‹ Guide de l'élève et du practicien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscopeChapitre 97 sur 451 · CHAPITRE IV. — TISSUS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — TISSUS

ration amenée par les tractions qu’opère le tissu voisin en se développant.

C’est ainsi que se forment les lacunes des feuilles des tiges et des racines de la plupart des Gypéracées et des Graminées, celles des feuilles des Sparganium , Typha , bis pseudo-acorus, etc. Les lacunes axiles de la tige des Equisetum, celles des tiges dites fistuleuses des Ombellifères, des Composées, des Labiées, celles des feuilles et des pétioles des Allium , A sphodelus, etc., reconnaissent une même origine. Ces divers exemples montrent combien sont répandues ces sortes de cavités. La coupe transversale d’un entre-nœud développé d ' Equisetum palustre que nous reproduisons (fig.97) montre un exemple curieux de formation d’une de ces lacunes par destruction de tissu. On voit encore en r et t la coupe de quelques vaisseaux, débris d’un faisceau en partie détruit. Cette destruction de tissu se répétant pour chaque faisceau détermine la formation d’une série de lacunes qui correspondent chacune à l’une des cannelures de la tige.

Les canaux et les lacunes qui se forment dans la masse des tissus ne servent pas toujours au transport de l’air. Il peut arriver que certaines cellules du tissu, venant à se spécialiser, deviennent le siège d’une sécrétion dont les produits se déversent dans les cavités voisines qui jouent alors le rôle de réservoirs. Comme pour les cavités aérifères, il faut ici établir une distinction entre les cavités qui résultent d’une simple dissociation de tissu, ce sont les canaux résineux , et celles qui succèdent à une dilacération accompagnée généralement de résorption des cellules sécrétantes ; ce sont les réservoirs lacuneux. Nous allons étudier successivement ces deux formations.

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