‹ Guide de l'AnnamChapitre 20 sur 44 · Mi · texte numérisé non relu

Mi

De Miiih-Loni;\;i Nfi-hia-Ilànj;-

De Duc-Pho à Liêt-Son. De Liét-Son à Vinh-Tuy,

Tram Ngai-Quang par Deo-Ai.

De Duc-I'Ik) à Lièt-Son

De Lièt-Smi'à ^'illh-Tll^■ par Deo-

Ai

De Nghia-Hanh à Bao-Gôc. par col Deo-Lai

et à route mandarine et My-Trang.

Nghia-Hanh à Bao-Gôc

Bao-Gôc à route mandarine

De Quang-Ngai à Binh-Son. Bê-Van.

De giianii-Niiai à Binh-S(in I.IU 1,1 2 Deux liaes.

De Binh-Son à Bên-\'an :\.U{) en auto

De Binh-Son à Trung-Son. Son-Tra et route mandarine.

Binh Son à Trung-Son 1 1 1 -"n i

Trung:-Son à Son-Tra

Son-Tra. 'Roule mandarine par tra-

«illDK DE L AiNNAM

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OHSKUVATIOXS

INDICATION l)i;S l'olNTS

et RENSEIGNEMENTS

a -r tj

ilivers

De Binh-Son à Châu-Me, Sa-Ky, Châu Xa, Quang-Ngai.

heures

heures

De Binli-Son à ('liAu-Mc

De Châu-Mc à Ciiàu-Xa, (^)uai)^'--

Nyai

Igai à Son-Tinh, Lang-Ri.

De Quang ^

De Quan^-Ngai à Sou-Tinh

2,:io

De Son-Tinh à Lan^-Ri

De Son-Tinh à Vinh-Tuy par Huong-Nhuong ou par marché

Ba-6ia à Vinh-Tuy, Xuân-Khuong.

De Son-Tinh à rembraiiclienient

de IIuong-Nliuonf;- à \'inli-Tuy.

De renibrancliement à ^'inh-Tlly..

De Vinh-Tuy à Xuân-Khiionji'

De Xuân-Khuong à Thach-An, Tri-Binh et My-Thién.

De Xuân-Khuong' à Tluuh-Au ....

De Thach-An à Tri-Binh

Ou peut (Icseeuilrc le Tra-Bonj;

en

De Tri-Binli à My-Tliièn

sauii)an.

La province de (Juan^-Ngai étanl avec celle de Faifoo la plus l'acile à parcourir nous avons cru bon de rendre cet horaire comme le précédent, beaucoup plus comjilet que ne le réclamerait en réalité le proçframme proposé, dans la certitude dètre en cela aussi bien utile aux habitants de la colonie quaux touristes.

DE TOLRANE A HUE

DE TOURANE A HUÉ

Pour se rendre de Tourane à Hué, on emprunte la voie ferrée sur 105 kilomètres, dont 40 eu bordure de la baie, surplombent la mer qui déferle à ioO ou 200 mètres au-dessous. La vue est merveilleuse

CliclM- li.lh.Uld.

Fi(i. 38. — Lièn-Chièii et la baie de Tourane.

par ])eau temps et vaut dans certains endroits celle de notre corniche de la côte d'Azur ; mais ici la note d'exotisme se montre dans le vert

î)4 (il iiji: Di'. i.'a.nnam

c'iaii' des bananiers sauvages tapis au lond des gor^'es où mug'it leau des cascades.

Pour se rendre à Hué il v a deux trains par j<»ur :

Celui du matin : départ à ('» h. H).

(]elui du soir : départ à \ li. 8 en hiver et à 2 h. 'iO en été.

11 est préférable de prendre celui du matin tant pour jouir des effets de lumière sur la baie, que pour éviter la chaleur étouffante des aprèsmidi d'été dans des wagons surchauffés et forcément mal aérés où l'on est obligé de baisser les stores pour éviter la réverbération.

Le chemin de fer seng-age dans la plaine jusqu'à Lièn-Chiêu, au fond de la baie. A Lièn-Chiêu un court tronçon de rails conduit aux ])àtiments de la Standard oil Company dans le vaste réservoir de laquelle les pétroliers viennent décharger leur cargaison. A partir de là. on s'élève peu à |)eu en bordure de la mer par une ligne aux courbes trop fréquentes et souvent trop osées, mais qui contribuent à ajouter au pittoresque de la ligne sinon à .sa sécurité.

On s'élève ainsi jusqu'à 300 mètres en contournant la pointe du cap et les beautés souvent tourmentées du larg-e succèdent au calme reposant de la baie.

