‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 209 sur 451 · PISTIL · texte numérisé non relu

PISTIL

1° Style et stigmate. — Au moyen de coupes transversales et longitudinales, on reconnaîtra que le style est généralemeht creusé en son centre d’un canal. Le style est formé d’un tissu cellulaire parcouru par un ou plusieurs faisceaux fibrovasculaires déliés, et recouvert par un épiderme. La cavité centrale est souvent obstruée par un tissu de cellules à parois délicates, lâchement unies, et que l’on nomme tissu conducteur.

A son extrémité supérieure, le style se termine généralement par une petite masse de tissu recouvert d’un épiderme dont les cellules se relèvent en papilles volumineuses ou en poils. Le tissu même du style sécrète en abondance une hu-

Fig. 196. — Ovaire supère (Coupe d’une fleur de Spirée).

Fig. 197. — Ovaire infère (Coupe d’une fleur de Pommier).

meur visqueuse, appelée à jouer un rôle important dans la fécondation , en déterminant la formation du boyau pollinique.

Les papilles stigmatiques sont tantôt coniques, tantôt cylindriques ou de formes variées.

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

2° Ovaire. — L’étude de l’ovaire se fait au moyen de coupes transversales menées à différentes hauteurs et de coupes longitudinales. La structure de l’ovaire variant à l’infini, il ne nous est possible de donner que des indications générales.

On examinera les parois de l’ovaire généralement formées de trois enveloppes : l’interne et l’externe, correspondant aux deux épidermes des feuilles ; la moyenne, formée généralement de plusieurs couches de cellules, est analogue au mésophylle des feuilles et est parcourue par les faisceaux fibro -vasculaires.

On examinera le nombre des loges, les cloisons qui les limitent, la disposition des placentas et le Fig: !,98\ — 50upe, lo"sitlîdinale du passage des faisceaux fibro-vascu-

pistil de Rhubarbe (Ovule ortho- °

trope). laires dans ceux-ci. Au moyen

des coupes longitudinales menées suivant la direction des placentas, on observera le mode d’insertion des ovules (fig. 196, 197 et 198).

3° Ovules. — Les Ovules sont de petits corps formés d’un parenchyme central [nucelle, qui a la valeur du macrosporange des Cryptogames vasculaires), généralement entouré de deux enveloppes ( primine et secondine), ouvertes (m, fig. 200) au sommet du nucelle ( micropyle ), et formées d’une ou plusieurs assises de cellules limitées par un épiderme interne et un épiderme externe. Ces corps sont supportés par un pédicelle plus ou moins développé (Funicule), traversé par un faisceau fibro-vasculaire qui prend fin à la base du nucelle en s’épanouissant dans une petite masse de tissu ordinairement assez distincte et qui forme la Chalaze.

En étudiant l’Ovule au moyen de coupes ou par la dissection avec l’aiguille, en s’aidant de la loupe montée, on constate d’importantes modifications dans sa structure et dans l’orientation de ses diverses parties.

Tantôt, en effet, les téguments de l’ovule se réduisent à un seul, notamment chez les Dicotylédonées monopétales et quelques polypétales (Ombellifères). Ailleurs, môme, ceux-ci disparaissent complètement et le nucelle est nu (Santalacées).

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