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MEUBLES TOURNANTS

Le meuble de gauche contient un choix de dessins de maîtres modernes, des études anatomiques sur le cheval

par Géricault, données par M. le marquis de Varennes en 1883; des dessins d’Alexandre Hesse (1806-1879), légués par cet artiste; deux feuillets provenant des deux précieux albums de Carpeaux, donnés à l’École par le prince Stirbey en 1882, albums qui renferment 69 $ dessins du maître ; puis des dessins de Théodore Valerio (1819-1879), de D.-A.-M. Raffet (1804-1860), des croquis d’architecture d’Abel Blouet (1795-1853), de J.-B.-C. Lesueur (1794-1883), de J. -J. Clerget (1808î877), etc.

Le meuble placé au milieu est consacré à un choix de gravures d’ornements et d’architecture tirées de la riche collection de gravures donnée à l’École en 1883-1884 par M. Victor Schœlcher. Cette collection, qui comprend environ 8,000 gravures au burin, à l’eau-forte, à la manière noire, au lavis, sur bois, etc., est destinée à offrir un spécimen de la manière de chaque graveur. Près de 8,000 artistes y sont représentés. Une partie de la collection est classée par époques et par noms d’artistes dans une centaine de volumes in-folio, l’autre est encadrée (voy. plus loin, salle Schoelcher). Des catalogues très développés, rédigés par M. Schœlcher, facilitent l’étude de cet ensemble véritablement unique en son genre.

Le meuble placé à droite contient une série d’études d’après les monuments anciens, et des compositions originales exécutées par M. Alexandre Denuelle (1818-1879), l’éminent architecte décorateur. Cette collection a été donnée à l’École par Mme Taine, fille de M. Denuelle, en 1882.

LA BIBLIOTHEQUE

Sur les épines sont placées un certain nombre de réductions en liège de monuments antiques (le Parthénon d'Athènes, le Temple de Neptune à Pæstum, le Temple de la Concorde à Agrigente, le Tombeau de Cecilia Metella, le Tombeau de la famille Plautia à Rome, le Temple de la Fortune virile, à Rome).

L’épine placée au bout de la salle contient deux précieuses terres cuites originales : une tête de lion en terre cuite polychrome, du plus beau style grec, trouvée à Métaponte en 1828 4, et donnée à l’Ecole par M. Debacq, architecte, en 1884; une statuette dC Hercule assis, par Pierre Puget, donnée par M. His de la Salle (décrite par Lagrange, dans son catalogue de l’œuvre de Puget, sous le numéro 1062)1 2.

On remarquera aussi un vitrail du commencement du xvie siècle, un fragment de Descente de croix (deux hommes, la Vierge, les saintes Femmes), encastré dans la huitième fenêtre à partir de la porte.

1. Voyez Métaponte, par le duc de Luynes et F.-J. Debacq; Paris, 1 833, p. 42.

2. « Hercule, assis sur un rocher, sa massue sous le bras droit, le bras gauche ramené sur la massue, la tête et le corps ramenés vers la gauche. La tête est plus sèche et plus jeune que celle de l’Hercule gaulois. Les deux pieds sont brisés. A Paris, chez M. His de la Salle.

Ou c’est la première idée de l’Hercule gaulois, idée complètement modifiée dans l’exécution, ou c’est la maquette de la statue d’Hercule exécutée en pierre de Vernon pour M.Girardin dans sa terre de Vaudreuil (voir p. 5g et n° 59 du Catalogue). Je m’arrêterais plus volontiers à cette dernière hypothèse.» (Lagrange, Pierre Puget; Paris, 1868.)

Plusieurs dessins sont exposés au centre de la Bibliothèque : la Cene} copie au crayon noir, d’après Léonard de Vinci, par F. Gaillard (1858), des vues d’Héliopolis (basse Égypte), par Joyau (1865).

La Bibliothèque contient, en outre, un grand nombre de moulages de médailles et de monnaies antiques ou modernes, provenant en majeure partie de la collection formée par M. de Paulis. Ces moulages, exposés dans les vitrines placées près des fenêtres, sont divisés en deux sections : la première comprend les spécimens de la glyptique antique, au nombre de plusieurs milliers de pièces; la seconde est consacrée aux médailles italiennes, françaises et allemandes de la Renaissance et du xvue siècle, classées par maîcres.

Cette collection est autant que possible tenue au courant des découvertes récentes et s’enrichit incessamment de pièces nouvelles. Elle montre le développement d’un des arts qui ont le plus fleuri dans l’antiquité, à l’époque de la Renaissance et au xvne siècle .

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