LA BRUYÈRE. — LA FONTAINE
fautes d'harmonie dans les accompagnements, et a le grave défaut d'être écrite dans un diapason d'une hauteur fabuleuse et en même temps beaucoup trop étendu .
— Essai sur la musique ancienne et moderne. Paris, Pierus et Onfroy, 1780. 4 vol. in>4. — 6 vignettes par Malapeau et Masquelier, 59 figures par Bouland, Mirys et Paris, gravées par Bouland, Chenu, Picquenot et M"" Ponce, et 132 plan* cbes de musique.
LA BRUYÈRE. Voyez Théophraste.
LACHAU (Oe) et LE6L0ND. Description des prbdpaies pierres gravées du cabinet de S. A. S, Monseigneur le di2c
d'Orléans, premier prince du sang. Paris, Lachau, Leblond et Pissot, 1780. 2 vol. in-fol. — Superbe frontispice par Cochin, gravé par Saint Aubin, représentant le duc d'Orléans;
1 fleuron sur le titre qui se répète sur celui du 2^ volume, par SaintnAubin; 79 pierres gravées par Saint-Aubin (non signées),
2 vignettes dont l'une de Cochin, gravée par Saint-Aubin et l'autre de Saint-Aubin seul, et 55 admirables culs-de-larope par Saint-Aubin, dont quelques-uns non signés. Les exemplaires complets de ce remarquable ouvrage contiennent , en outre, ?i la fin^ i frontispice et 7 planches de médailles spintrlennes, dessinés et gravés par Saint-Aubin.
Il a été ùit un nouveau tirage des spintriennes, mais les épreuves en sont bien moins belles. •
LA FONTAINE. Fables choisies, mises en vers par J. de La Fontaine. Paris, Desaint et Saillard, 1755-1759- 4 vol. in-folio. — 1 frontispice par Oudry, terminé par Dupuî» et
LA FONTAIMB
gravé par Cochin, et 276 figures par Oudry, gravées par Aubert, Aveline, Baqaoy, Beauvais, Beauvarlet, Cars, Chedd, Chenu, Chevilet, Cochin, Cousinet (ÊKsabeth), Dupuis, Duret,
de Fehrt, Fessard, Flipart, Floding, Gaillard, Gallimard, Lebas, Legrand, Lemire, Lempereur, Martenasie, Marvil, MeTiil, Moitié, Ouvrier, Pasquier, Pelletier, Pitre, Poletnich,
Prévost, Radigues, Riland, Rode, ^ivador, Sornique, Suru* . gue, Tardieu et Teucher.
Les dessins d'Oudry n'étaient que des esquisses. Ils furent retouchés sur les épreuves au crayon noir et blanc par Co-
chin, qui fit lui même tous les traits pour les graveurs.
Celte merveilleuse édition a été tirée sur papier ordinaire, sur moyen papier de Hollande, sur très-grand papier, dit impérial, et sur très grand papier de Hollande. Ce dernier est fort rare et cher.
— FéJbki choisies^ mises en vers par J. de La* Fontaine. Ldde, 176 1 -1786, et plus tard avec un nouveau titre gravé portant : Amsterdam, chez J. Van Gulik, 1802. 6 vol. in-8.
— I portrait de La Fontaine, de Rigault, gravé par Picart, I frontispice et 276 figures d'après Oudry, gravées dans les deux premiers volumes par Punt et Delfos, et dans les quatre * suivants par Vinkeles. Le frontispice est par Vinkeles et porte la date 1787; par conséquent il manque quelquefois dans les exemplaires qui ont le titre primitif.
Les gravures sont trésMIes, et il existe des exemplaires de cet ouvrage sur papier de Hollande: mais le texte étant détestable comme impression et comme incorrection, cela n'augmente en rien la valeur du livre.
Il est difficile de trouver les figures du u* et du 12" livre en belles épreuves ; elles sont souvent brunes dimpressioa.
— Fables choisies^ mises en vers par J. de La Fontaine* Nouvelle édition, gravée en taille-douce. Les figures par 1 sieur Fessard. Le texte parle sieur Montulay. Dédiées aux en> fants de France. Paris, chez Tauteur, 1 76 5 - 1 77 5 . 6 vol. in-8.
— 2)0 figures, compris les titres et le frontispice, et 450 vignettes et culs-de-lampe par Bardin , Bidault, Caresme, Desrais, Houël, Huet, Kobeli, Leclère, Leprince, Leutherbourg, Meyer et Monnet. Le nom de Montulay ne paraît que sur les titres des deux premiers volumes ; sur celui du troisième on voit celui de Drouët, et les trois derniers ne portent pas le nom du graveur du texte.
Cette édition, dont les gravures ne sont pas des plus belles, est cependant assez recherchée, surtout en ancienne reliure en martquin. En tout cas, il faut avoir soin de choisir les exemplaires du premier tirage, et rejeter absolument ceux où le nom de Deslauriers, papetier, remplace celui de l'auteur. Le papier des'bons exemplaires est fort beau.
