HUÉ LA CITADELLE
trois parties : la partie centrale dans laquelle s ouvrent trois portes, et de deux ailes qui flanquent de chaque côté la voûte centrale.
Au premier étage de l'édifice se placent le Roi, ses ministres, ses mandarins ainsi que ses invités européens lors des grandes cérémonies, telles la revue du 1 i juillet, ou la représentation de plein air donnée pour la fête du monarque, sur le terre-plein situé entre la porte et le Cavalier du Roi.
L'étag'e du dessus, autrefois réservé pendant les fêtes, au harem des empereurs, n'est plus aujourd'hui qu'un grenier où sont cantonnés les veilleurs, le sonneuret les musiciens, chargés d'annoncer le commencement et la fin du jour, tous deux signalés par deux coups de canon, et (le scander les veilles diurnes et nocturnes par le son métallique d'une cloche de bronze à laquelle répondent successivement toutes celles des principaux édifices du Palais.
Non loin de la porte monumentale on reniarquera encore deux bâtisses. Lune abrite neuf canons de bronze, coulés du temps de Miinh-Mang près de Hué au village des fondeurs, derrière les arènes oîi l'on voit encore les tranchées creusées pour la fonte. Notons en passant que ces canons furent élevés au grade de mandarins et même à celui de génies i non pour les services qu'ils rendirent mais pour ceux qu'ils auraient pu rendre). Montés sur des affûts de bois dont les roues se désagrègent peu à peu sous la morsure des termites, ils constituent des masses énormes, difficiles à remuer et qui seraient d'un caractère vraiment imposant si l'on n'avait eu la mauvaise idée de les peindre en plusieurs couleurs.
Dans l'autre sont les écuries et remises de Sa Majesté: la présence de ces deux bâtiments nuit à la vue d'ensemble et la dépare.
GlIDK 1)1-; L ANWA.M