CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
être monoïques ou dioïques ( Funaria hygrometrica , Dicranum undulatum, etc.).
Les Anthéridies de la plupart des Mousses sont enveloppées par un involucre de feuilles nommé Pérïgone , lorsque ces Anthéridies ne sont point accompagnées d’organes femelles (fig. 168), et Périgame lorsqu’il embrasse une fleur hermaphrodite ;
3° Chez les Fougères et les Equisétacées, les Anthéridies sont portées sur un prothalle qui, contrairement à ce qui a lieu
Fig. 1<38 . — Coupe* longitudinale de la fleur mâle du Bryum hornum. — a. Anthéridies. — p. Taraphyses. — b. Extrémité terminale du pied fertile. Extérieui*ement aux paraphvses et aux anthéridies, on aperçoit la coupe des feuilles du périgone.
Fig. 169. — Anthéridie de Fougère. — A. Anthéridie ouverte laissant échapper les anthérozoïdes. — B. Anthérozoïde et sa vésicule à l’extrémité postérieure.
chez les Muscinées, prend un développement très peu considérable relativement à la génération asexuée.
Ce prothalle tantôt porte les deux organes sexués (Anthéridies et Archégones), tantôt, au contraire, est dioïque {toutes les Equisétacées et quelques Fougères). Les Anthéridies se trouvent à la face inférieure du prothalle membraneux des Fougères (fig. 169), et au sommet ou au bord des lobes de celui des Prêles. Ces prothalles peuvent être obtenus à tous les degrés de développement en semant sur la terre humide des spores de Fougères ou de Prêles. On recouvre d’une cloche et on abandonne le tout pendant trois ou quatre semaines en un lieu frais (Polypodiacées, Aneimia , Osmunda),
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
On assiste sur les très jeunes prothalles, et sans avoir besoin de faire des coupes, à l’apparition des Anthéridies.
Sur les prothalles plus âgés, ou encore sur les thalles des Mousses et des Hépatiques, on doit faire des coupes fines pour examiner la structure des Anthéridies (fig. 168). Si les Anthéridies sont mûres, on trouvera dans les coupes de nombreux Anthérozoïdes qui s’échappent par les déchirures faites
Fig. 170. — Archégone do Funaria hygrometrica.
Fig. 171. — A. Coupe tangentielle perpendiculaire à travers le chapeau femelle du Marchantia polymorpha (Sachs). — a. Deux archégones. — pc. Enveloppe commune des archégones ou périchèze. — B. Archégone après la fécondation. Les cellules x qui bordent l’ouverture du col sont flétries ; l’oospore commence à se diviser. — pp. Périanthe en voie de développement.
par le rasoir sur les Anthéridies. Il vaut mieux, au moyen d’une bonne loupe, enlever les Anthéridies avec une pointe en les détachant par leur base, lorsqu’elles sont pédiculées, et les monter dans l’eau en ayant soin de ne pas les comprimer. Au bout de dix à quinze minutes, si elles sont bien développées, on les voit éclater et un nuage de spermatozoïdes actifs sort par l’ouverture.
Archégones. — Les Archégones ou organes femelles sont, lorsqu’on les considère au moment de la fécondation, des