— Fables choisies^ mises en vers par J. de La Fontaine. Bouillon, 1776. 4 vol. in-8. — i frontispice d'après celui d'Oudry et 248 figures très-mal copiées ou imitées d'Oudiy, dont quelques*unes portent le nom des graveurs Alard^ Bertîn^ Crescent et Savart.
— Fables de La Fontaine, avec figures gravées par MM. Simon et Cdny. Paris, Didot l'alné, 17B7. 6 vol. in- 18, papier vélin. — I frontispice et 274 figures, qu'il fout avoir soin de
choisir avant les numéros.
— Coaus aHoiofelles en vers de La Fontaine. Amsterdam (Paris, David jeune), 1745. 2 vol. petit in-8. ^ 1 beau
frontispice, 2 fleurons sur les titres et 70 vignettes par Cochin, gravés par Ghedel, Fessard et Ravenet, sans signatures de des-
sinateuTs ni de graveurs. Les Contes « On ne^ s'avise jamais de
tout )) et « A femme avare » passent pour avoir été gravés par Larmessa, d'après les tableaux de Lancret.
Ces figures sont peut être les plus réservées de toutes celles qui ont été faites sur les Contes de La Fontaine.
Nota, Je ne cite que pour mémoire les Contes de La Fontaine, avec les figures de Romain de Hooge, dont la première et meilleure édition est de 1685.
— Contes et Nouvelles en vers, par M. de La Fontaine. Amsterdam (Paris, Barbou), 1762. 2 vol. in-12. — Portraits de La Fontaine, d'après Rigault, gravé par Ficquet; d'Eisen, d'après Vespré, gravé par Ficquet» et de Choffard, en cul-delampe, fait par lui-même ; 80 figures par Eisen, gravées par Aliamet, Baquoy, Choffard^ Delafosse, Flipart, Lemire, Leveau, Longueil et L'Ouvrier, 4 vignettes, dont 2 grandes, et 53 culs-de-lampe, par Choffard, non compris celui où est son portrait, faisant en totalité 140 morceaux de gravure.
Parmi les livres illustrés du XVIII* siècle, cette édition des Contes de La Fontaine, dite des fermiers généraux, est l'ouvrage dont Pensemble est le plus beau et le plus agréable. Aussî^ quoique assez commun, est-il très-recherché et d'un prix élevé, surtout lorsque les épreuves sont de premier choix. Elle a eu une réimpression en 1792, et deux contrefaçons, en 1764 et 1777, faciles à reconnaître parce que les figures y sont retournées. Ainsi, sur la première de Joconde, Joconde, qui est tourné à gauche dans l'édition originale, l'est à droite dans la contre- Êiçon. En outre, dans une édition sans date, avec Tindication de Londres (2 vol. in- 12), ces figures ont été copiées par Martinet.
Six figures, découvertes dans l'origine, ont été couvertes en*
LA PONTAINB.
suite; ce sont : le Cas de conscience; le Diable de Papefi* gutèie; les Lunettes; le Bàt; le Rossîgnd; et enfin Richard Minutolo, dont la gravure double, dans l'exemplaire de Labédoyère, vendu à la vente Capé, montrait la robe de la femme
un peu relevée. Les deux premières se rencontrent fréquemment, mais les quatre dernières sont extrêmement rares.
Outre ces six figures, découvertes dans l'origine, il parait que la première du Roi Candaule a été modifiée également ; et quant au Remède, sur de certains exemplaires^ les rideaux sont ornés et le parquet terminé, et sur d'autres ils ne le sont pas. Enfin plusieurs figures ont été gravées deux fois par des artistes différents.
Un assez grand nombre de figures furent rejetées par la société des amateurs à qui l'on doit cette édition, et remplacées par d'autres : les unes parce qu'elles étaient trop libres^ telles que le Tableau et la Servante justifiée, les. autres parce qu'elles n'étaient pas assez bien exécutées. En général elles sont un peu plus petites que les bonnes. Voici le nom de celles qui sont venues à ma connaissance, et que quelques curieux ajoutent à leurs exemplaires :
Tome I : Le Cocu battu et content; le Savetier j la Servante justifiée ; la Gageure des trois commères (2^ gravure); le Calendrier des vieillards; A femme avare galant escroc; On ne s'avise jamais de tout; la. Coupe enchantée; le Petit Chien; la Clochette; le Juge de Mesle; Sœur Jeanne.
Tome II : Les Oies du frère Philippe ; l'Oraison de saint Julien; la Mandragore; les Rémois; Comment l'esprit vient aux filles; le Tableau ; le Contrat; le Rossignol (autre que la figure qui a été citée plus haut).
Il paraîtrait qu'il existe encore : Le Gascon puni; le Pâté d'anguille; le Baiser rendu ; le Berceau, et Mazet.
Je dois à l'obligeance de M. Lemaire Mallebayî amateur des plus distingués, de pouvoir donner connaissance du
très-curieux prospectus suivant, rédigé par le libraire qui a fait imprimer Tédiiion de 1792. Je le donne en entier, sans rien changer au style, à l'orthographe ni à la ponctuation.
