EXCURSIONS ET PROMENADES
1 . Visite aux concessions Gravelle et Bertrand. — Avoir soin d'emporter un repas froid pour déjeuner sur place.
2. Excursion en sampan ou chaloupe. — On peut se rendre en trois quarts d'heure à la presqu'île de Tiên-Cha où se trouve l'ancien lazaret et un peu j)lus loin les niag-asins des Docks et Houillères qui cédèrent au Protectorat en 1907 le chemin de fer à voie étroite menant à Faifoo et dont le point terminus était là. On peut y voir encore une caserne abandonnée et le Phare. Dans la presqu'île très giboyeuse on peut organiser des chasses au chevreuil. C'est là aussi qu'on trouve le sing-e gris à culotte rouge dont la fourrure est très estimée.
3. Excursion au col des Nuages. — Le trajet de Tourane jusqu'au sommet du col des Nuages par la route mandarine est des plus pittoresques. La route récemment répart'^e est praticable entièrement aux automobiles, aux pousses et chevaux, difficile aux attelages. Elle est plate jusqu'au 18" kilomètre, à Liên-Chiêu. où l'on passe sur le pont du chemin de fer pour rejoindre la route ; la montée de 13 kilomètres commence alors. Il ne s'y rencontre pas de rampe supérieure à 12 °/o, sur tout le parcours, la vue sur la rade de Tourane et la mer est magnifique.
Arrivé à la porte d Annam, au tram qui marque le point culminant et où l'on peut déjeuner si l'on ne veut pas faire un voyage rapide, on peut descendre l'autre versant jusqu'à Lang-Cô : le coup d'œil en vaut la peine. A Lang-Cô on retrouve le train qui ramène les voyageurs à Tourane.
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Il est reo;rettable (|ue la maison Ilyckelynk de Tourane ait supprimé son service de voitures-automobiles qui permettait de faire celte promenade et de revenir en 2 heures i/2 ou trois heures mais la maison Morin doit le rétablir prochainement.
Cliclié Kberliardl FiG. 19. — Mnntaunes de niai'l)i'('. \'uc nciicralt'.
4. Excursion aii.r k Montagnes ou grottes de marbre ». — Bien que les Montagnes de marbre de même que Tièn-Cha se trouvent dans le territoire de la province, nous les conq)rendrons dans les promenades qu'il est facile de faire de Tourane ainsi que celle du col des nuag'es qui chevauche sur le Quang'-Nam et le Thua-Thièn.
On peut aller et revenir soit par le train, ce qui oblige à déjeuner sur place et attendre le train du soir pour rentrer, soit en sampan.
Le plus pratique est de partir par le train du matin à 7 heures 10 et de revenir en sampan avant ou après déjeuner, ce qui permet de gagner
GrillK ElE i,'An>am.
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le soir même Fait'oo par route, le trajet par fer à travers les sables n'offrant aucun intérêt.
Los montagnes ou carrières de marbre, groupes de rochers qui dominent la plaine, contiennent une grotte fameuse qui est l'objet d'un culte bouddhique et dans un coin de laquelle on trouve quelques sculptures attestant le passag-e des Ghams dont il existe, dans le même village, maints vestiges.
On parvient à cette pagode par un large escalier en partie ensablé et par des terrasses successives. Le sommet de ces rochers calcaires, extrêmement tourmenté, présente une série de petits vallons où se tapissent des bonzeries, des escaliers taillés à même le marbre grimpent à l'assaut des plateformes d*où la vue s'étend indéfiniment sur la mer.
On peut déjeuner près de la grande grotte, dans une pagode dont les bonzes autorisent facilement l'accès. Cette grotte se trouve dans le rocher principal et son entrée est gardée par deux génies : c'est une vaste excavation, probablement causée par les infiltrations qui en ont respecté la voûte d"où tombe, tamisée et blonde, une lumière pâle, jetant dans les pénombres du m\'stère et de la féerie.
De Tourane on peut encore s'embarquer en sampan directement pour Faifoo, Quang-Huê. Nông-Son, ou Bèn-Vang, Quang-Ngai.
De Tourane à Faifoo (par la route mandarine 33 km.).
On sortira de Tourane pour gagner Faifoo par terre, en pousse, en voiture ou en automobile, par le tronçon qui rejoint la route mandarine 3 kilomètres ou 4 avant le bac de Gam-Lé, selon que l'on prend la l'*" ou la 2^ traverse à gauche.
Le bac de Gam-Lê, assez large, est à hauteur des montagnes de marbre; 13 kil. 300 le séparent de celui du Song-Quang-Nam qu'un
TOURANE
pont en ciment armé de 103 m. livré tout récemment à la circulation, vient de supprimer.
