CHAPITRE VIII
ORGANES DE REPRODUCTION
supporte la soie. Cette capsule est fort intéressante à étudier et présente des variations très grandes, suivant les espèces. Formée d’une paroi de plusieurs assises de cellules, recouverte d’un épiderme souvent stomatifère, elle est remplie à l’état jeune par un tissu qui donnera naissance aux spores, ses
cellules engendrant chacune
Fig. 174. — Deux pieds de Funaria hygrometrica. L’urne est recouverte par la coifle.
spores par une double bi¬
partition. Toutefois, ce tissu est rarement employé out entier à la formation des spores. Le plus souvent une portion centrale persiste à l’état de tissu appelé Colamelle. Ajoutons que le sommet de la capsule se différencie en une sorte de couvercle ( opercule ) qui tombe à l’époque de la maturité de la capsule, et offre une structure variable. L’union de l’opercule aux bords de l’urne présente un ou deux cercles de dents qui forment le Péristome. Ces dents sont en nombre variable. Il y en a 4 dans les Tetraphis , 8 dans les Splanchnum , 16 dans les Grimmia ; 32 dans les Torula , 32 ou 64 dans les Polytrichum , etc.
Les dents du Péristome consistent en portions de membranes épaissies et durcies ayant appartenu à une assise cellulaire séparée, par quelques rangées de cellules à parois minces, de l’épiderme caduc qui constitue Topercule. Pendant que ces rangées de cellules et les places minces de la première année se déchirent et sont écartées, les fragments épaissis subsistent et constituent le péristome. Lorsque le péristome comporte
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
deux rangées de dents, les plus internes (endostome) prennent généralement le nom de cils. Des modifications diverses peuvent se présenter. Nous figurons (fig. 175), le péristome double du Fontinalis, dont l’endostome, au lieu de cils est constitué par un réseau de bandes longitudinales et transversales.
Sans insister davantage sur ces détails, ajoutons que la fécondation de l’Oosphère chez les Hépatiques donne également lieu à un Sporogone, mais celui-ci reste beaucoup plus longtemps enfermé dans l’Archégone. De plus, son organisation intérieure est différente de celle de la capsule des Mousses. Il ne renferme généralement pas de Columelle et, outre les Sporanges, développe en général un grand nombre d’organes de dissémination nommés Elatères , qui consistent chacun en une longue cellule fusiforme dont la paroi s’épaissit fortement suivant 1-3 lignes spirales parallèles et se résorbe finalement entre ces épaississements.
Les spores des Muscinées naissent quatre par quatre dans l’intérieur des cellules-mères, elles sont tétraédriques ou globuleuses, souvent fort grosses et colorées de teintes diverses. Leurs parois sont formées d’une membrane ( Endospore ) recouverte d’une cuticule (. Exospore ), qui détermine à leur surface la production d’ornements variés. Elles renferment, outre un protoplasma incolore, de la chlorophylle., de l’amidon et de l’huile grasse.
Sporanges et Spores des Cryptogames vasculaires. — L’appareil végétatif (voir plus haut), qui résulte du développement de l’oosphère fécondée, développe dans le cours d’une vie autonome des organes ou Sporanges , qui produisent tantôt des spores d’une seule espèce (Fougères, Equisétacées), tantôt deux sortes de spores (Rhizocarpées et Lycopodiacées) nommées Macrospores , spores femelles qui, en germant, donneront des prothalles femelles, et Microspores , spores qui, par germination, donnent un prothalle mâle.
Les sporanges des Fougères et des Equisétacées s’étudient facilement au moyen de coupes sur les frondes des premières et sur les scutelles groupées au sommet des pieds fertiles des secondes.
1° Chez les Fougères, les Sporanges (fig. 170) groupés en amas