‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 316 sur 451 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

DU SPERME

brisées et se dispersent dans le liquide au milieu duquel nagent les débris de l’étoffe. M. Longuet a cherché une matière colorante qui, par son action élective, permît de distinguer les spermatozoaires des débris végétaux et, après de nombreux essais, il s’est arreté au carmin ammoniacal, tel qu’on l’emploie en histologie.

Les spermatozoïdes se comportent diversement avec le carmin, suivant qu’ils sont frais ou desséchés depuis longtemps : très peu modifiés, quand ils sont récents, ils fixent la couleur avec intensité, quand ils sont anciens, mais particulièrement dans la partie renflée, la queue restant incolore. Cette propriété singulière suffît, d’après M. Longuet, à les faire reconnaître immédiatement au milieu des éléments étrangers qui affectent des formes analogues. Yoici comment l’auteur conseille de procéder : 1° prendre un petit carré de l’étoffe qu’on suppose être tachée de sperme, le plus près possible du centre de la tache; 2° plonger ce petit carré d’étoffe dans une petite quantité d’eau distillée colorée par quelques gouttes, 5 à 6 pour 5 grammes d’eau, d’une solution ammoniacale de carmin; 3° laisser macérer pendant trente-six à quarantehuit heures, et même plus, car il n’en résulte aucun inconvénient; 4° dissocier l’étoffe avec de grands ménagements, en l’effilant brin à brin ; 5° dissocier chacun de ces brins un à un et séparément ; 6° examiner séparément aussi au microscope, avec un grossissement de 300 diamètres, chaque brindille dissociée dans une goutte de glycérine ordinaire. Dans une préparation faite selon les règles, on verra, autour des fibrilles végétales non colorées et parfaitement réfringentes, des grappes de spermatozoïdes, la plupart complètes, dont la tête sera colorée en rouge vif, tandis que la queue ne sera pas teintée. L’avantage du procédé de M. le Dr Longuet consisterait surtout en ceci, qu'il donnerait des résultats d’autant plus nets, que la tache serait plus ancienne, c’est-à-dire, dans les circonstances les plus mauvaises; car rien n’est facile comme d’isoler et de reconnaître les spermatozoïdes, quand la tache est récente.

Le mucus vaginal laisse parfois sur le linge des taches qui par leur aspect extérieur rappellent assez fidèlement celles for-

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

niées de sperme. Nous avons eu l’occasion d’examiner de telles taches, qui étaient considérées comme du sperme; après les avoir traitées par le procédé de M. Robin, nous avons constaté l’absence de spermatozoïdes, et la présence de larges cellules qui nous ont présenté tous les caractères habituels de l’épithélium vaginal.

§ IX. — DU SPERME DANS DIFFÉRENTS PRODIUTS DE l’ÉCOMOMIE : MATIÈRES

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