La ligne redescend ensuite jusqu'à Lang'-Co, où un vaste banc de sable sépare, par une pa.sse, qui se rétrécit tous les jours, la pleine mer de la lagune dite « Lagune de Lançf-Co ». L'aspect des montagnes boisées qui bordent la ligne à gauche, devient alors de plus en plus sauvage. A peine quelques sentiers aperçus de loin en loin dans le débordement d'une végétation toujours ascendante, témoignent-ils de la présence d'êtres humains, tandis que sur la lagune les embarcations des pêcheurs cinglent dun bord à l'autre ou se reposent sur les plages sableuses pendant (jue les filets sèchent au soleil.

On perd de A-ue la lagune de Lang-Co au coJ de Phu-Gia, qvi on franchit sous un tunnel, et l'on atteint la plaine de Chu-Mai avec la station de Thua-Luu. L'usine à vapeur créée par M. Bogaert se montre

HIK

sur la gauche ; on pourra la visiter ainsi que l'exploitation forestière V attenant et qui s'élève à quel([ues centaines de mètres dans la montagne (voir pag-e 154).

Après Thua-Luu. c'est la plaine dénudée, presque stérile jusqu'à la station de Da-Bach, dont les environs sont riches en cultures. Far endroits, la voie terrée passe au milieu d'un sable si blanc qu'on dirait de la neige. A gauche les contreforts montagneux s'éloignent

Cliché Cliau.

FiG, 39. — Thiia-Luu. Usine Bosaert.

dans l'intérieur tandis qu'on longe à droite la lagune de Cau-Hai limitée à l'horizon par une longue bande de sable que peuplent des villages de pêcheurs.

De Truôi à Hué, les rizières se multiplient, les villages s'étalent au long du rail, enfouis dans les masses de verdure des pamplemoussiers et des arbres à pain.

Bientôt on arrive dans la plaine des Tombeaux. A perte de vue moutonnent sur le sable de fpetits tas de [terre isolés ou groupés.

(;IU)K r>K L ANNA M

sépultures des indig-ènes. De place eu place, un tombeau plus ricke s'eueadre d un mur en pierres tandis que ceux des bonzes tig-urent une pyramide à étages couronnée par un bouton sculpté de tleur de lotus, au-dessus de lenceinte de britjues revêtues de maçonnerie. Mais la caractéristique de- cette plaine des tombeaux est la nudité. Si loin en ell'et que r(eil puisse aller touiller, ce sont des tombes et rien que des toml)es. Les seules traces de végétation que 1 on aperçoive sont les arbres plantés en bordure de la route quand il y en a. Et cela est du à ce que des ordres royaux interdisaient jadis dorner de plantes les abords des tombes autres que les tombes royales.

Au fond de la plaine, très haut au-dessus de cette immense nécropole, la silhouette de la cathédrale se dessine enfin ; on arrive dans la ville des Empereurs d Annam.

HUE

Hué. le chef-lieu actuel de la province de Thua-Thiên, est la capitale du royaume d'Annam depuis la lin du xvii'' siècle. Elle occupait alors l'emplacement du village de Kiin-Lnnçf et c'est là que s étaient fortifiés les Tay-Son en dernier lieu.

L'empereur Gia-Long-, leur vainqueur, lit raser les murailles de lancienne capitale. 11 s'installa lui et sa famille sm- le coteau qui domine la gare aujourd'hui, et conçut, avec laide des officiers français qui lavaient aidé à reconquérir son royaume, le plan de la citadelle actuelle qui s'acheva en 1804.

xVutour de la citadelle se groupèrent peu à peu les demeures des mandarins et du peuple, surtout sur le côté Est de la citadelle, et les familles riches et aristocratiques s'installèrent dans la presqu'ile de Gia-Hoi qui, à l'heure actuelle encore, forme le faubourg de Hué où logent les descendants de la famille rovale et les « lettrés » .

Le Song-Thuong-Thièn ou Song-Huong-Giang, aux eaux bleues et limpides, est le fleuve de Hué. Il se jette dans la mer à 13 kilomètres de la ville au lieu jadis fortifié, appelé Thuàn-An.

Sur la rive gauche se trouve la ville annamite. La ville européenne s'est malheureusement établie juste en face de la citadelle alors qu'il eût été préférable et plus sain de l'installer sur les mamelons dénudés qui la bornent au Sud.

La capitale de l'Annam a gardé son caractère local et notre présence ne s'y traduit guère autrement que par l'assainissement général, l'existence du pont Than-That et celui du chemin de fer, la construction d'édifices européens cantonnés en face de la ville indigène qui est bien

Grir>E DE l'Annam. ^"^

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HUE

restée figée dans ses coutumes et ses mœurs anciennes malgré la présence, à lautre extrémité de la citadelle, de la « Concession », cestà-diie du quartier militaire français.

En Cochinchine comme au Tonkin, lassimikition des Annamites à nos mœurs se fait de plus en plus rapidement. Ici. les indigènes sont restés à peu près les mêmes que les ont connus, il y a un siècle, les

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