IX. — Bas-relief funéraire de Jacques Cappel, avocat
du roi au Parlement de Paris, mort en 1510 (encadré par deux pilastres cannelés). Dans le haut, la Vierge assise avec l’enfant Jésus; autour d’elle, deux groupes d’adorateurs; d’un côté, les filles sous la protection de sainte Marguerite; de l’autre, les fils sous la protection de saint Jacques. Provient du cimetière des Innocents. Voy. Lenoir, Musée des monuments français , n° 252; Guilhermy, Itinéraire archéologique de Paris ; Courajod, t. II, p. 106- 108.
X. — U Amende honorable. Bas-relief en pierre. Ce basrelief représente la réparation publique faite aux Augustins et à l’Université pour l’attentat commis en 1440 par des sergents envers deux religieux parisiens, dont l’un fut tué et l’autre blessé. Provient des 'Grands- Augustins. — Dubreuil; Théâtre des Antiquités (1612), p. 554; Lenoir, Musée des monuments français, n° 88. — Gravé dans le Magasin pittoresque , 1843, p. 160.
L’inscription, d’après la transcription de M. de Guilhermy, est conçue comme suit :
C’est la représentacion de l’amende honorable faite à l’université,
de... eux et convent de céans pour l’occision de
feu fr is e et religieux profes de is
yci devant piteusement née mil
cccc. xl. dieu ait l’ame de lui. Amen.
Conditur hic P et rus Go u gis cognomine die tus Huius projessor ordinis assiduus.
Proth (sic) dolor occubuit preventus morte nephanda Transfossus latere sacrilego gladio.
s te sui perfusus sanguine leti.
înficitur grandi crimine mortifero.
Hoc tamen ulla dies memori ne substrahat (sic) evo
p sr**»"
La deuxieme travée (aile droite).
Gravure tirée de l’ouvrage de M. Courajod.
Indicio jirmo Jigitur iste la
... ta . quant protulit hujus.
Urbis prefectus judicis arce sedens.
Exe gît fieri mundi jubar atque soph...
Doctrine aima parens
tris auxihis Pétri quem cernitis omnes
Signum jungatur cetibus angelicis 1.
A la suite des travées disposées en hémicycle, la cour contient, du côté du jardin, une console provenant du palais des Tuileries, puis trois chapiteaux provenant de l’ancienne église de Sainte-Geneviève (xie-xne siècle), et ornés, le premier, de rinceaux, le second et le troisième, de signes du zodiaque (le bélier, le lion, le sagittaire, les gémeaux), etc.
Sur ces chapiteaux sont placés divers fragments d’architecture.
Les quatre arcades, richement décorées, qui donnent sur le jardin de l’École, proviennent de Gaillon (gravées dans l’Art pour tous ^ 1877, n° 398).