SALLE D’EXPOSITION DU PREMIER ÉTAGE
Cette salle, longue de 42™, 80, large de 10 mètres, haute de i2m,5o, est voûtée en plein cintre; elle reçoit la lumière par sept fenêtres gigantesques, ainsi que par trois œils-de-bœuf.
A l’entrée de la salle du premier étage sont placées :
A gauche, une copie en marbre du Faune au chevreau . Musée de Madrid. Copie de M. Tournois. Envoi de Rome. 1860.
A droite, une copie en marbre de la Vénus de la Porta Portuese. Copie de M. Cugnot. Envoi de Rome. 1861.
COPIES DE TABLEAUX DE MAITRES
Raphaël (1483-1520). Saint Paul prêchant à Athènes. Carton pour les tapisseries du Vatican. Musée du South Kensington à Londres. Copie de M. Monchablon. 1872. .
Le même. La Alort d’Ananie. Même suite. Copie du même.
Le même. Saint Paul et saint Barnabe à Lystra . Même suite. Copie du même.
Andrea del Sarto (1486-1531). La Madonna del Sacco. Cloître de PAnnunziata, à Florence. Copie de M. Barrias. Envoi de Rome. 1849.
Giovanni Bellini (1427-1516). La Vierge et l'enfant Jésus entourés de plusieurs saints. Eglise Saint-Zacharie, à Venise. Copie de M. Forgeron. 1874.
Domenico Ghirlandajo (1449-1494). La Naissance de la Vierge . Fresque de l’église de Sainte-Marie Nouvelle, à Florence. Copie de M. Bourgeois.
Paris Bordone (1500-1570). Le Pêcheur rapportant Panneau de Venise au Doge. Académie de Venise. Copie de M. Maréchal fils.
LA CHAPELLE
LA CHAPELLE
En revenant sur nos pas- et en traversant la salle Melpomène, puis la cour du Mûrier, nous pénétrons dans la chapelle.
La chapelle, ou plus exactement l’église, est la seule partie ancienne de l’Ecole, et encore a-t-elle été considérablement modifiée. Elle se compose d’une longue nef, recevant le jour par des ouvertures pratiquées dans la toiture, et d’un édifice plus petit, hexagonal, voûté en dôme. On a lu ci-dessus l’historique de cette double construction (p. 14).
Vestibule de la chapelle
Le vestibule ou péristyle de la chapelle, fermé par une balustrade sculptée rappelant celle de la chapelle Sixtine, contient un certain nombre de sculptures originales provenant, pour la plupart, de l’ancien Musée des monuments français ou Musée des Petits-Augusdns.
Signalons d’abord la belle boiserie qui recouvre les parois du vestibule (avec l’inscription : « Actum anno mvc xiii »). Ce chef-d’œuvre de menuiserie a été acheté en Belgique par M. Thiers, en 1838.
Les trois portes proviennent du château d’Anet. (Voy. p. 30.) Elles sont ornées des chiffres d’Henri II et de Diane de Poitiers, de couronnes royales, de carquois, de flèches, de croissants, etc.
Les trois petits bas-reliefs, en albâtre, qui se détachent sur cette boiserie, proviennent de l’église Saint-Père de
Chartres; ils ont pour auteur le sculpteur François Marchand d’Orléans (1543) et représentent des scènes de la Passion : le Portement de Croixj — la Crucifixion } — la Descente de Croix . — Voyez le travail de M. F. de Mély: François Marchand d’Orléans (Paris, 1887), où l’un des bas-reliefs, la Crucifixion } est reproduit en photogravure.
C’est de Chartres également que proviennent les deux colonnès placées à l’entrée de la chapelle ; elles ornaient à l’origine le jubé de l’église Saint-Père, décoré en 1543 sous la direction de Jehan Benardeau, d’Orléans.
Au sommet de la balustrade est placé un élégant groupe en marbre, formé de deux enfants soutenant un cartouche sur lequel est tracé le mot Charitas. Ce groupe, qui rappelle une composition analogue conservée au Louvre, est attribué par M. Courajod à l’école de Pierre Puget (. Alexandre Lenoir } t. II, p. 191-201). Il ornait primitivement une église de Toulon.
