CHAPITRE XX. — EXAMEN MICROSCOPIQUE DES EAUX. 7oi
crête garnie de cirrhes plus vigoureux (Y. Parasites des organes génitaux de la femme).
Les Kolpodes sont des infusoires très communs et assez petits ; on les trouve dans presque toutes les eaux stagnantes, et ils apparaissent rapidement dans les infusions végétales. Ils sont ovalaires et, au lieu de la crête buccale des Bursariens , ont la lèvre inférieure ciliée.
Parmi les Euchéliens , nous ne citerons que le genre Glaucoma , dont la bouche est latérale et munie de deux lèvres vibratiles. Le Glaucoma scintillans se développe rapidement dans les infusions végétales (fig. 474).
Les Colépiens (Ehrenberg) forment une classe tout à fait particulière dans les Infusoires. Ils ont une forme symétrique dont le corps est protégé par une cuirasse. A l’encontre de ce que l’on observe pour les autres infusoires, cette cuirasse survit à l’animalcule, et on la retrouve dans le dépôt abandonné par l’eau qui a contenu des Coleps ; elle est percée d’un grand nombre de petits trous par lesquels passent les cils de l’animalcule. La bouche, à l’ex¬
trémité antérieure du corps, est entourée d’une couronne de cils.
Outre les Infusoires on trouve encore dans les eaux stagnantes des êtres microscopiques appelés Rhizopodes. Ils se présentent sous l’aspect d'amas gélatineux, de forme variable, qui ont la propriété de se déplacer, de se déformer et d’émettre des prolongements. C’est à l’aide de ces formations successives qu’ils englobent les corpuscules qui peuvent servir à leur nourriture. Ce sont des Amibes. Ils n’ont ni bouche, ni anus, ni tube digestif. Deux amibes qui se rencontrent peuvent se confondre et ne plus former qu’un être unique; de même, si un amibe est sectionné accidentellement en deux parties, chacune d’elles se comporte comme s’il n’était rien arrivé. Quelques espèces sont plus élevées en organisation et émettent des prolongements rétractiles que l’on appelle des pseudopodes. Lorsque ces expansions tentaculiformes se rencontrent, elles se soudent enlre
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
elles et forment autour" de la masse centrale un réseau dans les mailles glutineuses duquel s’invisquent les corpuscules qui servent à leur nourriture. Ceux-ci sont entraînés par un courant vers la masse centrale; des courants marchant en sens inverse vont du centre vers les pseudopodes. Les Amibes appartiennent aux Réticu-
Fig. 476 et 477. — Amæba princeps. — Deux, formes successives du même animal qui a
absorbé deux granules verts et une diatomée.
lariés, qui renferment des types plus parfaits, qui sont renfermés dans une sorte de coque percée d’un orifice par lequel passe une sorte de tentacule, qui émet à son tour des pseudopodes. A un moment donné le tentacule et les pseudopodes rentrent dans la coque.
On trouve encore souvent dans les mares et sur les plantes aquatiques des Radiolariés , qui sont caractérisés par la présence d’une vésicule contractile faisant souvent hernie en dehors; de la
masse centrale partent en rayonnant un certain nombre de pseudopodes. Les Actinophrys donnent une idée exacte de ce groupe. Lorsqu’un infusoire vient à rencontrer l’une de ces expansions, il y reste