‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 141 sur 451 · FAISCEAUX INCOMPLETS ET RUDIMENTAIRES · texte numérisé non relu

FAISCEAUX INCOMPLETS ET RUDIMENTAIRES

Il peut arriver que les faisceaux deviennent incomplets par suite de l’atrophie de leur partie vasculaire, ou encore qu'ils restent rudimentaires par suite d’un arrêt de développement.

Faisceaux incomplets. — Au premier cas se rattachent les faisceaux des tiges des Equisetum , ceux des chaumes et des feuilles d’un grand nombre de Monocotylédonées, Hydrocharis , Butomus , Sagiltaria , Alisma, Juncacées, Gypéracées, A corus calamus , Leucoyum , Commélinées (Tradescantia albiflora, zebrina, etc.), plantes qui, pour la plupart, vivent dans l’eau ou végètent dans les marécages. A la même catégorie de faisceaux devenant incomplets par suite de résorption de la partie vasculaire, se rattachent, parmi les Dicotylédonées, ceux des Renoncules aquatiques, du JSelumbium des Nymphœa, J\uphar , Brasiana peltata (1), etc.

Dans toutes ces plantes, les vaisseaux venant à se détruire

Fig. 98. — Coupc transversale d’un faisceau de la tige A' Equisetum palustre,

d’après de Bary.

sont remplacés par une lacune ou canal intercellulaire renfermant de l’air. Ici outefois la résorption n’atteint pas tous les vaisseaux. Dans la figure 98, par exemple, qui représente

(l) Trccul, Ann. Sc. nat. bot., 4e série, t. I.

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