Sur les piédestaux disposés dans le vestibule, ainsi que sur la partie inférieure de la balustrade, sont exposées des sculptures originales en marbre ou en pierre : bustes, basreliefs, chapiteaux, marmousets, etc., du moyen âge ou de la Renaissance, provenant la plupart du Musée des monuments français d’Alexandre Lenoir.
On citera parmi ces sculptures, dont la plupart sont fort endommagées :
Le buste d’un jeune guerrier, avec son casque et son armure, marbre. Château de Gaillon.
LA CHAPELLE
Ecce homo. Bas-relief en pierre, xvie siècle, décrit par M. Courajod, dans le tome II, p. 190, de son ouvrage.
Le buste de la dame de Braque (gravé dans le tome II, p. 119, de Fouvrage de M. Courajod).
Deux petits génies en marbre, dont l’un tient un livre au-dessus de la tête de l’autre. xvne siècle. (Attribués à tort à Barthélemy Prieur.) Proviennent du tombeau factice de Mme de Clermont-Tonnerre, reconstitué par Alexandre Lenoir au Musée des monuments français.
Statuette de Bacchiis ou de Faune et statuette de Méléagre (autrefois placées sur l’arc de Gaillon; voy. p. 41). Sculptures originales en marbre.
Abraham tenant une âme dans les plis de son manteau. Sculpture originale en pierre avec des restes de couleur (la tête manque). xme siècle.
Buste connu sous le nom de Guillaume de Rochefort. Gravé dans le tome II, p. 159, de l’ouvrage de M. Courajod, ainsi que dans la Renaissance en France , de M. Léon Palustre.
Marmousets. Ancien couvent des Jacobins dans la rue Saint-Jacques. (Gravés dans Fouvrage de Millin, Antiquités nationales , t. III, p. 1, n° xxxix.)
Lion provenant du tombeau de Famiral Chabot (Musée du Louvre). Gravé dans Fouvrage de M. Courajod, t. II, p. 167.
Reste méconnaissable d’une cariatide de Germain Pilon. Ancienne chaire des Grands-Augustins, aujourd’hui au Musée du Louvre (Courajod, t. II, p. 151).
La niche pratiquée dans le mur de droite du vestibule
contient une sorte de sarcophage formant le soubassement du tombeau de Louis de Poncher. (Les statues de Louis de Poncher (*j- 1521) et de sa femme sont conservées au Musée du Louvre.) Voy. la Galette archéologique , 1883, p. 169-176, et Y Alexandre Lenoir^àc M. Courajod, t. II,
Sur ce socle est étendue une statue en marbre représentant le cadavre de Catherine de Médicis ^ sculpté par Jérôme della Robbia (1488-1566). Cette sculpture précieuse, malheureusement inachevée, a été reproduite par M. Courajod dans son Alexandre Lenoir (t. II, p. 163) et par MM. Cavallucci et Molinier dans les Della Robbia (Paris, Rouam, 1884, p. 163).
Au-dessus de cette statue sont incrustés :
Un bas-relief en bronze, du tombeau du duc de Créqui; fondu d'après Poriginal par les soins d’Alexandre Lenoir.
Les Sept Sacrements, bas-reliefs en terre cuite, par Félix Lecomte, membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture (1771). Donnés par M. Fortin en 1832.
Les moulages exposés dans le vestibule sont :
Frise d’enfants dansant, chantant et faisant de la musique. Sculptée par Donatello (1386-1466) pour la tribune des chanteurs, à la cathédrale de Florence ; aujourd'hui au Musée national de la même ville.
Tête de Pierre le Grand et de son cheval; fragment de la statue équestre élevée à Saint-Pétersbourg en 1778 par Etienne Falconnet (1716-1791). Don du grand-duc Wladimir.