Contes de La Fontaine.
I Edition dite des Fermiers-Gêniraux, donnée au Public par une Société d'Amateurs en 1762 ; deux volumes m-S ; enrichie de 144 morceaux de Gravures des plus grands Maîtres,
Cette Edition, généralement regardée comme la précieuse {sic) de la littérature, est plus connue à Paris que dans le reste du royaume, parce qu'ayant été annoncée comme faite à Amsterdam, sans nom de
Libraire, la Province n'a pas su à qui s'adresser pour en avoir.
Quoiqu'elie soit parfaitement connue des amateurs, on en donne en substance l'annonce ; car, manquant absolument à la Librairie depuis 1767, beaucoup de personnes ont été trompées par une contrefaction qui a eu lieu en 1764(1}, et qui se vend encore aujourd'hui; et d'autres pnt été rebutées par les prix exorbitants qu'on les payoit, même dans les ventes (2}. '
Il y a 144 morceaux de Gravures, qui consistent en deux Portraits, quatre-vingt-trois Estampes, six Médaillons, et cinquante-trois Culsde-lampes.
Le portrait de la Fontaine regarde le frontispice du premier
volume.
Celui de M. Eissen, Dessinateur, regarde le frontispice du tome
deuxième.
Ces portraits ont été graves par M. Fiquet, homme unique en ce genre.
Les Estampes dessinées par M. Eissen expriment sans obscénité
1. II paraît que ce libraire a*a pu eu connaissance de celle de 1777.
2. Que diraient ces personnes, sî elles vivaient aujourd'hui, du prix de tous les exemplaires en général , et surtout de celui qui a été payé 7,000 fr. à la vente de M. Bnuiet, grâce i la reliure de Derome ?
les instans les plus piquants des Contes : on reconnoU dans plusieurs la touche de Rubens, dans d'autres celle de Tenîere, dans la plupart
celle des Grâces.
MM. Aliamet, Flipart, Lemire, Longueilet autres, ont répandu dans la Gravure de ces Estampes toute la force et le charme de leur art; le goût, l'élégance, le précieux fini de la Mignature, s'y trouvent réunis.
M. Choffart, dont le talent dans le genre Arabesque est sopérieur, a composé et gravé les Cuis- de^lampes ;ik sont allégoriques au sujets et généralement goûtés ; ie portrait de cet artiste célèbre est placé en médaillon dans les ornemens du Cul-de-lampe du Rossignol.
Il y a quatre gravures d'augmentation, dont une dans le Faucon (i), une dans la Coupe enchantée, une autre dans l'Amandragore (5/c), et un Cul-dc-lampe représentant le Tombeau de la Fontaine, placé à la fin de sa Vie. Nous ignorons les motifs qui les avaient fait manquer aux Exemplaires qui ont été vendus, ayant trouvé les cuivres et les figures de tirés.
La Typographie est parfaite, ayant fait les dépenses de la faire réimprimer d'un pins beau caractère et dessus plus beau papier.
Cet ouvrage, le plus précieux de son genre, séquestre depuis 1767 par des circonstances particulières, a été tiré, pour les figures, au nombre dedeux mille, ayant trouvé douzecents de chaque figures [sic) de tirés : (2) on a reconnu par la recherche et vérification des registres et papiers de comptabilité, trouvés dans le marché lors de l'acquisition, qu'il n'en avoit été vendus que huit cents Exemplaires, et que les deux mille de figures ont été tirés de suite, et employés indistinctement, sans choix, ayant trouvé sur les chemises de chaque cent de Fignres beaucoup plus du premier mille que du deuxième (5) ; ce qui satisfera les Amateurs, qui pourront se procurer des premières et
I . Il paratt que cette gravure, placée effectivement an Faucon, appartient k
l'Oraison de saint Julien.
2 Cette phrase est incompréhensible ponctuée ainsi. La voici rétablie : a Cet ouvrage, etc , a été tiré, pour les figures, au.nombre de deux mille : ayant trouvé douse cents de chaque figure de tirés, on a reconnu^ etc. »
3. Il n'en est pas moins vni qne les figures de l'édition de 1792 sont généralement plus faible: que celles de 1762 ; et si effectivement, après vérification faite par le libraire Chevaiier, il en existait en 1792 plus du premier mille que du second, les figures de cette réimpression devraient au contraire être meilleures que celles de l'édition première. U 7 a ici erreur on mauvaise foi.
belles épreuves. Ces 1 200 exemplaires de yendtts, on ne sera pas
certain d'en avoir d'aussi belles.
Le prix des deux volumes est de 60 livres, brochés.
On en trouve de reliés en veau et maroquin de plusieurs façons.
Le prix des reliures se paye à part aux prix déboursés.
Ils se vendent chez chevalier. Libraire, au Vieux Louvre, Porte du Cadran, ci-devant Royale (1).