‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 117 sur 451 · PAPILLES. — POILS · texte numérisé non relu

PAPILLES. — POILS

Les papilles et les poils dérivent essentiellement de l’épiderme.

Papilles. — Etude . — Une cellule épidermique venant à s'accroître par sa face libre, il en résulte, si cet accroissement est peu considérable, une proéminence généralement de forme conique, qui a reçu le nom de papille.

Les épidermes de la plupart des corolles à aspect velouté (Pensées, Roses, etc.) sont particulièrement riches en ces sortes d’éminences cellulaires. Nous reproduisons, figure 76,

l’aspect que présente un lambeau d’épiderme pris sur la corolle du Primula sinensis. Les papilles s’y trouvent en grand nombre sous forme de mamelons coniques, trois ou quatre fois plus hauts que larges. On trouve encore de nombreuses papilles souvent très développées sur les stigmates des fleurs.

Pour observer les papilles, il suffit de préparer des lambeaux d’épiderme, comme il a été dit plus haut, et de les examiner

en surface. On peut encore faire des coupes perpendiculairement à la surface épidermique, et constater ainsi qu’il y a continuité entre la cavité des cellules épidermiques et celle de la portion conique qui constitue la papille.

Poils. — Leurs formes. — Si l’accroissement des cellules en * dehors s’accentue davantage, les formations qui en résultent reçoivent le nom de poils. Les papilles ne sont en réalité qu’un état intermédiaire entre les cellules épidermiques normales et les poils.

Les formes affectées par les poils sont extrêmement variées:

Fig'. 77. — Poil ramcux pris sur le Matthiola annun.

tantôt la cellule épidermique s’allonge simplement (poils continus simples], jusqu’à atteindre les dimensions remarquables qu’on observe dans les poils du coton ; tantôt, en restant unicellulaire, le poil se bifurque ou se ramifie davantage et devient rcimeux ou étoilé (face inférieure des feuilles de VAlyssum saxatile , feuilles de Matthiola annua , fi g. 77).

Ailleurs (poils articulés) la cavité du poil devient indépendante en se séparant, par une cloison, de la cellule épidermique. Tantôt alors le poil lui-même reste encore simple, tantôt au contraire il se cloisonne transversalement (poils des Tradescantia, fig. 78, des Pélargonium, etc.), ou dans des sens divers de manière à produire des sortes de lames cellulaires connues sous les noms de poils en écusson (Higpophae rham-

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