Artt industriels, T. II, p
S. A considérer seulement les griTor^s de d*Âgincoart (Peint., pi. xcvi), oa pourrait eroire que, dans les fresques du xr siècle conservées dans une salle dépendante de la basiliqsede Saint-Paul-hors-Ies-Hurs, à Rome, le Christ a la t^te inclinée à gauche ; mais ilett probable qu'il y a transposition de toute la composition par erreur du $;ravenr.
iK»i}S SOUFPAANT. 389
fjtt-iU le sont habituellement dans les ctirists des vi<», tii« et yiii« siècles : ^rmi les excaptiofis, une dles-plos rdiuarijuables est offerte par le triptyque en ÎToire deU Bibliothèque nationale, publié par les AnnaUs archvolo§iqHes (T. XYIII, p. 109); et quelle que soit la fixité des Grecs dans leur^ types, cette dreonstanoe seule nous aurait fait douter qu'il fallût faire descendre rexécation de ce triptyque jusqu'à la fin du xm^ siècle, comnie Ta pensé H. Didron^ si nouâ ne trouvions d« distance en distance, écbeloRiiéa sur la route intermédiaire, d'autres monume&ts d'un caractère analogue : tels le Christ du Crucifiement yiiKn% un eompartim/ent du dîp- 4yqtte de Milan publié par Gori et repiroduit par Hoszoni (x® siècle) ^ ; «slui de Lilliers (département du Nord), p«Mii par M. de Camnont (xn* siècle) 9 ; celui qni 6e trouve datas 1» cathédrale de Sarzana, «t porte )a -signature de GuiHenius, aveo la datedeift88 ^.
Sur la croix de Clairmarais (xin^siàde) A^ un. seul des bras s'éloigne tant soit peu de cette position : nous ne dînons pas de eette rigidité, car précisément un des traits di$ l'attitude divineoieut puissante et humainement impossible dont nous parlons eM d'étte prise avec aisance : intention rendue quelqu'efois jusqu'à l'évidence par l'inflexion des ouaim. (Voir ci-dessus, p. 384.)
Le plus souvent , pendant la période qui nous occupe , les bras fléchissent quelque peu. Dans le crucifix de la collection Debruge, publié par les Annales archéologiques ^, ce fléchissement est à peine sensible, mais l'intention s'en fait sentir par un léger fléchissement aussi des genoux, tandis que dans le Crucifiement de la grande châsse, collection Soltikoff ^, et sur les cinq ivoires publiés dans les Mélanges d'archéologie ^^ oix, sans être plus considérable, il coïncide avec une situation du corps parfaitement perpendiculaire, on voit que si on s'est relâché, sous ce rapport, de l'archaïsme primitif, on l'a fait sans y penser. ' Oans le crucifix du reliquaire donné par le pape Pascal H a l'abbaye de Conques ^, le fléchissement des bras est un peu plus accusé, et^oependavit il n'atteint pas le degré où est arrivé le crucifix de Lothaire.
f. Gori. Thés, vet, dypL, T. 111, pi. xxii. <- Mozzoni, Tavole dêUë storia deUa Ckéêéa, x«^ftièole, p. lit.
t. Caumont, Abécédaire^ éd. de 1868, p. 265. 3. Rosini, Storia délia piltura, pi. in-fol. A. i. Afin, arch., T. XV, p. 5, et ci-drssus, p. 362