‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 242 sur 451 · CHAPITRE XI. — DES SEDIMENTS DE L’URINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — DES SEDIMENTS DE L’URINE

acide et albumineuse, qu’il a reconnus être identiques au Pénicillium glaucum.

Heller et Basham auraient découvert, l’un en 1848, l’autre en

Fig. 253. — Confeives. Fig. 254. — Productions organiques

et oxalate de chaux.

1849, dans l’urine de malades atteints de fièvre typhoïde et dans celle d’individus dyspeptiques, des productions (fig. 253) se rapprochant à la fois de la forme torula et du pénicillium. D’après Golding Bird, Basham rencontra ces corps dans l’urine en même temps que des cristaux d’acide urique en étoiles. Ils consistaiente n cellules ovales, arrangées en forme de grains de chapelets, avec de petites cellules naissant des parois des cellules mères.

Basham a également rencontré, dans l’urine d’un malade atteint à'oxalurie , une conferve mélangée à l’oxalate de chaux (fig. 254). Cette conferve était constituée par de nombreuses cellules annulaires nucléées, quelques-unes elliptiques et en fer à cheval. Leur apparence annulaire indiquait évidemment une plus grande épaisseur vers les bords qu’au centre, comme cela existe dans Yuredo et dans la puccinia (1).

§ 7. — INFUSOIRES ET BACTÉRIENS DANS l’üRINE.

Il est très commun de rencontrer des infusoires dans l’urine, surtout quand celle-ci est alcaline, mais cette condition

(1) Dans une communication faite à la Société de Biologie, le 15 mars 1879, sur les urines bleues, M. A. Robin a appelé l’attention sur certaines urines qui ne bleuissent qu'à a surface. Ayant examiné au microscope la pellicule bleuâtre, il y a reconnu la présence d’organismes inférieurs, qu’il n’a pas déterminés, mais qui, à notre avis, semblent beaucoup se rapprocher par leurs réactions chimiques de ceux que l’on rencontre dans le pus bleu

GUIDE I)E MICROGRAPHIE.

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

n’est pas indispensable. L’apparition de ces vibrioniens suit souvent de très près l’émission de l’urine; ils ont la forme linéaire et une longueur variant entre 5 ja et 8 «/.. Ils se meuvent avec une rapidité extrême ; souvent ils prennent naissance dans la vessie et on peut constater leur présence dans l’urine fraîche.

Neubauer et Vogel (p. 153) décrivent comme des infusoires, des monades punctiformes, qui se grouperaient sous forme de chapelet ou de ramification. Quand l’urine commence à s’altérer, ils seraient en petit nombre ; plus tard ils deviennent plus nombreux, se rassemblent à la surface du liquide où ils forment, avec le triple phosphate et les champignons, une pellicule qui se fendille et tombe plus tard au fond du vase. Ils se forment surtout abondamment dans les urines.

Hassal a trouvé dans l’urine une deuxième espèce d’infusoire, le Bodo urinarius ; les individus qui sont vivants et qui se meuvent sont ovales ou ronds et ont un diamètre variant entre 1 /60e et 1/100° de millimètre; ils sont granulés et semblables à des cellules muqueuses. Souvent ils sont plus larges à une extrémité et en différentes parties; ils sont pourvus de un, deux ou trois cils. Ils se multiplient par division. D’après Hassal, ils ont la plus grande analogie avec le Bodointestinalis d’Eremberg. On les rencontre fréquemment dans l’urine albumineuse, à côté des infusoires (Neubauer et Yogel, lue . cit.).

La fermentation ammoniacale serait due, d’après Pasteur et Yan Tiegbem(I), au développement dans l’urine d’une torulacée, constituée par des cellules globuleuses, réunies sous forme de chapelets; ces cellules ont 0,0015 millimètres de diamètre. Elles ne renferment pas de granulations; leur enveloppe et leur contenu ne présentent aucune différence. Ce ferment paraît se multiplier par bourgeonnement et il ne se développe jamais à la surface du liquide, mais dans ses parties moyennes ou dans ses parties inférieures. Quelquefois même, ce ferment constitue avec les sels un dépôt au fond du vase.

Parmi les végétaux unicellulaires qui peuvent se développer

(i) Recherches sur la fermentation de l’urée, de l’acide hippurique. Paris,

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