LA CHAPELLE
Nef principale Côté gauche
Le côté gauche de la chapelle esc affecté, d’une manière générale, aux spécimens de la sculpture française et allemande du moyen âge et de la Renaissance.
On citera parmi les ouvrages les plus intéressants :
Sur la balustrade :
Le Bon Pasteur (mc ou ive siècle). Musée du Latran, à Rome.
La Cuve baptismale du dôme de Hildesheim (Hanovre) . Fin du xme siècle. Les personnifications des fleuves du Paradis servent de cariatides; sur la cuve et le couvercle, des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Première travée, le long du mur
Fragments divers du cloître de Moissac (Tarn-et-Garonne). xie-xne siècle.
Croix Scandinave (cimetière de Kirk-Braddan; île de Man), ixe-xe siècle.
Deuxieme travée
Ornements divers du moyen âge (cathédrale de Chartres, églises de Bonn, d’Aix-la-Chapelle, etc.).
Fragments de la porte de la Gloire, à Saint-Jacques de Compostelle (Espagne). xne siècle.
Trois ivoires (sous verre). Bibliothèque de Munich.
La Vierge et l’enfant Jésus. Porte de Sainte-Anne; Notre- Dame de Paris. xne siècle.
Tête de lion en bronze (fragment). Place de la Cathédrale à Brunswick (année 1166).
La vitrine placée devant ces travées contient un choix de statuettes, de bas-reliefs, de coffrets, de sceaux, etc., du moyen âge.
Troisième travée
Collection de clefs de voûte, de chapiteaux, de culs-de lampe, provenant de Saint-Martin des Champs à Paris.
L'Adoration des Mages . Clôture du chœur de Notre- Dame de Paris. (Commencement du xive siècle).
Quatre bas-reliefs de la porte de la cathédrale de Bourges, avec Y Histoire de Noé (xme siècle).
La Vierge portant l’enfant Jésus, qui tient le globe. Porte rouge (Nord) de Notre-Dame de Paris. xme siècle.
La reine Nantilde, femme de Dagobert. Provient du tombeau de Dagobert, à l’abbaye de Saint-Denis. D’après M. de Guilhermy, la statue, dans son état actuel, se composerait du corps de Nantilde et de la tête de son fils Clovis II. xmc-xive siècle.
Chapiteau du cloître de Saint-Georges de Bocherville. Musée de Rouen (xne siècle).
Les deux piliers placés en avant de la troisième travée proviennent du tombeau de Thomas James, évêque de Dol en Bretagne, par Jean Juste de Florence (1507). Cathédrale de Dol. Don de M. Decombes, conservateur du musée de Rennes.
Les deux bustes placés sur ces piliers sont, à gauche, celui de Philibert II de Savoie } dit Philibert le Beau
LA CHAPELLE
(-{* 1504), à droite, celui de sa femme, Àlarguerite d'Autriche, Ces bustes proviennent des statues tombales de ces deux princes, à l’église de Brou (Ain), statues sculptées par Conrad Meyt, entre 1511 et 1536.
Sainte Modeste. Porche nord de la cathédrale de Chartres. xme siècle.
Saint Georges. Porche sud de la iflême cathédrale. xme siècle.
Quatrième travée
Le Christ apparaissant à la Madeleine . — Le Christ apparaissant aux saintes femmes. Pourtour extérieur du chœur de Notre-Dame de Paris (fragment). xive siècle.
L’Assomption de la Vierge. Chapelle du côté nord de Notre-Dame de Paris. xive siècle.
Sainte Madeleine et Sainte Marthe ; sous un double dais. Sculpture originale en marbre, autrefois conservée dans l’église Bonne-Nouvelle, à Paris. xive siècle. — Don de M.tDebacq, 1884.
Deux lions, par Jean Goujon. Façade de l’hôtel Carnavalet à Paris.
Statue d’Apôtre. Sainte-Chapelle de Paris. xme siècle.
Bustes des prophètes Daniel et David (fragment), par Claux Sluter. Puits de Moïse, à la Chartreusœ de Dijon (1393-1403).
