‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 336 sur 451 · CHAPITRE XV. — DES MATIÈRES FÉCALES. 6U · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. — DES MATIÈRES FÉCALES. 6U

coup d’infusions, dans les sérosités, ou le mucus en voie d’altération. On en compte plusieurs espèces (Ch. Robin).

Malmsten de Stockholm a observé des Paramécies ( Para mecium coli, Malmsten) dans les déjections liquides et purulentes de malades atteints de diarrhée chronique, avec ulcérations intestinales. Le froid tue ces animalcules, que l’on peut faire vivre en les maintenant à la température du corps humain. — Le Paramecium coli de Malmsten est décrit par M. Ch. Robin

Fig. 375. — Cercomonas. a. Munis d’un Fig. 376. — Plagiotoma coli ou Paramecium seul cil. — b. Munis d’un cil locomo- coli (Malmsten). — a. Bouche. — b. Nuteur et d’une queue. cleus. — c. Vésicule contractile. — d. Anus.

sous le nom de Plagiotoma coli. — Les Plagiotoma sont des bursariens à corps comprimé, plus ou moins circulaire ou ovalaire, avec des cirres buccaux dans un sillon spiral. Il en est qui vivent dans l’eau, mais la plupart se trouvent dans le mucus intestinal.

M. Dounon, dans ses remarquables recherches sur la diarrhée parasitaire de la Cochinchine, a trouvé des monades, ainsi que des vibrions, dans les déjections des malades soumis à ses soins. La première forme sous laquelle le vibrion apparaît dans le mucus est celle de granules excessivement fins, visibles seulement aux plus forts grossissements, réguliers, doués d’un mouvement brownien très vif, qui permet de les reconnaître dans le milieu qui les contient. Ces granules se réunissent ensuite en séries linéaires, commençant par deux, trois, quatre granules. Arrivés à ce chiffre, il en est qui présentent déjà des mouvements. Mais quand ils ont acquis 0mm.00i de longueur, 0mm,003 de largeur, ces mouvements sont

bien plus prononcés, ils représentent alors des bâtonnets allongés, terminés par deux extrémités carrées, à peine arrondies et parfaitement semblables. Ils se trouvent en quantité telle, en certains cas, que le champ du microscope en est plein. Ces vibrions linéaires ne s’arrêtent pas à cet état ; ils s’accroissent en longueur et, arrivés à ümm,02 et même à 0mm,0! , à une épaisseur de 0mm,0U2, ils perdent leurs mouvements. Ils sont alors transformés en bâtonnets de Leptothrix. Ceux-ci sont droits ou coudés à angles plus ou moins obtus. Ils sont souvent isolés, mais parfois on les rencontre formant, par leur association, des touffes plus ou moins étendues ou réuniessur un point central, formant une véritable boule épineuse.

On trouve aussi des spores d 'oïdium et des séries linéaires de ces spores (Dounon, Description des parasites de la diarrhée de Cochinchine et des affections parasitaires du tube digestif).

Des parasites que l’on trouve dans les déjections des diai— riiéiques, qui ont contracté leur maladie en Cocïiinchinc, en Afrique, etc. — On sait combien est redoutable cette affection, à laquelle succombent, même après leur retour en Europe, un grand nombre de malades. Nous renvoyons, pour l’étude des caractères cliniques de la maladie, aux travaux publiés sur celte affection, sur son traitement, par les médecins de la marine, MM. Normand, Dounon, Leroy de Méricourt, etc.

Lorsque le Dr Normand découvrit dans les déjections des malades atteints de la diarrhée de Cochinchine, en 1.S76, un certain nombre de petits vers nématoïdes, sa découverte produisit une vive sensation. Jusqu’alors, cette maladie avait été attribuée à des causes diverses, 1 ignorance de l’étiologie avait eu pour conséquence une thérapeutique un peu vague et purement empirique. Le caractère parasitaire de cette maladie étant bien établi, les médecins ont pu diriger l’action des médicaments vers un but bien défini. C’est en s’inspirant des travaux de ses devanciers et de ses propres découvertes, que le Dr Dounon, médecin de la marine, est parvenu à guérir assez rapidement un grand nombre de ses malades.

Il est singulier que la découverte de ces nématoïdes se soit fait si longtemps attendre, si 1 on considère qu’ils ont près de 1 millimètre de longueur et qu’ils se trouvent en nombre pro-

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