On peut traverser la citadelle où se trouvent les habitations des mandarins provinciaux et rejoindre Faifoo par une route de 9 kil. 500
Fie. 21. — Pont en ciment armé sur le Sonsj-Quans-Nam.
qui bifurque un peu avant Thanh-Hà, le village des briquetiers, pour rejoindre la route mandarine au bac de Gho-Gui dans la direction de Tamky.
Faifoo, où sont établis les Européens et la Résidence, comprend une ville chinoise et indigène importante sur larpelle nous reviendrons plus loin.
Un hôtel tenu par un annamite sert pour 1 $ 20 des repas confortables mais ne donne pas à coucher. Deux chambres de passagers peuvent en en faisant à l'avance la demande à la Résidence, être mises à la disposition des touristes.
FAIFOO
La province du Quang--Xam. peuplée de près d'un milliond'habitants, est à bien des points de vue 1 une des plus intéressantes de TAnnam. A proximité de Tourane cpii la remplacé en tant que port de mer, Faifoo. port tluvial. après avoir été le plus gros centre peut-être du commerce indig'ène. est une ville dont les origines assez obscures méritent de retenir l'attention. La [)rovince fort bien arrosée, renfermant cependant une rég-ion montagneuse importante, a vu successivement l'occupation chame. l'invasion annamite, la domination chinoise, les visites commerciales des g^randes compagnies du xvi'' siècle; telle est, en résumé. Ihistorique de la province et de la capitale que nous allons préciser brièvement.
Le Quang-Nam représente un des plus grands points de 1 occupation chame du m^' au xiv'' siècle.
Dans aucune province les vestiges ne sont aussi nombreux de même que les documents épig-raphiques qui permettent de reconstituer, peu à peu. 1 histoire des dynasties (jui se sont succédé au pouvoir ; ce travail activement poursuivi par l'Ecole Française d'Extrème-Oi'ient ne permet pas encore de donner autre chose que des noms de souverains et leur g-énéalogie. Il suffit de savoir que toute la partie au nord de Tourane et la vallée du Sông'-Thu-Bôn fut à ditlerentes époques l'un des points les plus prospères du Champa ; c est là qu'il semble avoir fleuri et produit notamment au vru'' et i\'' siècle les plus belles (Kuvres littéraires et artistiques.
Les ouvi'ag'es chinois (jui parlent de la partie du Champa correspondant au Quang-Nam actuel, surtout sous la dynastie des Song,
FAIFOO o3
nous prouvent {|u"il fallait compter avec cette puissance ; de nombreuses ambassades furent envoyées et il est probable que des Chinois commerçants coexistaient déjà à cette époque.
A partir du xiii*^ siècle, les Chams refoulés peu à peu, les Chinois prirent la première place ; bientôt après on voit apparaître les Japonais et les Hollandais : ou du moins ces derniers vinrent commercer avec ceux-ci. C'est une légende accréditée que Faifoo est une vieille ville japonaise et que les bateaux de la Compag-nie des Indes qui venaient relâcher à Faifoo commerçaient là avec une colonie d'origine japonaise.
Les sources qui permettent de se ranger à cet avis sont peu nombreuses. Elles ont consisté longtemps dans le pont couvert appelé Pont ou Porte japonaise. Cette origine est confirmée par une inscription désormais célèbre, actuellement dans la pagode de Hôi-An. Elle se borne à affirmer que des hommes venus du Japon construisirent ce pont.
Les autres documents qu'il a été donné à M. RoufiiER de réunir à ce sujet seraient les tombeaux qu'un bonze japonais vint examiner en 1910 : ces tombeaux de forme inusitée, parallélipipèdes de 2 m. de haut environ, portent chacun des inscriptions relatives à des bonzes fort connus pour leur piété.
On les trouve à droite à 600 mètres environ de la caserne de la garde indigène sur la roule de Lang-Càu ; un autre tombeau de forme analogue et situé à l'entrée de ladite route, derrière l'ambulance, ne porte aucune inscription.
A noter également près de Thanh-Hà dans les sables, le tombeau d'un bonze « venu de loin ».
Dans l'intérieur de la province du village près du canal de Cho- Duoc où l'on avait signalé une « maison en bois construite au xvrr siècle parles Japonais ->, M. Rougier a trouvé deux fort belles plaques de cuivre ciselé portant le chitîre d'une célèbre famille Samouraï du xv*" siècle.
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Hollandais et Japonais auraient continué à commercer jusqu'aux xvii" et xviii" siècles. La compag-nie des Indes Néerlandaises parle dans les relations de ses voyages, du port de Faifoo. Le commerce français y aurait aussi été représenté à en juger par la tombe d'un officier du navire « Le Fleury » mort en 1721, et retrouvée cette année même près de Faifoo.
