‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 64 sur 451 · CHAPITRE II. — ÉLÉMENTS ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — ÉLÉMENTS ANATOMIQUES

Iule. — On en peut reconnaître trois systèmes principaux :

1° Les stries sont circulaires et concentriques par rapport à la cavité de la cellule. — On en constate l’existence dans l’épaisseur de la paroi, par des coupes transversales (fig. 38).

2° Les plans de cellulose sont étendus radialement de la face interne à la face externe de la membrane cellulaire. Elles déterminent alors dans l'épaisseur de la paroi des stries radiales et à la surface de cette paroi des stries longitudinales.

3° Enfin on peut observer un système de plans obliques par rapport aux faces de la paroi, sur lesquelles ils déterminent la formation de stries coupant sous des angles variés les stries longitudinales.

Les deux derniers systèmes de stries se rencontrent fréquemment réunis dans la même paroi cellulaire. De l’entrecroisement de ces plans de cellulose résulte alors une division de l’épaisseur de la membrane cellulaire en prismes, et l’apparition à la surface de cette membrane de figures losangiques variables de forme avec l’obliquité des plans les uns sur les autres.

l':tu«ie. * — On examine d’abord la surface des cellules afin de se rendre compte de la disposition des stries des deux derniers systèmes mentionnés plus haut. On fait ensuite des coupes minces à travers les parois afin de constater, s’il y a lieu, la présence des stries concentriques. On rencontre quelques cellules dans lesquelles les trois systèmes de stries se trouvent réunis. Leur examen est assez difficile.

Lorsqu’on examine des sections pratiquées sur des parois épaisses, il est bon de se tenir en garde contre un accident de préparation qui se présente fréquemment lorsque le rasoir dont on fait usage n’est pas parfaitement aiguisé: Le rasoir détermine dans ce cas des stries accidentelles qu’il ne faut pas confondre avec les précédentes. Il est d’ailleurs facile d’éviter cette erreur. — Les stries produites accidentellement sont plus déliées que les stries vraies d’accroissement ; leurs limites sont également plus arrêtées, et ne présentent pas ce passage graduel que l’on trouve toujours entre les parties obscures et brillantes dans les zones d’accroissement. — Il suffit d’ailleurs de quelque habitude du microscope pour ne point

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

se laisser abuser par l’accident de préparation que nous signalons.

Les couches d’accroissement des parois cellulaires ne se présentent pas toujours avec netteté. Pour les mieux mettre en évidence, on peut employer les substances colorantes (carmin, hématoxyline). Les couches de densité différente absorbant inégalement ces matières, on verra les stries se dessiner plus nettement.

L’emploi des acides et des alcalis fait avec ménagement permettra également de faire apparaître les stries dans des parois où elles étaient peu visibles. — Enfin il ne faut pas oublier que l’emploi de l’eau comme véhicule dans l’observation de ces stries peut avoir pour résultat de les faire disparaître ; l’eau hydrate les couches qui le sont peu, et rend la paroi homogène.

Sujets d’études. — Les stries se rencontrent dans presque toutes les parois cellulaires dès qu’elles ont acquis un certain degré d’épaississement. — Nous ne citerons donc que quelques exemples qui nous paraissent plus particulièrement intéressants.

On trouvera des couches concentriques très nettes dans les cellules libériennes du tubercule de Dahlia variabilis (fig. 38)

ainsi que dans les fibres de sclérenchyme répandues en si grand nombre dans certaines écorces, et particulièrement dans les écorces des quinquinas jaune et rouge.

Les cellules rameuses que l’on trouve dans les feuilles du Camellia japonica (fig. 33), les fibres des Pirws, etc., offrent des stries rayonnantes d'une observation facile sur les coupes transversales de leurs parois. Enfin, les cellules libériennes de la feuille du Hoya carnosa , celles des Apocynées, les poils des Opuntiées , et de diverses autres plantes sont de bons exemples pour l’étude des divers systèmes de stries obliques et concentriques. On pourra, pour l’examen des stries longitudinales, choisir les fibres de Lin et de Chanvre. ( Voir fig. 33.) Vues en surface, surtout après traitement par la potasse, ces fibres

Fig. 38. — Cellule sclérenchymateuse.

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