 1 élève les tons variés et raisonnes destinés à détacher chaque partie du motif.

Première application de la treizième leçon. — Fleuron ornemental (fig. 94). — Ce motif, malgré sa simplicité et le peu de difficulté qu'il offre au point de vue de l'exécution, sera pour l'élève un excellent sujet d'étude ; car c'est une composition ornementale intéressante et d'une application facile à la décoration en général.

Lecture de l'esquisse.

— Faire le carré, avec les diagonales et la croix exemple A) ; inscrire un cercle dans ce carré, faire un carré intérieur et y inscrire un autre cercle, qui donnera la grandeur exacte des fleurons intérieurs de la rosace exemple B ; tracer le pentagone (exemple C .

La couleur. — La rosace, sujet principal, se détache en clair sur un fond légèrement coloré par des verticales. Comme valeur de trait, il y a trois gradations bien distmctes qui

LES SURFACES

concourent àleffet général : le carré, destiné seulement à servir de cadre,

est dun trait léger ; le pentagone, employé pour trouver la distribution des fleurons de la rosace, est dun trait un peu plus fort ; enfin la rosace, l'objet dont il s'agit de chercher la forme, est plus vigoureusement attaquée ; elle est dun trait plus ample, plus accentué, et domine l'ensemble en se présentant franchement aux yeux du spectateur.

Deuxième application de la treizième leçon. — Fleur fjrun- (lie (le bee-de-grite ou f/e'i-atiiinii (7es bois (lip, 95). — L'ensemble des pétales de cette ^ lleur affecte la forme pentagonale ; il est vrai que la nature ne la présente pas toujours

r.g. 95. - 14' cahier, planche 9o. J.^j-^^ ^jp^ proportions aUSsi

précises que celles que nous lui avons données ici ; mais, lorsqu'on

a trouvé la forme exacte, la variété pittoresque est facile à établir.

Lecture de l'esquisse. — Former le cercle (exemples A et B\ y inscrire le pentjtgone (exemple C), et sur les angles de celui-ci dessiner la fleur de géranium.

Troisième application de la treizième leçon. — Calice de belladone (fig. 96). — ^ oici un calice dont les sépales développés s'appuient également sur les angles d un pentagone. Ce calice, par la forme tourmentée de ses lobes et le caractère de J son fruit, qui, en mûrissant, a pris l'aspect d'une boule centrale et une coloration lig. 96. intense, ne semble-t-il pas créé pour en-

gager le dessinateur à en former un fleuron ornemental ?

quatorzième: leçon

L'HEXAGONE (fig. 97)

Par le parallélisme et roppositioii symétrique de ses côtés, cette figure est à la fois plus simple et plus facile à construire que la précédente. L'hexagone se présente presque aussi souvent dans la nature que le pentagone et, par sa régularité, se prête mieux à Iharmonie de l'ensemble dons un grand nombre de compositions, constructions, carrelages, etc.

Lecture de l'esquisse.

— Les côtés de Flicxagone, comme nous l'avons fait remarquer (page 91), sont régulièrement déterminés par le double tiiangle équilatéral . En conséquence , après avoir obtenu, d'après les exemples A, B, C et le modèle D, les points nécessaires, on n'aura qu'à les réunir par des lignes pour avoir la forme cherchée.

La couleur. — Selon la règle que nous avons adoptée, de déterminer, en le raisonnant, l'eiTet des motifs les plus simples en apparence, rhexagone est ici détaché en clair sur un fond '' *^"'"''"' P^^"'''" "• coloré et reçoit la lumière

eu dessus et à droite; l'ombre, par conséquent, se trouve figurée par le trait plus feruK! du côt('' oppos(^

Application de la quatorzième leçon. — Fleur de lis inartagon (fifj;. 98). — Cette fleur, comme toutes celles des liliacées, enq^runte à l'hexagone ses divisions. La disposition de ses pétales en deux groupes superposés d'une manière bien distincte est, nous le répétons, très exactement exprimée par le double triangle équilatéral.

Les lis et toutes les fleurs du même genre peuvent être disposés en motifs très simples, en même temps ([u'ils se jjrêteront à des compositions artistiques et industrielles de l'ordre le plus élevé, à mesure que l'élève avancera dans ses études et que son goût se développera.

LES SURFACES

Lecture de l'esquisse. — Exécution

Former le carré

avec les diagonales et la croix

{exemple A) ; décrire le cercle exemple B) ; y inscrire l'hexagone et de chacun de ses angles conduire vers le centre des lignes qui déterminent exactement le centre des pétales (exemple C}. Cette charpente une fois trouvée, il ne reste plus qu'à dessiner la fleur, à placer les détails et à figurer légèrement les ombres,

La couleur. — Le sujet principal, le lis, est vigoureusement accentué par des traits fermes décrivant lisiblement sa forme, et, pour qu'il ait encore plus de relief, il se détache sur un fond coloré.

Parmi les fleurs qui appar- Fig. 98. — 10^ cahier, planche 133. tiennent au même genre et sui-

vent le même principe, il faut citer les tulipes et les narcisses.

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