L'histoire des missions étrangères cite la province de Cham comme étant le Quang-Nam au xv!!!*" siècle et le passage de la mission hispanosarde est affirmé à Faifoo par deux tombeaux situés derrière l'emplacement actuel de la garde indigène.
Au moment de l'occupation, les troupes françaises s'installèrent après 1880 à Faifoo et dans différents points de l'intérieur. Et la ville s'est peu à peu groupée suivant l'ordre qu'on constate maintenant.
Visite de la ville : Les pagodes.
Le tour de la ville chinoise — d'une remarquable propreté — peut se faire en une heure ou deux heures en y comprenant la visite des principales pagodes.
Itinéraire proposé. — En sortant de la gare, prendre la rue allant à larroyo, s'arrêter au premier carrefour ;on trouve à gauche, dans la rue de Quang-Nam, la pagode de la congrégation de Triêu-Châu; cette pagode très ancienne a été refaite en l'état actuel vers 1890, elle contient de fort intéressantes décorations murales polychromes et des portes en bois sculpté d'un joli travail. Fête annuelle : mars.
En suivant la rue de Quang-Nam on trouve, un peu après, lapaçfocJe de Haï-Nan, les mosaïques représentant une procession qui couronnent le faîte du portique y sont plus délicates (|ue partout ailleurs. Les flambeaux et brûle-parfums apportés dans toutes les pagodes à peu près à la même époque (de 1888 à 1897), les reliquaires sculptés offerts par les maison chinoises y sont les plus riches.
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Les g-ens de Hai-Nan, habituellement considérés comme les Béotiens de la Chine, ont sans doute envoyé au Quan^-Nam une élite ; ils possèdent, en outre, un orchestre de musique de chambre fort exercé qu'il est possible d'entendre en en faisant la demande au chef de la maison Quang-Hoà-Loi.
Cette pagode toute récente aurait été construite vers 1889.
La fête annuelle de la congrégation a lieu au mois à. août.
A côté se trouvent deux pagodes annamites : celle du village de Minh-Huong dit Tiên-Hièn vouée au fondateur du village, autrefois sur l'emplacement de la gendarmerie, transportée ensuite au marché, et enfin à sa place actuelle, et qui contient la célèbre inscription du pont japonais (1805); puis celle de Quan-Thanh. Représenté en bois peint et couvert de facettes de verre, moins imposant que son collègue de Hanoï le Grand Bouddha, il est l'objet du même culte. Dans une vitrine tout à côté de lui, avec leurs montures, ses deux gardes du corps : un célèbre vice-roi et son propre enfant. Cette pagode, ou du moins ce qui reste de l'édifice primitif, est peut-être la plus vieille de Faifoo. Les différentes réfections, dont la plus ancienne remonte à la quatrième année de Gia-Long (1818), sont attestées sur les murs.
Devant la petite pagode bouddhique construite postérieurement, on a transporté un panneau de Khanh-Duc (1649). On peut voir encore deux vieilles cloches de la 21'^ année de Kang-Hi et de la 11^ année de Kiaking.
Cette pagode est située sur la place du marché, vaste construction couverte qui va de là jusqu'au fleuve. Fête annuelle: Septembre.
On rencontre ensuite, la pagode de PhuOC-Kiên de style différent, au fond d'un jardin surélevé où l'on accède par un portique. A remarquer deux portes peintes or sur bois noir qui attestent une science de la décoration très sûre. La principale curiosité de cette pagode qui contient quelques belles pièces bleues consiste en un bateau tout gréé
(.1 Ihi: liK I, A.WAM
pliicé sous riuvocaliou de la Rouan- Yiii, rappelant aussi que les habitants du Kokien ou Phuoc-Kiên durent passer la mer pour venir s'établir ici.
Aucune inscription n'existe dans cette pagode que les cong-réganistes déclarent plus ancienne même que la pagode des cinq congrégations et qu'on peut dater sur la foi d'une poutre qui porte cette date cyclique « de 1609 ou 1729 ».
La fè/e annuelle se célèbre au mois ôi'octohre.
L'on arrive alors à la plus ancienne et la plus intéressante pagode, celle des Cinq congrégations. Tous les ans au mois de septembre, les
Vu
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l'iii'k- (1 filirée de la Pagode des Cinq Conj<Té;jations.
congrégations se cotisent et célèbrent une fête où des pyramides de gâteaux élevées devant les portes, sont distribuées aux enfants et où un bateau de jiapier gréé et monté est brûlé près du tleuve.