Cinquième travée
Ève tentée par le serpent . — Adam et Eve chassés du Paradis ^ par Jacopo dellaQuercia (1371-1438). Façade de l’église San-Petronio à Bologne.
Le Couronnement de la Vierge ^ par Peter Vischer (-}- 1529). Cathédrale d’Erfurt.
Assemblage de fragments du tombeau de Saint Sébald par Peter Vischer (-J- 1529). Eglise Saint-Sébald, à Nuremberg. (Le personnage placé en arrière du monument, en costume d’atelier, avec un tablier de cuir, est le portrait de l’artiste. )p
Les douze piliers à quatre faces, ornés de vases, de rinceaux, de fleurs, d’instruments divers, etc., qui entourent le tombeau de saint Sébald, proviennent du tombeau de Louis XII à Saint-Denis. Ils supportent des statuettes de Pleureurs , provenant du tombeau de Philippe le Hardi } sculpté par Claux Sluter (commencement du xve siècle). Musée de Dijon.
Sixième travée
L'Histoire. Bas-relief de Jean Goujon. Cour du Louvre. (On sait aujourd’hui que Jean Goujon est mort en Italie entre 1564 et 1568. Voy. l’article de M. de Montaiglon dans la Ga^tte des Beaux-Arts } 1885, t. Ier, p. 21.)
Quatre Vertus théologales ; bas-relief, par Germain Pilon (1535-1590). Tombeau d’Henri II à Saint-Denis.
Deux Cariatides, par le même. Chaire des grands Augustins. Musée du Louvre.
La Foi et la Charité ' } assises ; tombeau du cardinal d’Amboise. Cathédrale de Rouen.
Groupe des Trois Grâces } par Germain Pilon. Musée du Louvre.
Six bas-reliefs, avec des casques et des armes diverses, moulés sur les boiseries de la chambre d’ Henri 1 1 au Louvre.
la chapelle.
Deux figures debout. Tombeau du cardinal d’Amboise. Cathédrale de Rouen.
Trois statuettes, par Conrad Meyt. Eglise de Brou (Ain). (1511-1536).
Bustes de Moïse et d’ Isaïe , par Claux Sluter. Puits de Moïse à la Chartreuse de Dijon (1393-1403).
Septième travée
Quatre Renommées ou Victoires, par Jean Goujon. Musée du Louvre.
Nymphe debout tenant une rame, par le même. Fontaine des Innocents.
Tête de femme, par le même. Cour du Louvre.
Pied posé sur un casque, par le même. Cour du Louvre.
La Mise au tombeau , par le même. Musée du Louvre. Les Quatre Evangélistes de l'autel d’Ecouen. Château de Chantilly.
Le Printemps, l'Automne, l’Hiver, par le même. Portes, en bois de 1J église Saint-Maclou, à Rouen.
Trois Génies renversant des torches funèbres, par Germain Pilon. Tombeau de François Ier à Saint-Denis.
Effigie d’une femme morte, par le même. Musée du Louvre.
Trumeau du portail de l'église Saint-Michel, à Dijon. XVIe siècle. %
Statuette de saint Michel. Musée de Dijon.
Stalle provenant de la boiserie du chœur de Saint-
Bertrand de Comminges (Haute-Garonne, xvie siècle).
Dix têtes. Même provenance.
La Guerre désarmée et la Paix, par Jean Goujon. Cour du Louvre.
Deux Renommées ou Victoires, par le même. Musée du Louvre.
Fragment de la corniche de la tribune des Cariatides, par le même. Musée du Louvre.
Divers fragments de bas-reliefs, attribués à Paul Ponce. Jardin de l’Ecole des beaux-arts (voy. p. 69).
Un Vase attribué à Benvenuto Cellini.
Les douze Signes du Zodiaque, attribués à Jean Goujon. Ancien Hôtel de Ville de Paris.
Mur du fond
Série de vingt-cinq bas-reliefs, du tombeau de François Ier à Saint-Denis [Bataille de Marignan , Bataille de Cérisoles, etc.), par Pierre Bontemps.