‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 140 sur 216 · Bece vieit Uo de tribu Juda. /Apocal., v · texte numérisé non relu

Bece vieit Uo de tribu Juda. /Apocal., v

V&TEMENTS, ATTRIBUTS ET £ilBLÈM£S DU CURiST. 283

ceaux, après les avoir mis à mort, un motif de plus pour représenter Notre- Seigneur sous la figure d'un lion. Il paraîtrait même, d*après H. l'abbé Crosnîer *, qu'il est de ces figures de lion auxquelles est attribué le nimbe crucifère, comme à celle de l'Agneau lui-même. Alors, le Sauveur aurait été vraiment personnifié sous cette figure de lion; ce n'est pas cependant une chose ordinaire dans l'iconographie chrétienne. Dans cette sorte de langue, à part l'agneau et le poîssoh, les autres expressions figurées, applicables à Notre-Seigneur Jésus-Christ, sont plutôt' employées à l'état de qualificatif qu'à celui de substantif, ou comme membre d'une phrase incidente, propre à étendre la signification de la proposition principale, plutôt qu*à titre de partie intégrante de la proposition elle-même: c'est ainsi qu'à Bourges, dans la verrière de la Nouvelle-Alliance, à côté du Christ ressuscité qui occupe le centre du panneau, on voit, dans un compartiment distinct, le lion rendant la vie à son lionceau, figurer comme un accessoire en regard du pélican,qui, par l'effusion de son sang, rappelle également ses petits à la vie K

Le pélican comme le lion, dans cette circonstance, doit à son histoire fabuleuse le rôle que nous lui voyons jouer, et, à ne considérer que son origine, il la lui doit uniquement. Le peintre verrier daJBourges b'est plu, il est vrai, à rappeler le passage du psaume de David où, dans un sentiment de componction, le saint pénitent se compare au pélican de la solitude ^ en représentant le roi prophète près de l'oiseau symbolique; mais il but reconnaître que ce passage n'a aucun trait aux circonstances merveilleuses qui ont valu à celui-ci l'honneur d'être, après Tagneau et le poisson, l'emblème le plus usité du Sauveur, et celui de tous qui, aussi après eux, a été employé usuellement, comme il l'est encore, dans un sens plus voisin delà personnification. Néanmoins cette sorte d'apologue du péli€an,rendant à ses petits, au moyen de son sang, la viequ'il leur a ôtée dkns un mouvement de colère ^, est si touchant, il est si bien en rapport avec les émouvantes pensées que soulève la miséricorde paternelle d'un Dieu, répandant^ lui aussi, son sang pour le salut de ses créatures, après leur avoir

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