Elle aussi [)ossède une embarcation placée sous l'invocation de la
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bonne déesse. Mais la pièce la pluscurieuse, malheureusement démantelée, se trouve dans la cour : c est un brûle-parfums de bronze de 1 m. 20 de diamètre dont le couvercle, renversé à g'auche au pied du plus petit des deux énormes banians, donne une date de la tin du xvu" siècle. Il n'en subsiste au milieu que la grande vasque utilisée comme pot de fleur. Les autres morceaux g-isent près des petites portes et une réplique du couvercle se trouve à quelques mètres de là, devant une pagode de Minh-Huong\ de l'autre côté de la ruelle.
L'inscription qui est au nord de l'entrée de la pagode contient diverses indications, et notamment une interdiction de fumer l'opium.
La pagode de Canton, dont l'aspect extérieur est des plus engageants avec sa grille en fer et ses belles pierres de taille, est actuellement abandonnée. Elle sert à emmagasiner des rotins et donne asileà divers industriels locaux, entre autres au photographe.
On y remarque encore quelques dessins bleus sur bois blanc dont on se sert pour apprendre les noms des objets aux enfants. Cette pagode fut construite en 1 885 .
On arrive ensuite au Pont japonais dont il a été parlé plus haut : c'est un pont en pierre de une arche qui supporte un passage couvert en bois dont les traverses supérieures portent la date des réfections successives ; gardée à l'entrée et à la sortie par deux singes et deux chiens de bois, elle renferme à droite une petite pagode complètement abandonnée et dans laquelle il est imprudent de s'avancer. La véritable pagode, ou du moins la niche où probablement les restes de l'ancienne ont été transportés, se trouve dans la première maison à droite en sortant au fond du jardin. Ils consistent d'ailleurs dans quelques Kouan-Yin de porcelaine sans intérêt.
En suivant la route qui prend à droite avant l'entrée du pont on arrive bientôt en vue de la pagode dite Pagode de la Maternité dont la
GiiiiE dp: 1,'Ann.vm. 8
(,l IhK DK I. A.N.NA.M
t'aviick" inonunu'nlale fait prcjuj^er (11111 ensemble intérieur imposant :
il n'en est rien.
Deux pauvres pagodes renferment une série de démons échappés de
l'enfer bouddhique et diverses représentations de la Kouan-Yin dans
différentes fonctions naturelles. Les femmes stériles y viennent faire
quelques olfrandes, elles ne sont pas assez nombreuses pour que la pagode ait pu prospérer. La façade n'en reste
pas nionis agréable avec les fruits de pierre sculptés aux angles et dans lesquels dés esprits facétieux autant qu'incompétents ont cru voir certains attributs sexuels ([u'aurait justifiés la destination de la pagode.
La disproportion flagrante qui existeentre cette façade et l'intérieur, a souvent fait ])enserà un ensemble primitivement beaucoup plus important et dont la façade principale avait seule subsisté. Rien ne vient cependant confirmer cette hypothèse.
La tradition veut que cette pagode, ou du moins sa façade, soit un peu moins ancienne que celle du Quan-Than ce qui la fait naître vers la fin du xvu'' siècle.
l'Ol'tilllll" tlLMltl'l'
Cliché Eberhardt.
de la Patrude de la Maternité.
L ne autre pagode située au milieu des sables à une demi-heure de la gare de Faifoo, celle de Phuoc-Lâm, est remarquable seulement par
(.rilïi: I»K I. ANN AM
les cérémonies qui s'y célèbrent, 1 ordination des bonzes, ou ce que l'on pourrait appeler des concours de sainteté. Des bonzes venus de tous les [)()ints de l'Annani y accourent alors, ils restent trois jours en jirière sous la direction du Ilnk-TJiuony. sorte de « pape des bonzes », et se livrent à ditFéreiitcs mortifications dont une des plus curieuses consiste à laisser brûler sur le crâne jusqu'à extinction trois bougies. Dans la plupart des cas, les boug-ies brûlant entièrement creusent des trous dans le cuir de la tète rasée, pendant que les patients, impassildes sous la douleur, récitent de plus en plus vite les litanies rituelles. Certains bonzes ont ainsi le crâne raviné par ces stig-mates g-ràce auxquels ils conquièrent leurs grades et excitent l'admiration des foules.
On remontera ensuite la rue de Minh-Mang^ qui aboutit à l'établissement de thé de la maison Dérobert et Fiard de Tourane. Elle possède dans la rue de Quang-Xam et sur les quais un autre établissement important oii l'on traite la soie et les peaux. Le représentant de la maison fait fort aimablement visiter ces différents comptoirs aux personnes qui lui en font la demande.
Un dernier tour en pousse à travers les deux rues chinoises et le quai et Ton peut revenir rue Xeuve à l'hôtel.