‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 341 sur 451 · CHAPITRE XV. — DES MATIÈRES FÉCALES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. — DES MATIÈRES FÉCALES

l’on aperçoit à l’intérieur du pavillon est un véritable feuillet à paroi assez épaisse , de forme conique, dont la base est insérée sur le rebord du pavillon et dont le sommet se continue avec le corps hémisphérique, que nous avons vu exister, dans son pli le plus interne. Ce corps n’a cette apparence que parce qu’il est enfoncé dans le fond du cône creux qu’elle forme ; en réalité, il est parfaitement

vis- 1581 . — A. Linguatule, larve 'face ventrale) raccourcie par la contraction. — B. Linguatule, larve face dorsale). — D. Linguatule mâle. — C. Linguatule jeune.asexué. — a. Extrémité antérieure. — b. Extrémité postérieure (correspondant à l’anus dans les figures C, D et à la vulve dans les figures A et B). Ces parasites se rencontrent dans les matières fécales des personnes atteintes de la diarrhée de Cochinchine. ^Dounon.)

sphérique ; M. Dounon l’appelle génitophore à cause des fonctions qu’il remplit dans la copulation. 11 présente une cavité arrondie en communication avec l’extérieur par l’orifice vulvaire chez la femelle, pénicn chez le mâle ; avec la cavité de la membrane plissée, par un canal qui se trouve au centre du pédicule; sa paroi est aussi épaisse que celle de la membrane plissée, avec laquelle elle se continue au niveau de l’étranglement qui les sépare. La surface extérieure du génitophore chez la femelle est nue et présente seulement quelques

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saillies mamelonnées. Chez le mâle, ail contraire, il donne insertion, par sa circonférence équatoriale, à des expansions rameuses très remarquables ; les rameaux, au nombre de six, naissent par un tronc unique qui émerge perpendiculairement de la surface externe du génitophore. Le tronc qui constitue l’axe du rameau se présente jusqu’à l’extrémité opposée; il émet des ramifications par un seul de ses côtés. L’axe et les ramifications qui en émergent sont arrondis, jaunâtres et paraissent résistants ; ils vont diminuant progressivement de volume; leurs dernières divisions, tout en conservant la même couleur, paraissent être molles et comme gélatineuses. On n’v distingue aux plus forts grossissements aucune trace de structure.

Les vaisseaux présentent une direction et des contours très variables: tantôt on les voit épanouis horizontalement, rigides jusque dans leurs derniers ramuscules et formant comme un éventail; tantôt au contraire ils sont repliés en arrière de la couronne du pavillon et comme couchés le long du corps ; dans la figure ils sont encore épanouis, mais moins rigides; leur axe central présente des contours qui sont plus ou moins prononcés. Ces rameaux sont parfois réunis et rapprochés comme les baguettes d’un fuseau.

M. le Dr Dounon a fait suivre ces détails anatomiques de considérations très remarquables, sur la physiologie des organes décrits ; nous renvoyons au mémoire original de l’auteur ceux de nos lecteurs qui seraient désireux de les connaître. Néanmoins nous ne pouvons passer sous silence les détails qui suivent, parce qu’ils montrent d’une façon précise comment agissent ces parasites. « On les voit réunis en grand nombre sur un même point; les mâles paraissent plus rares que les femelles. Ils sont fixés sur la muqueuse par leur bouche, tandis que le reste du corps est couché plus ou moins obliquement. Leur fixation est très intime, on les voit rarement détachés, sans qu’ils entraînent à leur bouche un fragment qui appartient certainement à la muqueuse. On ne peut pas y reconnaître des éléments de celle-ci, parce qu’ils sont obscurcis tant par le sang qui y est infiltré et dont on retrouve les globules plus ou moins altérés, que par de nombreuses granulations pigmentaires. Cet animal a le pouvoir, comme tous les parasites qui vivent dans l’intestin, d’exercer une aspiration énergique ; le vide qu’elle produit a une puissance assez grande

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